EUROPE : VOTEZ NON AU REFERENDUM, OUI A L' EUROPE

NON A UNE EUROPE NEOLIBERALE : OUI A UNE EUROPE DURABLE SOCIALEMENT, ECONOMIQUEMENT DANS UN ENVIRONNEMENT PROTEGE, VOTONS NON AU REFERENDUM SUR LE PROJET DE TRAITE EUROPEEN

12 avril 2006

APRES LE 10 AVRIL

COMMUNIQUE DES 12 ORGANISATIONS SYNDICALES

10 avril 2006

UNEF, CE, UNL, FIDL, CFDT, CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA


Après plus de deux mois d'intenses mobilisations pour obtenir le retrait du
CPE, les organisations syndicales de lycéens, d'étudiants et de salariés, se
félicitent de la décision enfin annoncée de faire disparaître le CPE de la
loi.

C'est un authentique succès à mettre à l'actif de la détermination, de la
persévérance et de l'unité d¹action du mouvement.

Les organisations syndicales appellent les étudiants, les lycéens et les
salariés à marquer comme il convient ce résultat de leur action.

Elles restent vigilantes jusqu'à ce que la loi destinée à faire disparaître
le CPE soit effectivement votée et promulguée, les actions décidées pour le
11 avril s¹inscrivent dans ce cadre.

Ce succès remporté sur le CPE donnera à tous la confiance et la dynamique
nécessaires pour permettre  que les questions de l'emploi des jeunes, de la
formation et de la précarité du travail trouvent rapidement des réponses,
ainsi que les questions posées par toutes les organisations syndicales
concernant le Contrat Nouvelles Embauches.

Elles demandent que soient créées les conditions pour que les étudiants et
lycéens ne soient pas pénalisés. Cela vise notamment  les examens, les
rattrapages éducatifs, les bourses, les élections étudiantes et aux CROUS. A
chaque fois que nécessaire, des négociations avec les organisations,
lycéennes, étudiantes et les personnels de l'Education doivent être menées.

Avec ce remarquable résultat, le syndicalisme par sa mobilisation et sa
détermination pour le retrait du CPE a fait preuve de son efficacité et de
sa responsabilité.



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Dans certaines universités,
des irréductibles espèrent un second souffle de la mobilisation

LE MONDE | 11.04.06 | 14h18  €  Mis à jour le 11.04.06 | 14h18


L'affaire paraissait entendue pour Yannick Vallée, premier vice-président de
la Conférence des présidents d'université : "Le CPE est retiré, les cours
vont pouvoir reprendre." Mais la mobilisation persistait, mardi 11 avril,
même si la reprise des cours a été votée dans certaines universités. Lundi,
le ministère de l'éducation nationale faisait état de 32 universités
perturbées - dont cinq fermées ou bloquées -, sur les 62 établissements
situés dans des académies qui ne sont pas en vacances.

Sur le terrain, les étudiants oscillent entre l'envie de poursuivre le
mouvement et celle de reprendre leurs études. Aux avant-postes du mouvement,
la coordination nationale, réunie à Lyon-II, les 8 et 9 avril, veut
continuer jusqu'à la satisfaction de ses revendications : retrait de
l'intégralité de la loi sur l'égalité des chances et du contrat nouvelles
embauches (CNE). Elle a appelé à une journée de mobilisation, mardi.

Dans son sillage, une partie des étudiants veut encore y croire. C'est le
cas à Paris-III (Censier), qui a voté la reconduction de la grève et le
blocage, lundi. Même détermination à Bordeaux-III, dans une académie
également en vacances. "Le CPE n'est qu'un point minime de nos
revendications, assure une étudiante en deuxième année de lettres modernes.
On n'envisage pas de reprise des cours et s'il le faut nous empêcherons les
examens." Dans d'autres universités, on sent bien que le retrait du CPE
compromet la mobilisation. "On va continuer toute cette semaine avec chaque
jour des actions fortes, explique Julien Vialard, de l'université de
Poitiers. Mais il est très probable que les cours reprennent à l'issue des
vacances."


"RADICALISONS-NOUS !"

A l'université Lille-III, dans les locaux associatifs, des étudiants en
archéologie, en lettres et en histoire estiment que rien n'a changé après
l'intervention du premier ministre : "Sauf qu'une moitié d'entre nous est
contente d'avoir fait bouger le gouvernement, et l'autre moitié est déçue de
ne pas avoir plus." Le mouvement est-il divisé ? "Non, nous sommes tous
persuadés que le combat continue. C'est l'ensemble de la loi sur l'égalité
des chances qui doit être retirée, pas le seul article 8."

Certains antiblocages sont là, mais n'osent pas se présenter ainsi. L'un
d'eux, désabusé, se justifie : "Je me suis fait huer systématiquement. Je
suis contre le CPE, mais désireux de reprendre les cours." Lors de l'ultime
assemblée générale de la journée, lundi, il intervient pour élargir le débat
aux travailleurs, aux chômeurs, aux précaires : "Vous présentez les actions
dures à venir, mais vous ne voulez pas d'abord débattre de la nouvelle
situation ?" "Quelle nouvelle situation ?", lui réplique-t-on. Une ouvrière
de la métallurgie lui explique que la lutte touche désormais tout le pays :
"Je gagne 1 000 euros par mois et je travaille depuis trente ans."

En haut de l'amphi, le président de l'université, Jean-Claude Dupas, est
venu prendre la température, avant de fermer son établissement pour la nuit.
A Lille-III, les étudiants ont refusé de voter pour ou contre le déblocage.
En revanche, à Lille-II, la reprise des cours a été votée à une très courte
majorité : 826 pour, 806 contre.

