EUROPE : VOTEZ NON AU REFERENDUM, OUI A L' EUROPE

NON A UNE EUROPE NEOLIBERALE : OUI A UNE EUROPE DURABLE SOCIALEMENT, ECONOMIQUEMENT DANS UN ENVIRONNEMENT PROTEGE, VOTONS NON AU REFERENDUM SUR LE PROJET DE TRAITE EUROPEEN

18 janvier 2006

Soyez jeunes, soyez jetables !


Ca y est : Villepin ressort une nouvelle forme de “CIP jeune”, un contrat discriminatoire pour tous les moins de 26 ans...
Le "contrat nouvelle embauche" va être étendu à tous les jeunes.
Jusque là, il l'était pour les entreprises de moins de 20 salariés...(une population d'environ 4,5 millions de salariés concernés)
Maintenant, il le sera pour TOUS les jeunes de moins de 26 ans.
L'employeur pourra, contre les conventions internationales de l'Oit, contre la déclaration européenne des droits de l'homme, contre le Code du travail,
licencier tous les jeunes SANS MOTIF pendant les deux premières années, et il se verra, en récompense, exonéré de cotisations sociales pendant trois ans !
Soyez jeunes, soyez jetables !
Soyez jeunes soyez corvéables !
Moins de 26 ans, on vous donne des chances de trouver un boulot jetable à la place du CDI de papa...
Moins de 26 ans, apprêtez vous à être plus précaires que les précaires d'avant : même plus de CDD, pas de terme à votre contrat, le patron pourra vous virer du jour au lendemain, chaque jour pendant deux fois 365 jours...
Pas de procédure, pas de motif : si vous déplaisez, dehors !
Ne vous syndiquez surtout plus ! Plus de délégué du personnel, plus de syndiqué dans la restauration rapide, plus moyen défendre vos droits de protester pour les heures supplémentaires imposées et non payés, sinon  dehors !
Jeunes femmes ne tombez pas enceintes avant 26 ans...
Ne refusez pas de rester le soir si votre patron vous le demande... Ne refusez plus de lui servir le café, il peut vous virez pour ça sans avoir à en rendre compte...
Jeunes, apprenez à ne pas défendre votre droit du travail, il n'est plus pour vous, avant 26 ans...
Quand vous serez domptés et éduqués, Villepin étendra cela à tous les salariés, ce sera plus sur : parallèlement, il fait ré écrire le code du travail de 3151 articles en 38 chapitres, et il fera adopter le nouveau "code"  à droits dégradés par ordonnances en mai prochain,
Et parallèlement, il restreint l'inspection du travail...
Jeunes, laissez vous faire et vous ferez un bond d'un siècle en arrière !
Gérard Filoche  (“Démocratie & socialisme” 0607481167)



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06 janvier 2006

A quoi sert la synthèse ?

Déclaration de
Jean-Jacques Chavigné,
Marc Dolez,
Gérard Filoche
Collectifs Force militantes pour la Démocratie et le Socialisme

A quoi sert la synthèse ?
Pourquoi la direction du Parti Socialiste ne se bat-elle contre l’accord de l’OMC signé à Hong Kong ?

La synthèse du Mans, nous avait-on affirmé, était une victoire de la gauche du Parti Socialiste qui avait amené la motion de François Hollande à modifier sa ligne politique sociale libérale.
L’intégration d’amendements venus, pour l’essentiel, de la motion 5 (NPS) devait, en effet, permettre que change la ligne du parti aussi bien sur la  mondialisation, l’Europe que sur le projet socialiste pour la France.

L’épreuve de la pratique montre, malheureusement, au moins en ce qui concerne les négociations de l’OMC et donc la mondialisation, que la direction du Parti Socialiste n’a pas bougé d’un pouce de sa ligne sociale libérale. C’est la ligne du Parti Socialiste Européen, celle du directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce, Pascal Lamy, qui reste la norme.

Le soi-disant compromis réalisé à Hong Kong est  un marché de dupes

Les concessions faites à l’agriculture des pays pauvres n’ont que très peu de consistance. Par contre, les concessions des pays du Sud sont bien réelles. Les multinationales des pays riches pourront, après Hong Kong, imposer plus facilement leurs services et leurs productions industrielles aux pays non développés. Ils pourront plus facilement, également, piller les ressources naturelles de ces pays.
Contrairement à la Conférence de Cancun en 2003, les Etats-Unis et l’Union européenne ont réussi à diviser les pays du Sud et à leur imposer cette défaite.
Le Medef salue l’accord de Hong Kong qu’il considère comme « un pas en avant dans la bonne direction ». En revanche, la Confédération Européenne des Syndicats (CES) estime que l’accord de Hong-Kong « rate son objectif fondamental, celui du développement et de l’emploi décent ».
Les conséquences catastrophiques de l’accord de Hong-Kong sont facilement identifiables aussi bien dans le domaine de l’agriculture que dans celui des produits non industriels.

L’Agriculture

Trois décisions ressortent du « compromis » passé à Hong Kong.

La première décision concerne, d’ici 2013, la fin des subventions à l’exportation pour les produits agricoles des pays riches.
Mais les subventions à l’exportation de l’UE ne représentent, aujourd’hui, que 3,5 % des subventions à l’agriculture européenne. Les autres sont des subventions qualifiées d’ « internes » mais qui, en fait, protègent les « produits sensibles » comme le lait et les céréales et sont autant d’aides à l’exportation.
Les pratiques des USA ne sont guère différentes. La réalité des aides à l’exportation n’a donc pas grand-chose à voir avec les fictions européennes et américaines.
Mais cela ne suffit pas pour l’OMC : le paragraphe 3 de la déclaration de Hong Kong précise que la date de 2013 « ne sera confirmée qu’au moment de l’achèvement des modalités ». La concession accordée aux pays du Sud est non seulement dérisoire mais elle est aussi aléatoire.