A Rennes-I, depuis deux mois, des étudiants demandaient un scrutin avec une
présentation de la carte d'étudiant plutôt que l'"antidémocratique" vote à
main levée. Lundi, ils l'ont enfin obtenu : 2 348 étudiants se sont
prononcés contre le blocage, tandis que 1 994 votaient pour. Les cours
devraient reprendre mercredi. "Le blocage, c'était drôle la première
semaine, mais cela a trop duré, confie une étudiante en sciences de
l'éducation. Les grévistes ont eu ce qu'ils voulaient, alors il faut
reprendre les cours avant qu'il ne soit trop tard. Je me suis fait traiter
de facho alors que je ne suis pas à droite."

Au terme d'un débat houleux, les étudiants de Lyon-II ont également voté la
levée du blocage du campus de Bron, lundi. Depuis le 8 mars, aucun cours
n'avait pu avoir lieu. De 2 000 à 2 500 étudiants se sont massés dans la
halle des sports, pour discuter de la suite de leur mouvement.

Pour les irréductibles, la mobilisation doit se poursuivre, afin d'obtenir
le retrait total de la loi sur l'égalité des chances et du CNE.
"Radicalisons-nous ! Il faut faire péter ce putain de gouvernement",
s'enflamme une jeune fille à la tribune. Un étudiant, qui s'est présenté
comme socialiste, est, lui aussi, très remonté : "Le CPE, c'est la goutte
d'eau qui a fait déborder le vase. Mais même avec son retrait, le vase reste
plein. Si ça se trouve, la nouvelle proposition du gouvernement sera pire.
Et pour nous faire exploiter après 26 ans, il restera le CNE ! Tous
ensemble, nous ferons encore reculer le gouvernement. Ne soyons pas
égoïstes." Un étudiant en histoire, qui se définit comme proche des
anarchistes, jette ses dernières forces pour convaincre les indécis : "C'est
dans vingt ans, quand vos enfants vous demanderont ce que vous avez fait
pour lutter contre cette précarisation, que vous ne pourrez plus vous
regarder dans une glace."


Martine Laronche avec Geoffroy Deffrennes (à Lille), Sophie Landrin (à
Lyon), et Even Vallerie (à Rennes)
Article paru dans l'édition du 12.04.06


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LE PARISIEN


Thibault promet « un 1 e r mai de victoire »


«ON A le sourire des vainqueurs ». La mine réjouie de Maryse Dumas,
secrétaire confédérale de la CGT, en disait long sur l'état d'esprit qui
animait, hier soir, les représentants des différentes organisations
syndicales, étudiantes et lycéennes, à l'issue de leur huitième réunion.

Fiers de leur unité, le moral gonflé à bloc, ils veulent maintenir la
pression et rester vigilants. Pas question de baisser les bras avant « que
la loi destinée à faire disparaître le CPE soit effectivement votée et
promulguée ». Et d'ores et déjà, les syndicats annoncent d'autres combats.

Dans leur ligne de mire : le contrat nouvelles embauches. « Il faut
reconsidérer le sort réservé aux salariés embauchés en CNE, » commentait
Bernard Thibault, le patron de la CGT, promettant d'ores et déjà « un 1 e r
mai de victoire ». « On s'est concentré sur le CPE, relève Alain Olive,
secrétaire confédéral de l'Unsa. Mais est-ce en enlevant des garanties
essentielles autour du travail qu'on crée de l'emploi ? Je pense que non. »


Une base très remontée

Autre cheval de bataille : l'avenir des jeunes. « Il est urgent de se mettre
autour d'une table sur la question des jeunes, a déclaré Jacques Voisin,
patron de la CFTC. On doit leur préparer un autre avenir que celui que le
pays leur propose aujourd'hui. » Même son de cloche dans les rangs de la
CFE-CGC qui, par la voix de Jean-Marc Icard, réclame qu'il y ait enfin « une
adéquation entre formation et emploi » en France.

Les jeunes, c'est justement vers eux que la France est désormais tournée.
Les représentants des syndicats étudiants ou lycéens ont tous salué hier une
victoire dont ils s'attribuent peu ou prou l'aspect « exceptionnel ». Mais
la « vigilance » prônée par leurs aînés apparaît un peu tiède pour le leader
du syndicat étudiant le plus engagé dans la bataille, l'Unef.

Pour ne pas trahir une « base » très remontée sur le terrain, Bruno Julliard
a préféré appeler à « maintenir la pression jusqu'au vote par le Parlement
de l'article remplaçant le CPE ». Et les représentants des syndicats
lycéens, Tristan Rouquier pour la Fidl et Karl Stoeckel pour l'UNL, se sont
alignés sur son point de vue. Il ne s'agit donc pas seulement d'être
vigilant, mais de continuer à bloquer les facs, à battre le pavé et
amonceler des poubelles devant l'entrée des lycées... « Si les jeunes le
souhaitent » a prudemment ajouté Julliard.

Seule la Fage et la Confédération étudiante ont estimé que le but était
atteint et qu'il était temps de retourner en cours. « Le CPE est mort, c'est
l'essentiel », a résumé hier Jean-François Martins, le président de la
Fédération des associations générales étudiantes, arrivée en tête aux
dernières élections du Crous. « Il faut arrêter de vendre du malaise au kilo
», s'est pour sa part agacée Julie Coudry, de la Confédération étudiante. «
L'issue de cette crise majeure démontre que l'action collective est une
force d'avenir... Une jeunesse s'est révélée, il ne faut pas qu'elle soit
pénalisée. »


Olivier Baccuzat et Florence Deguen
Le Parisien , mardi 11 avril 2006


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LE PARISIEN

« Maintenant, il faut rediscuter du CNE »
JEAN-CLAUDE MAILLY, secrétaire général de Force ouvrière



Q : Comment réagissez-vous à l'annonce de Dominique de Villepin ?