La deuxième décision concerne la suppression des aides aux producteurs de coton du sud des Etats-Unis.
La fin des subventions à l’exportation pour le coton américain relève du même scénario que les autres aides à l’exportation de produits agricoles. 90 % des subventions accordés aux 25 000 producteurs américains sont, en effet,  considérées comme des subventions à la production. 10 % seulement du total des subventions sont censées être des subventions à l’exportation. Comment penser, dans de telles conditions, que le coton africain  (qui pourrait être compétitif car constitué d’excellentes fibres naturelles) pourrait rivaliser avec le coton américain sur les marchés mondiaux et - comme l’affirment sans rire nombre de commentateurs - sur le marché américain lui-même ? Des millions de petits producteurs de coton africain restent, ainsi, condamnés à la ruine et à la famine.

La troisième décision a trait à la possibilité pour les pays les moins avancés (PMA) d’exporter 97 % de leurs produits vers les pays riches sans acquitter de droits de douane ni respecter de quotas ».
Mais la différence de productivité entre ces pays et les pays industrialisés est telle que cela ne présente aucun danger pour les pays riches. Seuls quelques produits pourraient s’avérer compétitifs (riz, sucre, textile…) mais l’accord signé à Hong Kong a complètement vidé cet concession de son contenu en permettant aux pays riches d’écarter 3 % des produits des PMA de ce dispositif. Ces 3 % sont, en effet, amplement suffisant pour barrer la route aux quelques produits qui, malgré la différence de productivité, pourraient encore rester compétitifs.

Il faut ajouter à ces trois décisions que les pays pauvres pourraient disposer du droit de protéger les produits qu’elles considèrent d’une importance vitale et leur sécurité alimentaire. Mais il s’agit là d’une promesse que rien n’est venu concrétiser : les modalités en sont encore à négocier.

Les produits non agricoles

Les accords prévoient une formule unique de réduction des droits de douane. Cette réduction affecte tous les produits. Cette formule unique ne prend pas en considération le développement d’un pays et la nature des productions que ce pays vaudrait protéger. Elle ne prendra en compte que le niveau des tarifs douaniers afin de les « écrêter ». Ainsi, pays riches et pays pauvres seront soumis à la même règle. C’est une forme d’égalité : celle qui règne dans la jungle où la fourmi et le tamanoir subissent la même loi…
Les pays du Sud ne pourront donc plus protéger leurs entreprises industrielles. Là encore la différence de productivité est telle que des dizaines de milliers d’entreprises de ces pays ne pourront pas supporter la concurrence des firmes multinationales et devront fermer leurs portes avec toutes les conséquences prévisibles sur l’emploi de millions de personnes.

L’ouverture des marchés concerne non seulement les produits industriels mais également les ressources naturelles : les minéraux comme les forêts ou la pêche. L’hypocrisie des pays riches atteint là un sommet : à quoi bon Kyoto ou Montréal si la forêt amazonienne est offerte aux appétits des multinationales ?


Les règles de l’OMC priment sur toutes les autres règles internationales

Les règles de l’Oms, de l’Unesco, de l’Oit n’ont jamais été prises en considération lors des négociations de Hong Kong.
Comme le souligne la Confédération Européenne des Syndicats (CES) « une nouvelle fois, les gouvernements ont refusé une référence à l’Organisation international du travail (OIT) et aux droits sociaux et normes du travail.  La violation des droits fondamentaux, civils, politiques et sociaux, n’est toujours pas reconnue comme une violation de l’ordre politique internationale et donc des accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ».


Le développement sacrifié au commerce international

Le Bureau National du Parti Socialiste, dans un communiqué du  6 décembre 2005 (12 jours avant la signature de l’accord de Hong Kong), avait exprimé ce qu’il attendait de cet accord : « mettre le commerce international au service du développement ».
C’est exactement l’inverse qui s’est produit : l’accord signé à Hong Kong sacrifie le développement des pays pauvres au commerce international et plus exactement aux intérêts des multinationale américaines, européennes et japonaises.

Alors, pourquoi ce silence médiatique ? Pourquoi cette discrétion totalement irresponsable  alors que  sont en jeu l’avenir des peuples de la planète et plus concrètement  la vie de millions d’habitants des pays du Sud ? Pourquoi la direction du Parti Socialiste ne s’indigne-t-elle pas du contenu de cet accord si contraire aux souhaits qu’elle avait exprimé ? Pourquoi n’exige-t-elle pas que le Parti Socialiste Européen désavoue le blairiste Peter Mandelson, le commissaire européen ultra-libéral qui représentait les 25 pays de l’Union européenne lors de cette négociation  ?

La prochaine bataille !

Harlem Désir, secrétaire national à la mondialisation, s’est exprimé sur les négociations de l’OMC, le 17 décembre 2005, la veille de la signature de l’accord. Le titre de son intervention était, sur le site du Parti Socialiste : « La prochaine bataille : imposer des normes sociales ».
On croit rêver ! C’est exactement ce que les sociaux démocrates ont seriné au cours des  20 années pendant lesquelles, alliés aux libéraux, ils ont permis que se construise l’Europe des capitaux et de la monnaie unique : « La prochaine fois, ce sera le tour de l’Europe  sociale…»
Avec cette méthode, les sociaux démocrates européens ont accepté la libre circulation des capitaux avec l’Acte unique de 1986, la monnaie unique et la Banque Centrale Européenne à Maastricht en 1992, le pacte de « stabilité » d’Amsterdam en 1997, l’élargissement sans approfondissement à Nice en 2001. Et, pendant que l’Europe libérale avançait à pas de géant, l’Europe politique et l’Europe sociale faisaient du sur-place.

Cette méthode qui consiste, à chaque étape, à accepter les diktats des libéraux sous prétexte de préparer la prochaine bataille a fait faillite dans la construction de l’Union européenne. Pourtant, en ne menant pas bataille contre l’accord de Hong Kong et ses conséquences désastreuses, c’est exactement la même méthode que la direction du Parti Socialiste met en ¦uvre face à la mondialisation libérale.

Nous subissons aujourd’hui les effets de la situation catastrophique dans laquelle cette méthode de construction a plongé l’Union européenne. Qui peut douter un seul instant que cette même méthode, appliquée à la mondialisation, pourrait ne pas conduire à une catastrophe de même nature mais d’une toute autre ampleur ?




 

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16 décembre 2005

BLOG OU VA LA CGT ?

ou_va_la_cgt

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04 décembre 2005

Lettre ouverte à un socialiste du non, par Raoul-Marc Jennar.