Jean-Claude Mailly. On est en sortie de crise. Bien entendu, nous sommes
satisfaits. Le coup de grâce est porté au CPE. Cela faisait trois mois qu'on
en demandait le retrait. C'est une victoire pour l'unité des syndicats et
des organisations lycéennes et étudiantes. Nous nous étions mis d'accord sur
une revendication : le retrait du CPE. L'objectif est donc atteint.

Q : Certaines universités restent bloquées...

Chacun est libre de prendre les positions qu'il veut.

Q : Que pensez-vous des nouvelles propositions de l'UMP ?

Le projet de loi qui se substitue à l'article 8 du CPE est une amélioration
des dispositifs existants. Que je sache, ces derniers ne dérogent pas au
Code du travail. C'est donc plutôt une bonne chose. Mais tout n'est pas
réglé pour autant.

Q : C'est-à-dire ?

Le CPE n'existe plus. Maintenant, il va falloir qu'on rediscute du CNE, dont
je rappelle qu'il est amené, de toute façon, à disparaître dans d'atroces
douleurs judiciaires. Il ne peut pas en être autrement. Car il est
impossible de régler les problèmes d'emploi en apportant comme seules
réponses la précarité, la flexibilité ou la remise en cause du contrat de
travail.

Q : Que proposez-vous ?

On veut transformer l'essai par les négociations et les discussions. Il va
falloir qu'on aborde sérieusement les problèmes d'emploi, de précarité et
d'insertion professionnelle. Nous demandons donc au patronat d'ouvrir des
négociations sur l'insertion des jeunes. Du côté des pouvoirs publics, nous
souhaitons également rencontrer Jean-Louis Borloo, le ministre de la
Cohésion sociale, et Gérard Larcher, le ministre délégué à l'Emploi, pour
évoquer avec eux la responsabilité de l'Etat en matière d'emploi des jeunes
et des dispositifs à mettre en place. Je pense notamment aux contrats aidés.
Il faut aussi que les pouvoirs publics discutent avec les organisations
étudiantes et lycéennes et leur fassent des propositions.


Propos recueillis par O.B.
Le Parisien , mardi 11 avril 2006


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LIBERATION

CPE
«Succès d'étape» pour les étudiants
Ils élargissent leurs revendications au CNE et à la loi sur l'immigration.

Par Marie-Joëlle GROS et Gilbert LAVAL
mardi 11 avril 2006
(à Toulouse)


Une «première victoire» ou un «succès d'étape», tout au plus. L'annonce hier
d'un «remplacement» du CPE n'a pas provoqué de hurlements de joie dans les
AG étudiantes. L'Union nationale lycéenne (UNL) a salué une «victoire
historique», mais sans appeler au déblocage des lycées. Echaudés par
l'exécutif, étudiants et lycéens n'ont «aucune confiance» dans ses annonces.
L'Unef a d'ailleurs appelé à «maintenir la pression, par le blocage des
universités s'il le faut, jusqu'au vote par le Parlement de la suppression
du CPE».

Colère.

Les étudiants attendent beaucoup plus. Dès leurs premiers jours de
mobilisation, ils ont associé l'abrogation du contrat nouvelles embauches
(CNE) à leurs revendications : «C'est la même logique, on ne peut pas
refuser l'un et accepter l'autre.» Ils savent que le CPE a permis «une unité
syndicale sans précédent», en cristallisant la colère de tous. Mais ce
«n'est qu'un article dans la loi sur l'égalité des chances», qu'ils
dénoncent intégralement. Parce qu'elle instaure l'apprentissage à 14 ans et
met fin à l'obligation scolaire jusqu'à 16 ans. Ou autorise le travail de
nuit pour les mineurs dès 15 ans et le contrôle de l'autorité parentale.
«C'est une loi digne du xixe siècle.»

Au cours de leurs débats-fleuves, les étudiants ont élargi très tôt leurs
revendications aux questions d'éducation : abrogation de la loi sur l'école
de François Fillon, qui pose les bases du socle commun tant décrié.
Rétablissement des postes aux concours d'enseignants, amputés de 30 % cette
année. Et discussions autour des lois sur l'immigration. Mieux qu'un
programme politique de gauche, les étudiants dénoncent tous les choix de
société opérés sous la présidence Chirac.

A Paris, pendant les vacances scolaires, la fac de Censier fait office de QG
francilien. Un «forum social universitaire» s'y tient toute la semaine.
Hier, dans un amphi bondé, les grévistes ont hué «un gouvernement illégitime
depuis la présidentielle de 2002», et réclamé sa démission. Leurs
enseignants en ont appelé à tous les partis d'opposition. «Maintenant, la
difficulté, c'est de garder le soutien de l'opinion en se battant pour
obtenir plus que la fin du CPE», résume une étudiante de
Paris-VIII-Saint-Denis. «Les gens sont bourrés de contradictions, ajoute une
fille de Censier. Ils en ont ras le bol de cette politique, et en même temps
ils ont peur d'un changement radical. C'est pourtant possible, les étudiants
ont ouvert une brèche. Il faut foncer !» Pour ceux de Poitiers, «quand 3
millions de gens descendent deux fois de suite dans les rues, ce n'est pas
seulement pour faire retirer un article de loi. C'est que la crise est bien
plus large».