Lettre ouverte à un socialiste du non, par Raoul-Marc Jennar.

vendredi 2 décembre 2005. publié par, J. M. Hureau

 


Novembre 2005


Cher Camarade,

Oui, tu m’es cher parce que nous avons pendant des mois partagé la fraternité d’un combat commun qui nous a valu non seulement d’exprimer une même conviction, mais de subir aussi le dénigrement et l’insulte de ceux qui pensent différemment.

Comme des milliers d’autres, avec bon nombre de militants de gauche, membres ou non d’un parti politique, d’un syndicat ou d’une association, je me suis battu sans compter pour que soit rejeté le traité constitutionnel européen parce qu’il allait à l’encontre des valeurs qui définissent une société de solidarité et de justice. Comme des milliers d’autres, j’entends rester cohérent avec ma démarche et fidèle à mes convictions. Ce qui m’incite aujourd’hui à t’écrire.

Je le fais parce que, comme beaucoup d’autres qui se situent résolument dans la volonté de construire une société différente de celle que nous impose le néolibéralisme, je ne comprends pas. Comme beaucoup d’autres, j’attendais du congrès du PS la clarification. Et nous avons son contraire : la synthèse.

Si je peux comprendre que la hantise de la division guide les militants d’un parti, d’un syndicat ou d’une association, je ne comprends pas qu’elle prime sur la nécessité de choix clairs dont on a impérativement besoin en démocratie si on ne veut pas décevoir, si on ne veut pas démobiliser, si on veut éviter que les citoyennes et les citoyens se détournent de la chose publique.

Avec nous, tu as dit « non » à un projet de traité constitutionnel européen qui imposait durablement un projet de société caractérisé par le déclin des pratiques démocratiques, le rejet de la laïcité, la négation de l’autonomie de la femme, la primauté de l’économique sur le politique, la régression des droits sociaux, la disparition des services publics, l’abandon de la solidarité au profit de la compétition, le productivisme, la généralisation du dumping social et des précarités, l’aliénation définitive à l’OTAN.

Notre combat n’était pas une parenthèse qu’on puisse aujourd’hui refermer. Nous ne nous sommes pas battus pour qu’en fin de compte, l’effort premier soit de « dépasser » ce qui nous a opposés aux partisans de ce projet de société.

Nous attendions cette clarification de ton parti parce qu’il réunit des partisans de deux modèles de société différents, parce que nous espérions que le « tous ensemble » du non au néolibéralisme transcenderaient les allégeances particratiques, parce que nous espérions que la « rupture » tant évoquée à nos côtés du haut des estrades et des tribunes serait préférée à l’heure des choix sur une option décisive.

Nous l’attendions d’autant plus que nous gardons en mémoire les espérances déçues de 1981 et de 1997 et que nous espérions qu’enfin soient tirées les leçons du 21 avril 2002.

Nous ne comprenons pas qu’il puisse y avoir synthèse entre partisans et adversaires d’une Europe néolibérale. D’autant moins que l’affaire n’est pas réglée, que l’acte de décès du TCE n’a pas été délivré et que nombreux sont ceux en France (de Giscard à Lipietz) et ailleurs (la Commission européenne, la nouvelle chancelière d’Allemagne et bien d’autres chefs d’Etat et de gouvernement) qui entendent « ne pas renoncer à la Constitution ».

Voici donc réunis Pascal Lamy et Jean-Luc Mélenchon, Dominique Strauss Kahn et Henri Emmanuelli, Daniel Vaillant et Vincent Peillon, Ségolène Royal et Marie-Noëlle Lieneman !

Voici donc réunis les gardiens de l’ordre toujours prêts à limiter les libertés fondamentales et ceux qui s’en prétendaient les protecteurs.

L’ovation faite à Romano Prodi par un congrès enthousiaste, la bousculade des dirigeants pour se faire photographier à ses côtés en disent long sur la réalité du PS. Si on peut comprendre que toute la gauche radicale italienne se soit ralliée, sans illusion sur les perspectives antilibérales, au seul candidat susceptible de mettre fin à l’omniprésence berlusconienne, rien ne justifie un tel soutien en France. Romano Prodi, c’est le plus haut responsable de la stratégie de Lisbonne, de la proposition Bolkestein, de la levée du moratoire sur les OGM, du mandat ultralibéral pour négocier à l’OMC, d’un élargissement de l’UE qui renonce à toute forme d’harmonisation et organise la compétition entre les Européennes et les Européens. Prodi qui s’est réjoui du coup d’Etat contre Chavez avant d’apprendre qu’il avait échoué. Prodi qui était d’accord pour livrer à la CIA les informations confidentielles sur les citoyens européens se rendant aux USA. Prodi, qui fut pendant dix ans membre du bureau exécutif du groupe de Bildeberg, incarne à la perfection le néolibéralisme que les socialistes du « non » avaient déclaré vouloir combattre.

Nous avons le sentiment d’être lâchés. Nous avons l’impression qu’une fois de plus, nous avons eu tord de faire confiance à des socialistes.

Force est donc, Cher Camarade, d’acter que nos chemins désormais divergent.

Pour nous, à la gauche du PS, il faut maintenant tirer les conséquences de ce qui vient de se passer. Car le refus de la clarification entre responsables du PS est une clarification en soi. Il serait irresponsable d’entretenir l’illusion qu’une alternative au néolibéralisme soit possible avec une Aubry, une Royale, un Hollande, un Kouchner, un Lang ou un Strauss-Kahn et leurs nouveaux associés.

Il nous revient d’agir pour que notre « non » et tout ce dont il est porteur ne soit pas dissout dans les rivalités entre partis, syndicats ou associations. Il nous faut exiger l’unité à la gauche du PS. Cette unité que nous avons faite à la base, entre sympathisants et militants, mais aussi entre femmes et hommes sans attaches à un parti. Cette unité, qui a vu des militantes et des militants surmonter les divisions du siècle passé, qui a vu des citoyennes et des citoyens maîtriser les inquiétudes que peut susciter parfois le comportement des partis, qui a vu la fraternité en action pour que triomphe une cause juste, cette unité n’appartient à personne, à aucun parti, à aucun syndicat, à aucune association en particulier. Elle appartient à tous. Elle est notre bien commun. Elle est notre force.

A nous de nous en servir pour qu’émerge un mouvement antilibéral unitaire capable de traduire, dans les luttes comme dans les urnes, notre capacité à imposer l’alternance.

Raoul-Marc Jennar, chercheur auprès de l’Unité de Recherche, de Formation et d’Information sur la Globalisation (URFIG www.urfig.org), militant de gauche, signataire de « l’Appel des 200 ».



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27 novembre 2005

Télécharger le texte de la motion de synthèse

Retrouvez la newsletter à l'adresse suivante:
http://www.alternativesocialiste.net/bulkmail/news/view/110
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Motion de synthèse


 

                  

Un nouveau parti socialiste, pour une alternative socialiste

Jeudi 24 novembre 2005

Chers camarades,

Il appartient à chacun d’entre vous de se faire librement et en connaissance de cause son jugement. C’est pourquoi, maintenant qu’il est définitif nous vous adressons ci-joint le texte intégral de la motion de synthèse issu de la Commission des résolutions.

Télécharger le texte de la motion de synthèse Texte motion de synthèse

Télécharger l'annexe du texte Annexe a la motion de synthèse


               
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26 novembre 2005

" Aprés le "non" quelle Europe ? Pessac

L'Europe en débat au Festival du film d'histoiire de Pessac

Dans le cadre du festival international du film d'histoire,

dimanche 27 novembre à 16h,
sous le chapiteau des débats
place de la République à Pessac .

Susan GEORGE , vice-présidente d'ATTAC participera à un débat
" Aprés le "non" quelle Europe ?
Entrée gratuite "

Annonce de maurice VILMONT


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Communiqué : Gérard Filoche, samedi 26 novembre

Communiqué : Gérard Filoche, samedi 26 novembre

HIER vendredi soir, 25 novembre, à l’assemblée nationale,  la partie des membres du Conseil national élus sur la liste de la motion 5 qui étaient présents, ont exclu du bureau national les sortants qui n’avaient pas approuvé la prétendue “synthèse” du Mans : Marc Dolez, Gérard Filoche, Christian Paul, Thierry Mandon, Françoise Mesnard et il a été rappelé aux présents (Marc Dolez, Gérard Filoche, Eric Thouzeau, Catherine Touchefeu...) qu’ils avaient quelques jours pour choisir mais que le courant ne pouvait pas en tolérer davantage.

Nous étions venus, notamment Marc Dolez et moi pour expliquer notre position et interroger sur ce que pouvait être l’avenir de la gauche de ce parti, de “Nouveau parti socialiste –Alternative socialiste”. Pour toute réponse nous avons reçu des explications embarrassées, et inventées a posteriori pour justifier cette synthèse qui n’était et ne reste donc à nos yeux qu’un arrangement de façade. 

On nous a dit que tous nos amendements avaient été intégrés : ce n’est pas vrai, et nous le démontrerons en détail prochainement sur le fond. Nous n’avons reçu l’ultime version des amendements que le 25 novembre au matin, 5 jours après le congrès. Vous recevrez bientôt une critique politique sérieuse et argumentée de cette dernière et officielle version du texte aussi bien sur les questions de l’Europe, des institutions, de la rénovation du parti que sur les très importantes questions sociales. Les divergences qui restent sont majeures, en dépit des ré écritures “Canada dry” qui ont été effectuées y compris après le vote du congrès jusqu’à jeudi soir.
On nous a expliqué que la nécessité de faire synthèse découlait de la volonté de battre la droite en 2007 : jamais cet argument n’avait été invoqué avant le congrès. Jamais la perspective de la synthèse n’avait été débattue et encore moins admise en direction de Nps-As avant le congrès. Même dans l’AG de motion 5 au congrès, 80 % des délégués et militants présents y étaient hostiles, Cette synthèse a donc été imposée dans la nuit, au forcing. Et si l’argument c’est “pour ne pas faire l’impasse sur 2007” , il est sorti a posteriori, car c’est cette volonté qui nous motivait tous ensemble pour peser afin d’ancrer à gauche ce parti, et le mauvais compromis passé ne le permet pas. Gagner en 2007, battre la droite est possible, on le peut, on le doit, mais pour cela nous avons besoin d’un programme alternatif qui mobilise et unisse la gauche, la base de cette synthèse ne le facilite pas ! Si nous arrivons à unifier les socialistes et la gauche pour battre la droite, ce sera, non pas à cause mais en dépit de cette synthèse ! 
On nous a également dit : “ - c’est pour que les socialistes qui ont voté pour le “non” le 29 mai retrouvent leur place à Solférino”. Ah, ça non ! Ce n’est pas vrai non plus : et Marc Dolez et moi qui avons mené campagne sommes justement sanctionnés pour avoir fait campagne, en dépit de notre représentativité, de notre travail et de notre engagement constant.

C’était une expulsion claire et simple de Nps-As. De même que la décision de faire “synthèse” n’avait pas été démocratique et qu’elle avait été imposée aux forceps, de même la logique suivante est d’exclure ceux qui ne l’approuvent pas... Triste fin pour un courant que de rompre à la fois avec ses bases, son orientation et la majorité de ses militants. La conséquence de la synthèse, c’est l’expulsion des militants de gauche qui ne courbent pas l’échine devant elle :  s’il y avait un doute encore pour des camarades, les faits sont là, la cause est entendue, Nps est mort.

Nous estimons, d’après les mels, téléphones et contacts dans toutes les régions depuis une semaine, que 20 000 au moins des 25 000 militants qui ont voté Nps-As le 9 novembre sont choqués et ne se reconnaissent pas dans ce qui s’est passé : nous voulons retrouver ces militants. La synthèse n’a pas clarifié entre “socialisme d’accompagnement du libéralisme” et “socialisme de transformation sociale”, elle n’a pas tranché au fond sur l’Europe, ni sur les institutions ni sur les questions sociales, encore moins sur la rénovation du parti.
Nous nous adressons à cette majorité écrasante de ces militants qui ont été choqués et ne sentent pas bien du tout avec cette  “synthèse” a minima  : le combat que nous avons engagé est bien plus exigeant, et nous appelons donc à le poursuivre. 