A Toulouse, les étudiants ne se contenteront pas de miettes. Ils ont voté
hier la reconduction du blocage et de l'occupation de l'université des
sciences Paul-Sabatier. Un planning des opérations de la semaine circule. Au
micro, un étudiant rêve, sans être rabroué, d'une «grève générale pour
transformer la société». Les grévistes ont pu craindre avant l'AG un
ramollissement du mouvement. A 15 heures, ils sortent «plus remontés que
jamais». Mais contrairement à l'université des lettres, qui vient de
reconduire la grève, celle des sciences n'a pas une longue histoire de la
contestation. Ce sera, pour ces étudiants, «encore un cadeau de Villepin».

Balance.

Dans les jours qui viennent, l'échéance des examens et les appels renouvelés
des présidents d'université à reprendre les cours au plus vite vont
cependant peser lourd dans la balance. Les étudiants opposés aux blocages,
qu'ils soient pour ou contre le CPE, ont désormais plus de légitimité.
Membre de l'intersyndicale, la Confédération étudiante (proche de la CFDT) a
appelé dès hier à la réouverture des facs. Dans de nombreuses universités,
cette question a été débattue toute la journée d'hier. Mais peu d'entre
elles (dont Lyon-II, Saint-Etienne, Angers) avaient voté le déblocage total.
A la Sorbonne - qui doit rester fermée jusqu'à la rentrée, le 24 avril -,
les forces de police pourraient rapidement lever le camp.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=374112


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10 avril 2006

FLORILEGE DE REACTIONS SYNDICALES

FLORILEGE DE REACTIONS SYNDICALES
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Karl Stoeckel, le président de l'UNL:

Il salue "une victoire historique après une mobilisation historique" contre
le CPE, après l'annonce par Jacques Chirac du remplacement de ce contrat
"par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en
difficulté". "C'est une grande victoire du mouvement anti-CPE, historique
face à une attaque qui elle-même était historique contre les jeunes, car le
CPE faisait passer tous les jeunes par la case précarité, et après une
mobilisation elle aussi historique".
"C'est un message très fort lancé aux politiques par les syndicats : on ne
peut pas mépriser le mouvement social ni les étudiants ni les lycéens",
a-t-il ajouté, rappelant que l'unité syndicale avait été "solide pendant
plus de deux mois et n'a jamais été jamais remise en cause". Le responsable
lycéen a également jugé que ce recul du gouvernement constituait "un désaveu
plus global de sa politique".
"Aujourd'hui, il faut qu'on revienne sur les mesures imposées de la même
manière que le CPE", comme l'ensemble de la loi sur l'égalité des chances,
assurant qu'il demanderait que cette question soit mise à l'ordre du jour de
l'intersyndicale des Douze qui a mené la bataille contre le CPE et doit se
réunir ce lundi à 16H30. (lundi 10 avril, Déclaration)

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Tristan Rouquier, président de la Fédération indépendante et démocratique
lycéenne (FIDL):


Il appelle à "maintenir la mobilisation" tout en se déclarant "satisfait du
retrait du CPE".
"On est satisfait que le CPE soit retiré même si le mot n'est pas utilisé.
Mais dans l'immédiat, on maintient la mobilisation tant qu'on n'a pas
d'éclaircissement sur le nouveau texte". "On attend vraiment le texte qui va
remplacer le CPE.
On espère que ce ne sera pas un texte encore pire que le CPE. On veut un
texte qui aille dans le sens de l'intérêt des jeunes et qui soit construit
de façon tripartite entre le gouvernement, les entreprises et les
jeunes"."La mobilisation continue tant qu'on n'a pas de précisions sur le
nouveau texte". (lundi 10 avril, déclaration)

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Bruno Julliard, président de l'Unef:

Il déclare qu'il appelle à "maintenir la pression jusqu'au vote par le
Parlement" de l'article remplaçant le CPE, dont la suppression constitue
selon lui une "première victoire déterminante". "C'est une première victoire
déterminante pour les étudiants, qui sont en passe d'obtenir gain de cause
sur leur principale revendication, mais qui doit être confirmée par le vote
dans la semaine par le Parlement de la suppression du CPE". "Nous entendons
maintenir la pression jusqu'au vote au Parlement et on veut même une
pression forte toute la semaine". Constatant que "le Premier ministre vient
d'annoncer l'acte de décès du CPE", Bruno Julliard estime qu'"on aurait pu
arriver à cette situation bien plus tôt sans l'entêtement du gouvernement et
les tergiversations de toute cette semaine".
"Deux mois de grèves et de manifestations, d'unité entre salariés, étudiants
et lycéens ont permis de faire reculer le gouvernement", jugeant que
"d'autres questions ont été soulevées pendant la mobilisation" et "ne sont
pas réglées alors qu'elles sont importantes". Il cite "la loi sur l'Egalité
des chances", "le CNE" ou "l'insertion professionnelle des jeunes" mais
précise qu'il appartiendra "aux Assemblées générales dans les universités de
décider la poursuite ou non de la mobilisation sur d'autres revendications
et peut-être sous d'autres formes".(lundi 10 avril, déclaration)

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Jean-Michel Nathanson, porte-parole de l'union syndicale Solidaires:

"Le CPE est mort. On peut se féliciter de cette victoire du mouvement
social, obtenue grâce à l'unité des mouvements jeunesse et des syndicats".
Selon lui, il s'agit d'une "victoire pour tous ceux qui refusent la mise en
place des politiques néolibérales".
L'union syndicale critique les "mesures en faveur de l'insertion des jeunes
les plus en difficulté" annoncées par le Premier ministre.
"Au-delà même que ces mesures n'ont pas été discutées avec les organisations
syndicales, leur champ d'application est ambigu et demandera à être précisé.
De plus, il faudra être vigilant pour que, lors du débat parlementaire, ce
qui a été expulsé par la porte ne revienne pas par la fenêtre". Enfin "le
CNE et la loi sur 'l'égalité des chances' qui contient des dispositions
régressives comme l'apprentissage à 14 ans, le travail de nuit à partir de
15 ans et la suppression des allocations familiales, ne sont pas supprimés.
C'est dire que la mobilisation sociale reste toujours nécessaire".
Solidaires prendra "toute sa place dans les discussions et ferait des
propositions" sur la sécurisation des parcours professionnels, la précarité
et l'insertion des jeunes dans l'emploi, chantiers proposés par Dominique de
Villepin. (lundi 10 avril, communiqué)

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Gérard Aschieri, le secrétaire général de la FSU:

Il se félicite de la décision du président Chirac de remplacer le CPE par
"un dispositif d'aide à l'insertion des jeunes en difficulté" et il y voit
un "succès" du mouvement social.
"Le CPE est bel et bien retiré et c'est un succès réel pour le mouvement
social".
"Même si l'on peut regretter qu'il soit remplacé par un dispositif qui n'a
été négocié avec personne, curieuse façon de concevoir le dialogue social,
nous tenons là un vrai succès". "Cela va nous renforcer pour la suite car
tout n'est pas fini, au delà du CPE, restent la loi sur l'égalité des
chances et l'apprentissage à 14 ans et aussi le CNE, la loi Fillon même.
Nous allons mettre tout cela sur la table". (lundi 10 avril, Déclaration)

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François Chérèque, secrétaire général de la CFDT:

"L'objectif de retrait du CPE était atteint", même si il faut attendre de
connaître "le contenu détaillé de la nouvelle proposition de loi". Sur ce
point, "nous souhaitions qu'on reste sur un parcours d'insertion en faveur
des jeunes en difficulté et qu'on n'aille pas vers un autre contrat. Notre
sentiment est que ce souhait a été entendu". Il se prononce pour l'ouverture
"de consultations et de négociations pour que tous les jeunes aient accès à
l'emploi" et appelle "le patronat à prendre aussi ses responsabilités" à cet
égard. "L'objectif de la CFDT et de l'intersyndicale était d'obtenir le
retrait du CPE. Aujourd'hui on peut dire que cet objectif est atteint.
En effet, avec le remplacement de l'article 8 de la loi, le CPE va
disparaître de cette loi. Maintenant, la CFDT attend le contenu détaillé de
la proposition de loi et reste évidemment vigilante sur ce contenu". "Notre
souhait est qu'on reste sur des parcours d'insertion pour des jeunes en
difficulté et que bien sûr on n'aille pas vers d'autres contrats comme celui
qu'on a connu. Mais notre sentiment est que ce souhait devrait être entendu
par le gouvernement". Estimant que "l'unité syndicale forte des syndicats de
salariés et d'étudiants a été un élément déterminant de la réussite de cette
action", il souhaite que "cette unité syndicale contre une proposition du
gouvernement puisse devenir aussi une unité syndicale pour s'engager avec
une négociations avec le patronat". "Des échanges que j'ai eus avec tous mes
homologues syndicaux il semble que nous ayons la même appréciation sur la
décision de ce matin et la même vigilance sur la suite". "Nous allons
confronter notre vision de la situation avec les syndicats étudiants pour
avior une position commune sur cette fin de conflit". (lundi 10 avril,
déclaration)

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Alain Olive, le secrétaire général de l'Unsa:

"Le CPE n'existe plus. C'est une victoire incontestable et incontestée pour
ceux qui se battent depuis deux mois contre ce contrat dérogatoire au droit
du travail". On "aurait pu se dispenser de ce gâchis si on avait négocié
avant avec les partenaires sociaux". Il estime que le retrait du contrat
première embauche est "une victoire qui impose au syndicalisme de nouvelles
responsabilités", et que les syndicats doivent désormais "imposer" leur
réflexion, et "travailler à des propositions de réforme visant à transformer
notre modèle social". "Après plus de deux mois de mobilisation intense, les
douze organisations syndicales d'étudiants, de lycéens et de salariés
viennent de remporter une grande victoire". "De fait, le CPE, contrat
dérogatoire au code du Travail, n'existe plus". "Cette victoire a été
possible grâce à l'unité exemplaire des douze organisations syndicales
durant cette période. Cette unité reposait moins sur un accord total que sur
un rapport de force. Mais désormais se pose une question: que faire de cette
victoire?".
"Au-delà du refus du CPE", pour lui, "le syndicalisme doit désormais imposer
ses réflexions et travailler à des propositions de réforme visant à
transformer notre modèle social. Plus ces propositions seront communes, plus
elles seront fortes et crédibles". L'UNSA compte proposer à ses partenaires
syndicaux lors de la rencontre intersyndicale de "poursuivre le travail en
commun. De nouvelles responsabilités nous incombent, à nous de les assumer".
(lundi 10 avril, déclaration)

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Patrick Gonthier, le secrétaire général de l'Unsa-éducation:

Il se félicite du remplacement du CPE par un autre dispositif et affirmé
"enfin la raison a primé". "Le gouvernement a enfin senti la nécessité de
sortir de l'impasse. Après une confusion extrême et une tension maximale, la
raison a primé". "Le CPE va être définitivement rangé, définitivement
écarté. C'est un succès, un grand succès dû à l'unité syndicale maintenue et
la maîtrise constante de l'action depuis le début de la crise". (lundi 10
avril, déclaration)

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Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT:

Elle salue "le retrait" du CPE comme un "succès" de "l'action convergente
des salariés, étudiants et lycéens ainsi que de l'unité syndicale". "Le
changement de l'article de loi instituant le CPE consacre son retrait, c'est
ce que nous demandions, il disparaît. La CGT se félicite de l'authentique
succès ainsi remporté par l'action convergente des salariés, des étudiants
et des lycéens ainsi que de l'unité syndicale sans faille qui s'est exprimée
tout au long du mouvement"."Désormais nous attendons la promulgation de la
nouvelle loi très rapidement et nous montrerons vigilants de sorte que le
nouveau dispositif qui sera arrêté ne soit en rien dérogatoire au code du
travail". "Nous allons voir comment désormais poursuivre la mobilisation,
sous d'autres formes, notamment contre le contrat nouvelles embauches (CNE)
mais tout cela sera discuté cette après-midi dans le cadre de la réunion de
l'intersyndicale" qui se tient à 16H30. "Il convient en effet que nous
prenions la mesure, ensemble, du succès commun et que nous réfléchissions à
la façon de promouvoir les autres revendications, aux modes d'action les
plus appropriées pour le faire".
Interrogée sur la proposition du Premier ministre d'"engager une discussion
sans a priori avec les partenaires sociaux sur la sécurisation des parcours
professionnels, la précarité et l'insertion des jeunes dans l'emploi", elle
déclare: "il n'y a là rien de nouveau par rapport à ce qui avait été suggéré
le 12 décembre, donc nous verrons plus tard", une fois le processus
législatif d'effacement du CPE mené à son terme. Dans un communiqué intitulé
"victoire: retrait du CPE", la CGT souligne que "cette victoire donne
confiance pour trouver des solutions positives aux problèmes de la
précarité, de l'emploi des jeunes et de toutes les catégories de salariés".
(lundi 10 avril, déclaration)

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Jean-François Martins, président de la Fédération des associations générales
étudiantes (Fage):


Il se félicite du retrait du CPE, de "sa mort". "Quels que soient les mots,
il est retiré, il est mort et c'est une très bonne nouvelle". "C'était la
seule solution pour ramener le calme et l'apaisement sur les campus et pour
éclaircir l'avenir des jeunes, leur redonner l'espoir et d'autres
perspectives que la précarité. Le CPE est mort, c'est l'essentiel".
"Il faut maintenant engager un vrai débat sur la formation et l'emploi dans
toute leur globalité". (lundi 10 avril, déclaration)

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Jacques Voisin, président de la CFTC:

"Nous sommes satisfaits parce qu'il y a eu retrait du CPE, mais on reste
évidemment vigilants sur la proposition de loi" qui va être déposée en vue
de le remplacer. Ce retrait "est une très bonne chose, cela va dans le bon
sens, nous sommes prêts à entrer dans une démarche constructive pour
négocier un nouveau dispositif". (lundi 10 avril, déclaration)

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Bernard Van Craeynest, président de la CFE-CGC:

Il se félicite qu"'enfin le contrat première embauche" (CPE) soit "évacué"
mais demande que le nouveau dispositif prévu soit "clarifié", après
l'intervention du Premier ministre. "Bernard Van Craeynest, président de la
CFE-CGC, enregistre avec satisfaction les propos tenus ce matin par les
dirigeants de notre pays. Enfin, le contrat première embauche est évacué !".
"La proposition de loi déposée ce jour sur le bureau de l'Assemblée
nationale remplacera l'article 8 de la loi Égalité des chances. C'est là
l'essentiel.
Le dispositif prévu, centré sur l'insertion professionnelle des jeunes en
difficulté devra être clarifié". "La situation, enfin débloquée, doit
permettre aux jeunes lycéens et étudiants de reprendre dès aujourd'hui leurs
cours pour préparer leurs examens essentiels à la construction de leur
avenir". Il "rappelle que la CFE-CGC était ouverte au dialogue dès le 16
janvier (jour de l'annonce du dispositif par le Premier ministre, ndlr). Les
propositions d'amendements qu'elle a avancées ont été ignorées: que de temps
perdu !". "C'est toujours dans un esprit constructif que la CFE-CGC
dialoguera avec les pouvoirs exécutifs, législatifs et entre partenaires
sociaux pour vaincre le chômage dans notre pays". (lundi 10 avril,
communiqué)

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Jacky Dintinger, secrétaire général de la CFTC:

Il qualifie de "bonne nouvelle" l'annonce du retrait du CPE ajoutant que
"c'est ce que tout le monde attendait". Pour lui, "le temps est maintenant
venu de négocier réellement pour donner plus de sécurisation aux salariés".
"Maintenant qu'on peut sortir de la crise, on va voir comment on peut
négocier de nouveaux dispositifs associant davantage de flexibilité avec une
meilleure sécurisation des parcours professionnels". Selon lui, "pour
favoriser l'emploi des jeunes, il faut favoriser l'emploi tout court, et
pour cela il faut de la consommation, de la croissance, et la croissance se
bâtit sur la confiance et pas sur la précarité". (lundi 10 avril,
déclaration)

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Georges Dupon-Lahitte, président de la FCPE, principale fédération de
parents d'élèves:


"Mieux vaut tard que jamais !", s'est-il exclamé, ironisant sur la durée
nécessaire pour obtenir le retrait et y voyant "un système compliqué au
commun des mortels pour ne pas perdre la face".
"Cette victoire des jeunes correspond, j'espère, à une sortie de crise qui
permettra aux étudiants et lycéens de reprendre le travail et de rattraper
les cours". Il a jugé que "maintenant les organisations syndicales doivent
réfléchir à des formes de mobilisations sur des sujets qui ne sont pas
étroitement liés à la jeunesse".
"Ce sont d'abord des affaires d'adultes et de nous, parents", a-t-il
commenté, estimant que "ce serait une victoire de leur mobilisation que de
s'arrêter maintenant".
"A partir du moment où étudiants et lycéens se sont mobilisés contre le CPE,
il est important de leur dire qu'ils ont gagné, les jeunes doivent continuer
à agir mais il ne faut pas leur faire perdre de vue qu'ils ont gagné".
(Lundi 10 avril, déclaration)


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Paris, le 10 avril 2006.

Communiqué de presse de la Fédération SUD-Etudiant: Retrait du CPE, une
première victoire vers le retrait de la loi dite sur"l’égalité des >
chances” et du CNE.


La déclaration du Premier Ministre, Dominique De Villepin, annoncant le
remplacement (autrement dit le retrait) de l’article 8 du projet de loi
instaurant le CPE constitue une première victoire. La mobilisation massive
des jeunes, salariées, précaires et chômeurs/euses de ce pays a réussi à
arrêter le projet de  démantèlement du code du travail du gouvernement (en
permettant aux  employeurs de licencier sans motif un-e jeune de moins de
26ans pendant deux ans). Le remplacement de l’article 8 ne constitue pas
pour autant une réponse à  la hauteur de la lutte contre le chômage des
jeunes. Le CIVIS  et le contrat de professionalisation constituent un ènième
dispositif d’insertion des jeunes non qualifié-es avec peu de moyens (25
millions d’euros pour 2006 alors que les exonérations de charges sociales
coûtent 18  milliards d’euros par an).

Ce recul est une première étape vers le retrait de toute la  loi dite sur
"l’égalité des chances” et du CNE qu’exige la coordination nationale  de
Lyon du 8 et 9 avril 2006. Le Premier Ministre ne s’est pas prononcé dans
son intervention sur le retrait des autres mesures anti-sociales de “la loi
d’égalite des chances” telles que l’apprentissage des jeunes à partir de 14
ans et le travail de nuit à partir de  15 ans, mais aussi sur le retrait du
CNE. Par conséquent, nous devons poursuivre  la grève pour obtenir
satisfaction sur l’ensemble de nos revendications.

La Fédération des syndicats SUD-Etudiant soutient en ce sensl’appel de la
coordination nationale des étudiant-es, lycéen-nes, précaires et salarié-es
en  lutte de Lyon à poursuivre la mobilisation tout au long de la semaine:
- lundi 10 avril: journée nationale d’information,
- mardi 11 avril: journée nationale de manifestations décentralisées,
- mercredi 12 avril: journée nationale de blocage des gares, autoroutes et
axes stratégiques,
- jeudi 13 avril: journée nationale de manifestations décentralisées,
- vendredi 14 avril: journée nationale de mobilisation pour soutenir les
anti-cpe inculpé-es.

La Fédération des syndicats SUD-Etudiant exige le retrait de toute la loi
dite sur "l’égalité des chances” et du CNE, et soutient donc ’appel à la
grève générale reconductible des jeunes et salari-és de la coordination
nationale de Lyon comme seul moyen d’obtenir satisfaction sur toutes nos
revendications.

La Fédération SUD-Etudiant,
sud-etudiant@sud-etudiant.org


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Appel de la coordination nationale de Lyon du 8 et 9 avril 2006.


Les 3 millions de jeunes, de salariés du public et du privé, les sans-
papiers et tous les précaires qui ont manifesté et fait grève le 4 avril,
les nombreuses actions menées cette semaine témoignent de l’amplification du
mouvement contre la précarité et notamment contre le CNE et la Loi sur
l’égalité des chances (LEC). La mobilisation continue, bien que
l’intersyndicale n’ait pas encore annoncé de suites au 4 avril. Nous ne nous
sommes pas laissé tromper par les manoeuvres gouvernementales, qui visaient
uniquement à gagner du temps.

Si le gouvernement supprime la loi dite sur Egalité des Chances et le
CNE, ce sera une première victoire pour le mouvement. Cela montrera que le
rapport de force est en notre faveur. Il faudra alors profiter de la brèche
ouverte pour imposer, avec les salariés, les sans-papiers et les précaires,
nos autresrevendications. L’ensemble de la LEC (apprentissage à 14
ans,travail de nuit dès 15 ans, suppression des allocations familiales sous
des prétexte divers, stages dans la police et l’armée pour les jeunes
considérés comme de futurs délinquants...) constitue une attaque contre la
jeunesse, les pauvres et les travailleurs.

Mais nous refuserons toute manoeuvre du gouvernement qui viserait à
remplacer le CPE par un CPE bis réservé aux jeunes et marqué une nouvelle
fois du sceau de la précarité. De plus, nous ne croyons que ce que nous
voyons. Actuellement, loin d’être dénaturé, le CPE est entré en vigueur :
dans l’aménagement proposé par Chirac, le patron n’a toujours pas à
justifier le licenciement, mais simplement à en signaler la raison. La
période d’essai, même ramenée à un an, reste la promesse de la précarité à
vie : après le CNE et le CPE, le gouvernement nous prépare le Contrat de
Travail Unique.