Nous avons pris tous les contacts avec les amis d’Arnaud Montebourg, Thierry Mandon, Christian Paul et nous nous sommes rejoints samedi soir, dans le V° arrondissement après leur réunion au Sénat et après notre “vidage” de Nps-A, nous avons dressé un début de calendrier pour travailler en commun et nous le finaliserons en cours de semaine.
Nous appelons tous nos amis à une première réunion de réflexion le samedi 17 décembre de 10 h à 17 h (salle à l’assemblée nationale).
Nous avons convenu d’appeler prochainement a une grande initiative nationale car nous pensons pouvoir retrouver l’immense majorité du courant ex-Nps, motion 5, dans un combat qui n’aurait pas du passer par ce détour, qui aurait du se poursuivre avec vigueur, sans cette mauvaise synthèse. Les ambitions de notre motion étaient plus grandes, la dynamique de notre bataille pour tirer le bilan du 21 avril 2002 et du 29 mai 2005 était plus forte.

Gérard Filoche


Montebourg et ses partisans quittent le Nouveau PS
NOUVELOBS.COM | 26.11.05 | 11:22
Le co-fondateur du Nouveau Parti socialiste refuse la synthèse de son courant avec les autres au congrès du Mans.

Arnaud Montebourg n'accepte pas la synthèse. Le co-fondateur du Nouveau Parti socialiste (NPS) a décidé, avec ses amis, de quitter ce courant, par suite d'un désaccord sur l'opportunité de faire une synthèse entre les courants au congrès du Mans, a annoncé samedi 26 novembre le député Christian Paul.
La décision a été prise au terme d'une réunion nationale d'environ 70 partisans du député de Saône-et-Loire, vendredi soir, a précisé l'ancien secrétaire d'Etat à l'Outre-mer.

Pendant ce temps, les autres cadres du NPS étaient réunis séparément autour des trois autres chefs de file du courant, Vincent Peillon, Henri Emmanuelli et Benoît Hamon.
Rabais
"Depuis le petit matin blême du Mans", lorsqu'est intervenue une synthèse entre les motions des courant Hollande, Fabius et NPS, "personne ne peut plus considérer que le NPS peut sérieusement continuer", a déclaré Christian Paul à quelques journalistes.
Selon lui, "l'honneur commande de fermer la porte du NPS. Exit le NPS". "Ce n'est pas une scission, mais il y a un acte de décès qui s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche au Mans", a-t-il dit.
Christian Paul a estimé que "les militants voulaient une synthèse exigeante, pas une synthèse au rabais".



 
TF1.fr   -  PS : une commission de tous les  présidentiables.


Le premier secrétaire du PS a  indiqué samedi matin qu'Henri Emmanuelli serait chargé de finaliser le  projet pour la présidentielle de 2007. Une "commission du projet avec les  présidentiables" du parti sera aussi mise sur pied, en plus du secrétariat  national, dont la composition est attendue aujourd'hui

Après la synthèse le week-end dernier, le parti socialiste établissait samedi à La Défense son état-major en vue de la présidentielle de 2007. François Hollande, reconduit jeudi à la tête du parti avec près de 77% des voix, a annoncé devant le Conseil national la création d'une "commission du projet du parti pour 2007", dont il se réservera la présidence. Mais c'est à Henri Emmanuelli, figure du "non" au référendum, que le premier secrétaire du PS a confié "le soin de préparer des états généraux". Ainsi, en plus d'un secrétariat national d'une quarantaine de personnes, le parti se dotera d'une "commission du projet" de 12 membres. De quoi être "le reflet de ce que nous sommes", a précisé François Hollande.

Compte tenu des résultats des différents courants lors du vote des militants le 9 novembre, la commission comptera six membres issus de la majorité "hollandaise", trois Fabiusiens et trois membres du Nouveau parti socialiste (NPS). On y retrouve la plupart des présidentiables du PS. Ainsi, Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry, Jack Lang, Ségolène Royal, Elisabeth Guigou, Bertrand Delanoë, "plus François Rebsamen" représenteront le courant majoritaire. Laurent Fabius, Claude Bartolone et Jean-Luc Mélenchon y siègeront de même, qu'au nom du NPS, Vincent Peillon et Benoît Hamon en plus d'Henri Emmanuelli, selon le premier secrétaire.

Samedi matin, François Hollande avait annoncé que l'adoption du projet présidentiel devrait avoir lieu "sans doute" en mai 2006, et non en mars comme prévu initialement. Cette décision coïncidera donc avec la désignation des candidats du PS pour les prochaines législatives, en 2007. Le candidat à la présidentielle doit être désigné en novembre 2006, selon le calendrier validé le week-end dernier lors du congrès du Mans.

Montebourg quitte le NPS

La nouveau secrétariat national, annoncé samedi par  le premier secrétaire François Hollande, intègre tous les courants du parti et tous les présidentiables, à l'exception de Laurent Fabius qui n'était pas candidat. Dominique Strauss-Kahn prend en charge le secteur des élus, Jack Lang le développement du parti, Martine Aubry les affaires sociales. François Rebsamen, bras droit de François Hollande, pourrait laisser "les fédérations" -poste très prisés - à Kader Arif, jusqu'alors secrétaire national à la mondialisation.

Claude Bartolone, bras droit de Laurent Fabius, devrait retrouver le poste de secrétaire national à la Communication qu'il occupait avant de se faire évincer pendant la campagne référendaire. Le porte-parole du NPS et député européen Benoît Hamon deviendrait secrétaire national aux affaires européennes, a assuré Vincent Peillon, responsable du NPS, qui, selon François Hollande "n'a pas voulu" entrer lui-même dans l'exécutif. Le NPS pourrait obtenir sept postes.

Hostiles à la synthèse du Mans, faute d'avancée vers la VIe République, l'autre figure de proue du NPS, Arnaud Montebourg, et ses partisans ont décidé la dissidence vendredi dans la soirée.


François Hollande a nommé son "gouvernement" ce matin.
Il a intégré la plupart des "présidentiables" dans une commission en charge du projet pour 2007.

NOUVELOBS.COM (AP) | 26.11.05 | 11:42
A la suite au congrès du Mans du week-end dernier, François Hollande a décidé de constituer une nouvelle direction d'une "quarantaine" de membres, ainsi qu'une commission d'une "dizaine" de membres pilotée par Henri Emmanuelli pour boucler le projet du PS pour les élections de 2007, a-t-il annoncé samedi 26 novembre.
Pour constituer son secrétariat national ("gouvernement" du PS), François Hollande avait deux contraintes: remercier les fidèles qui ont soutenu sa motion et ouvrir la porte aux "fabiusiens" et au "Nouveau PS" qui l'ont rallié. Au terme des pourparlers qui se sont tenus cette semaine, la nouvelle direction devrait donc compter une "quarantaine" de membres, a annoncé le Premier secrétaire samedi.
"Tout le monde aura sa place", "on va se retrouver dans la direction avec un esprit de partage, de responsabilité", a-t-il déclaré à quelques journalistes à son arrivée à l'Espace Grande Arche de La Défense, près de Paris, où se tient le conseil national du PS. "Il y a de la place pour tout le monde".

Bartolone et Hamon

Concrètement, la direction du parti, le secrétariat national, sera composée d'une quarantaine de membres. Laurent Fabius n'a pas souhaité réintégrer cette instance, dont il avait été évincé en juin, mais son fidèle Claude Bartolone récupère le poste de secrétaire national à la communication. Au "NPS", Vincent Peillon et Henri Emmanuelli ne sont pas non plus sur la liste du "gouvernement" du PS, contrairement à Benoît Hamon, porte-parole du "NPS". Vincent Peillon "n'a pas voulu", a expliqué François Hollande.
Côté "hollandais", Martine Aubry reprend les questions sociales.

Grand promu, Kader Arif, actuel premier fédéral de Haute-Garonne et secrétaire national à la mondialisation, est propulsé au rôle de secrétaire national aux fédérations. Un poste jusqu'alors occupé par François Rebsamen, maire de Dijon et N2 sortant du PS.


A côté de la direction, François Hollande a décidé de constituer une commission du projet pluraliste d'une dizaine de membres, qui sera placée sous la responsabilité d'Henri Emmanuelli ("NPS"). Côté "hollandais", cette commission sera composée de François Hollande, Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et de l'ancienne "troïka" Martine Aubry-Dominique Strauss-Kahn-Jack Lang. Coté minoritaires, outre Henri Emmanuelli, elle accueillera Laurent Fabius, Claude Bartolone et Vincent Peillon. La plupart des "présidentiables" en feront donc partie.

En mai 2006 et non en mars

Enfin, le patron du PS a annoncé que le projet du PS sera "sans doute" bouclé en mai 2006, et non en mars comme initialement prévu, afin de le faire coïncider avec la désignation des candidats du parti pour les législatives de 2007. François Hollande a précisé que la commission du projet constituée samedi serait simplement chargée de rédiger un texte "plus ramassé", car les "grandes orientations" figurent déjà dans le texte commun issu du congrès du Mans.
"Le projet est quasiment fait. Il faut le hiérarchiser, le compléter, le préciser, l'évaluer et organiser un débat, une consultation et ça ce sera Henri Emmanuelli qui en aura la charge", a conclu François Hollande. (AP)



 

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25 novembre 2005

MOTION DE SYNTHESE, NPS

 

Motion de synthèse


 

                  

Un nouveau parti socialiste, pour une alternative socialiste

Jeudi 24 novembre 2005

Chers camarades,

Il appartient à chacun d’entre vous de se faire librement et en connaissance de cause son jugement. C’est pourquoi, maintenant qu’il est définitif nous vous adressons ci-joint le texte intégral de la motion de synthèse issu de la Commission des résolutions.

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Posté par Jean_Robert Bos à 20:35 - APRES LE CONGRES DU MANS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Discours prononcé au congrès du Mans : Jean-Luc Mélenchon

http://www.jean-luc-melenchon.fr

Jean-Luc Mélenchon :  Merci ! (Mouvements…) C’est bon, on s’est compris ! Quoi qu’il nous en coûte, je crois qu’il faut nous donner tout le temps une chance de se comprendre. Pour ma part, je m’en ferai un devoir. C’est mon treizième congrès socialiste mais  je n’ai pas l’impression que ce soit le plus facile. Quand je suis arrivé, je ne savais pas sur quel ton j’entrerai dans ce congrès. Bien sur, on nous demande dès qu’on arrive : « Alors la synthèse…, vous la faites ou pas » Il faut le temps si ça doit se faire, non ? Un congrès, c’est à cuisson douce. Mais que  dois-je  faire cette fois-ci ?

J’ai vu comme tout le monde la délégation qui était devant la porte, et j’ai fait comme la plupart d’entre vous qui ne sommes pas d’ici : je suis allé toucher les mains et discuter un peu pour comprendre. Alors on s’est parlé. Et puis, je m’avance vers un gars de la CGT, il a mon âge. Je me dis : on va se comprendre. Je le regarde dans les yeux et je lui dis : « Alors qu’est-ce que je dois faire ici ? » Parce que je sais très bien en arrivant, que si on s’entend ici, on va dire : « Alors, tout ça pour ça ! ». Et si on sort et qu’on ne s’est pas entendu : « Décidément, vous ne comprenez rien ! » Qu’est-ce qu’il faut faire ? Et le gars me dit : « Sortez-nous quelque chose de là-dedans, sinon on est marrons ! »  J’ai ma feuille de route, je ne barguigne* pas, j’ai compris.

L’ETAT D’URGENCE POLITIQUE

Car je sens d’instinct quelque chose dont je ne trouve pas toujours les mots. Quelque chose que dans notre texte nous avons appelé l’état d’urgence avant que cela devienne l’appellation d’une loi que vous connaissez. Ce quelque chose nous fait sentir que notre vieux et tumultueux pays est entré de nouveau dans une de ces ères de grandes turbulences qui sont les refrains de notre histoire.

Je parle de cet Etat d’urgence, celui que, par une phrase d’un français exécrable dont je suis le responsable, notre texte décrit comme étant celui où « tous les curseurs de crise entrent en zone rouge. ». C’est bien davantage que la loi de Sarkozy.

Cette loi d’urgence de Sarkozy, c’est d’abord une loi d’aubaine. Avons-nous besoin d’une seule preuve à ce sujet ? Alors, qu’on nous dise ce que vient faire comme réponse aux émeutes urbaines l’abaissement de l’apprentissage à 14 ans. Quel rapport ? Cela aggravera les choses ! Je crois que depuis cette tribune, je parle en notre nom à tous, quand je dis : si nous revenons, nous abolirons cette décision inique. En France, l’âge de la scolarité obligatoire, c’est 16 ans pour tous les jeunes et pas seulement pour certains. Cette loi c’est une loi de provocation. Moi, quand on me parle d’une loi de 1955, j’ai l’âge qui me permet de faire des comparaisons, et cela me permet de savoir que les lois d’exception, les lois d’urgence n’ont jamais rien réglé, nulle part ! C’est l’égoïsme social, c’est l’ethnicisation des conflits qui empêchent qu’on puisse vivre ensemble.

La droite a rompu toutes les digues idéologiques, c’est pourquoi aussi la situation est si grave. Car, ne nous y trompons pas, il en reste désormais quelque chose partout. Je ne vise pas seulement les injures qui ont été prononcées. Si ce n’était que des injures, on dirait : on voit bien comment à droite ils provoquent et entretiennent le désordre, pour ensuite apparaître comme ceux qui veulent le réparer. Du producteur au consommateur, en quelque sorte. Mais nous avons aussi entendu remettre en cause le Droit du sol à Mayotte, à La Réunion. Et bien, nous nous accrocherons becs et ongles pour défendre le droit du sol et le droit républicain à être libre et français, quand on a touché le sol de France. Honte aux fauteurs de haine qui, à la Réunion, proposent même des tests ADN pour vérifier la paternité des enfants qui ont été reconnus par des pères étrangers ! Car,voilà pourtant ce qu’ont osé proposer des élus UMP.

Tenons compte du fait que cette pression idéologique nous est d’abord destinée. Ils voudraient que nous reculions. Je l’ai vu l’autre jour au Sénat quand ce Garde des Sceaux nous disait s’agissant des violences et des incendies–: « On vous connaît la gauche ! Vous passez vite de la compréhension à l’approbation ! » Il espérait qu’on vienne aussitôt japper en cadence, pour dire « Pas nous ! Pas nous ! Réprimez ! Allez-y. »

Parce que nous, bien sûr, on ne peut pas être d’accord avec les  violences, les voitures, les gymnases qui brûlent. On ne peut pas être d’accord. Qui peut l’être ? Mais ce qu’ils veulent, c’est que nous taisant sur un point, nous nous taisions sur tout. Qu’il n’y ai plus de parti pour porter la voix des humiliés et des discriminés. Et bien même face à la pire des violences, celle qui peut nous choquer le plus, souvenons-nous du message de Jean Jaurès, « la cruauté des rebelles est comme une marque des vieilles servitudes qu’ils ont endurées. » Souvenons-nous Gracus Baboeuf qui, le premier avait compris que pour que la République s’accomplisse, il fallait qu’elle soit le socialisme : « Les insurgés sont éduqués à la cruauté par leurs maîtres ». Ce qu’ils veulent, en fait, à droite, c’est criminaliser toute action populaire. Pour cela, bien sûr, ils prennent par le bout qui leur semble le mieux faciliter la démonstration.

C’est pourquoi je crois aussi là parler en notre nom à tous, en disant à José Bové : « ami, il y a ici beaucoup de gens qui ne t’approuvent pas, et il y en a d’autres qui t’approuvent. Mais tu n’as pas à craindre de m’avoir appelé pour que la question soit posée au congrès du Parti. Il n’y a pas un socialiste qui soit d’accord pour que tu ailles en prison parce que tu as défendu par ton action syndicale ce que tu crois juste. »

Enfin, ce qui est pire que tout dans ce contexte, c’est de les voir se dandiner avec le mot République. Ils rétablissent l’ordre, et ils rajoutent « Républicain ». On ne parle de République que dans le bruit des mousquetons et le vacarme des escadrons. Mais enfin ! L’ordre républicain est incompatible avec le désordre libéral ! La République est l’extension du champ de l’égalité. Si vous voulez rétablir l’ordre républicain, détruisez le désordre libéral.

S’il y a eu quelque chose de républicain pendant ces heures si dures dans ces banlieues dans lesquelles tant d’entre nous sont élus, où tant d’entre nous militent, s’il y a quelqu’un qu’il faut saluer, ce n’est pas seulement les pompiers, les policiers, les éducateurs, bien sûr qu’ils le méritent, les élus, cela va de soi, c’est le peuple lui-même qui est descendu dans ses rues et qui a refusé la guerre ethnique, la guerre raciale, la guerre religieuse à laquelle on le poussait. La ferveur républicaine du peuple français a été attestée par la façon dont, en définitive, la situation a tourné.

 

DE L’UNION DES GAUCHES A L’UNION POPULAIRE

Ce peuple, c’est notre point d’appui. J’en viens donc facilement  à l’idée suivante : face à l’état d’urgence, plus que jamais, il est nécessaire que se construise une union des gauches. Naturellement, je parle de cette union politique entre des partis politiques. Nous en  connaissons l’importance et je crois que nous la voulons tous. Elle doit être sans exclusive . Cela pour une raison :  personne à gauche ne doit être émancipé d’avoir à répondre à la question de savoir ce qu’il fait des voix qu’il sollicite dans le peuple ; Les stérilise-t-il pour constater seulement  l’accroissement de l’audience de telle ou telle théorie ? Ou bien pousse-t-il à ce qu’elle vienne s’adjoindre pour mener le grand combat de la gauche, pour changer la vie, c’est-à-dire pour gouverner ? Cette question, il faut la poser à tout le monde, y compris à l’extrême gauche.

L’union politique est une condition du combat social lui-même. Sans l’union, qui vient en quelque sorte tresser ensemble les fils des actions sociales, l’énergie se disperse, elle est perdue. Mais l’union aussi nous éduque, nous rééduque, nous transforme mutuellement. Mais ce n’est pas tout. L’union dont je parle doit nous permettre d’inventer quelque chose qui permette de faire venir du terrain la transformation sociale. On n’a pas assez mesuré ce que cela nous a coûté, en dépit de nos efforts, de ne pas avoir ce mouvement d’allers et retours entre l’action gouvernementale et l’action populaire. Le moment est donc venu d’imaginer cette nouvelle union populaire qui implique le peuple lui-même. Il en a montré l’extraordinaire capacité, dans son investissement intellectuel dans la compréhension et la discussion du traité constitutionnel, puis ensuite dans la manière magnifique avec laquelle il a protégé ses enfants dans les banlieues, pendant qu’il était provoqué de toutes les façons possibles par la droite. Il faut une nouvelle union populaire qui vienne du peuple, qui parle au peuple, qui éduque le peuple et qui permette au peuple d’éduquer ceux qui le gouvernent, c’est-à-dire qu’il faut gouverner autrement.

NOUVELLE DONNE POUR LA CONSTITUTION EUROPEENNE

Enfin, je viens à la dernière question, celle qui a posé le plus de problèmes entre nous. J’ai écouté tout ce qui s’est dit à ce sujet à cette tribune. Je crois pouvoir dire que sur la question de la Constitution européenne, nous avons dorénavant les moyens de dépasser ce qui nous a opposé. Pour la raison suivante : plus personne ne nie que cette question sera posée à celui ou à celle qui aura à gouverner notre pays, à le présider au lendemain de 2007. Et j’ai entendu dire à la tribune que, tous, nous serions naturellement prêts à porter la phrase qui compte. Non pas par ce qu’elle nous réconcilie entre nous-mêmes, cela est toujours possible dans une famille, mais parce qu’elle nous réconcilie avec toute la gauche. La phrase qui compte, c’est celle qui dit : « si le Président ou la Présidente de la République vient de nos rangs, alors la France ne signera pas la Constitution européenne ».

Si vous le voulez, si vous l’acceptez, alors je me dis content, et je proclame: on peut tourner la page. Naturellement, cela a d’immenses conséquences et au moins une à laquelle que demande que réfléchisse chacun de ceux et de celles qui auraient le cas échéant à porter nos destins. Si nous ne signons pas, alors il faut faire ce qui est nécessaire, dès maintenant, avec nos camarades du Parti socialiste européen, pour que le processus de ratification s’interrompe, et qu’un nouveau processus constituant soit engagé. Sur ce nouveau processus constituant, nous pouvons nous retrouver. Il parle au peuple. Tout le monde comprend. Et nous sortons tous par le haut de cette affaire. Nous avons des alliés. Déjà parmi les Verts, cette proposition a été adoptée. Je sais qu’elle fait débat parmi les communistes. Non, nous ne sommes pas isolés.

Cette fois-ci, je finis. Camarades, avec beaucoup d’autres, je crois que les vertus républicaines et socialistes du peuple français ne peuvent s’épanouir sans qu’elles soient encouragées par nos appels et notre pratique, mais plus encore par le fait qu’elles confient à leur patrie républicaine, un horizon commun. La construction européenne, l’émergence d’une grande nation fédérale mise dans la main de chacun et à portée du bulletin de vote de chacun à égalité est cet horizon de dépassement. Il est conforme à l’universalisme républicain des Français. Il reste notre cause.

Voilà. L’histoire hésite. Je ne sais pas si j’ai trouvé les mots pour essayer d’en convaincre. Je sens qu’elle vacille. Je suis sûr d’une chose, avec de la volonté, on arrive a percer un passage. De toute façon, vous avez dans vos rangs le nombre de rebelles disponibles pour le faire.

http://www.jean-luc-melenchon.fr



Posté par Jean_Robert Bos à 00:31 - APRES LE CONGRES DU MANS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

ALTERNATIVE SOCIALISTE

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Amendements du NPS à la synthèse [21-11]


Les délégués du NPS au congrès du Mans avaient mandaté nos représentants à la Commission des résolutions pour qu'ils défendent nos positions et engagent les discussions avec les autres motions à la suite d’un vote dont nous rappelons le résultat : 4 contre, 9 abstentions et 127 pour (il y avait 140 délégués).

               
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Intervention de Henri Emmanuelli

Répondre à la double exigence du rassemblement et d’une politique claire et volontariste n’est pas, après des mois de discussion, voire d’affrontements, une chose facile. Pourtant, mes chers camarades, il faut s’y essayer pour rendre espoir au peuple de gauche, il faut s’y essayer pour rendre espoir à la France.

               
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Intervention de Pascal Cherki

 

Si déjà de ce congrès nous pouvions adresser à l’ensemble des salariés de ce pays un message clair, « oui, la gauche se prononce sans ambiguïté, sans ambages, pour l’abrogation de toutes les lois antisociales de la droite, je pense déjà mes chers camarades, que nous aurions fait franchir un premier pas à notre parti.

               
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Intervention de Germinal Peiro

 

 

N’oublions jamais que nous militons pour servir. Oui, pour servir la cause d’une humanité plus solidaire et plus fraternelle.

               
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Intervention de Benoît Hamon

Ils attendent de nous, mes chers camarades, et le NPS y est prêt, et le NPS servira cette logique, que nous disions une chose simple derrière notre projet, derrière une orientation frontale face à la droite et face au libéralisme, ils attendent que nous disions : nous, les socialistes.

               
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Intervention de Vincent Peillon

Voilà les quatre propositions que nous avons faites, celles sur lesquelles nous débattons aujourd’hui avec le Premier secrétaire, avec Laurent Fabius, et nous irons jusqu’au bout de la nuit pour faite que cette victoire soit la victoire de tous les socialistes et demain la victoire du peuple français !

               
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Intervention de Françoise Castex

Le peuple de gauche français et européen doit entendre que l’impuissance politique n’existe pas pour une ambition socialiste forte d’une Europe plus juste et plus solidaire.

               
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Intervention de David Assouline

Ce que je dis, et qu’on doit arrêter de se tirer des balles dans le pied, et cela doit changer, parce que ce sera notre honneur dans toutes les fédérations de France.

               
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Intervention de Arnaud Montebourg

Le projet social dont nous sommes porteurs, le projet laïc dont nous sommes porteurs, passera par la VIe République.

Chers camarades, je crois que c’est le moment de la saisir, de la prendre et de travailler tous ensemble au changement pas seulement de politique, mais de changer la politique.

 

               
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Intervention de Marc Dolez

Nous serons à la hauteur de la situation historique dans laquelle nous sommes et nous pourrons faire en sorte qu’à nouveau le Parti socialiste porte l’espérance pour que vive le socialisme et que vive la gauche.

               
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Posté par Jean_Robert Bos à 00:21 - APRES LE CONGRES DU MANS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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