Il n’y a pas de négociation possible sur ces bases, nous exigeons le
retrait total de la LEC et du CNE. La Coordination Nationale de Lyon
rappelle par ailleurs qu’au-delà de ces revendications, elle déplore tous
les projets allant dans le sens d’une accentuation de la précarité, et
notamment le projet de loi CESEDA qui considère les immigrés comme des êtres
humains jetables.

Persistant dans la brutalité caractéristique du gouvernement, le ministre
de l’éducation a décidé de mettre fin à la grève en usant de tous les moyens
à sa disposition : Chantage aux examens, fermetures administratives, des
facs et déblocages des lycées et des universités par la force. À cette
pression sur les étudiants les lycéens et les personnels, s’ajoute une
répression policière toujours plus massive. Le ministère annonce 5000
arrestations en fin de semaine. Les comparutions immédiates se multiplient
et aboutissent à des sanctions lourdes (TIG, amendes, prison ferme).

Nous dénonçons également la répression croissante des mouvements
sociaux, et exigeons l’amnistie de nos camarades inculpés. Ces attaques ne
font que renforcer notre détermination.

Nous voulons la réouverture des facs fermées administrativement,nous
exigeons que nul étudiant ou lycéen ne soit pénalisé d'aucune manière que ce
soit en raison du mouvement de contestation dans les lycées et universités.

Nous réaffirmons que le gouvernement, par son immobilisme et la stratégie de
pourrissement qu'il a adoptée, porte l'entière responsabilité de la
situation délicate que connaissent aujourd'hui les universités.

Dans ce contexte, nous demandons à la Conférence des Présidents
d'Université de s'assurer que les examens de second semestre ou de fin
d'année ne porteront pas sur des enseignements qui auraient été délivrés
pendant toute la période de mobilisation étudiante.

Pour le reste, nous affirmons la souveraineté des Assemblées Générales
locales qui, seules, sont aptes à discuter avec leur président d’université
des modalités d’examen.

Notre priorité absolue est de contribuer à la mobilisation des travailleurs
: c’est maintenant le moment d’y aller tous ensemble. Il faut convaincre
directement, par des diffusions de tracts, des discussions et des assemblées
générales jeunes/salariés que le seul moyen de gagner sur nos
revendications, c’est la grève générale reconductible.

Nous appelons les salariés à ne plus attendre un premier secteur qui se
mettrait en grève pour entraîner les autres : ce secteur, c’est la jeunesse
en lutte depuis deux mois. Dans cette perspective et pour franchir une
nouvelle étape dans la mobilisation, nous appelons les syndicats à rompre
immédiatement toute négociation et à appeler immédiatement à des
manifestations régionales et à la grève générale jusqu’à
satisfaction de nos revendications.

Les étudiants et lycéens mobilisés doivent donner confiance aux salariés.
Pour cela, il faut avant tout que le mouvement, la grève et les blocages se
poursuivent, même là où les vacances débutent. Il faut aussi multiplier les
actions communes avec les salariés et les équipes syndicales, sans oublier
les manifestations massives. Nous appelons donc dès maintenant les salariés
et leurs organisations à tenir des AG en vue d’élire des délégués pour la
prochaine Coordination Nationale Unitaire.

Le rapport de force que  nous construisons permet d’obtenir aussi des
victoires rapides sur le plan local. Nous soutiendrons toutes les
revendications des salariés et des précaires en lutte. Le mouvement que nous
construisons est capable, après des années de défaites, d’inverser la
balance, de changer le rapportde force : gagner sur nos revendications, en
finir avec ce gouvernement, c’est possible.

Avec l’aide des syndicats locaux qui y appellent déjà, nous ferons du 11
avril un succès.  Nous appelons dès maintenant les jeunes, les sans-papiers,
lesprécaires, les salariés et leurs organisations à manifester et à faire
grève à nouveau le 18 avril. Nous souhaitons que cette journée puisse donner
lieu à des débats et des AG unitaires où étudiants, salariés, sans-papiers
et précaires puissent ensemble se donner des perspectives de lutte.


Coordination nationale des étudiant-es,
lycéen-nes, précaires et salarié-es de Lyon.

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www.collectifdu29mai.org/


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www.collectifdu29mai.org/

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08 avril 2006

Que révèle la crise du CPE ?

Les Français sont viscéralement opposés au libéralisme » par MICHEL ONFRAY

Que révèle la crise du CPE ?
Michel Onfray. Que les Français sont viscéralement opposés au libéralisme. Le conflit actuel dépasse la question du CPE. Les Français n'ont aucun désir pour la formule libérale de

la mondialisation. Ils

ne refusent pas la flexibilité, mais ils voudraient qu'on paie cette acceptation par de

la sécurité. Les Français

veulent de la loi qui protège, de la République sociale, de l'Etat protecteur. Ce n'est pas la première fois qu'ils le disent. Qui a tiré les conclusions de Le Pen au deuxième tour et du non majoritaire au référendum sur la Constitution européenne ?

Cela dépasserait donc le conflit de générations ?
Oui, bien sûr. Même si c'est le CPE qui a cristallisé tout ce mouvement. La jeunesse ne refuse pas le monde comme il est, elle n'a pas l'air vraiment révolutionnaire avec son désir de trouver un travail sûr afin de gagner de l'argent pour pouvoir consommer ! Les jeunes veulent moins de brutalité libérale et un peu plus de tranquillité et de sûreté pour leur existence...

La flexibilité est-elle possible en France ?
Oui, si on assortit cette flexibilité nécessaire au monde de l'entreprise à une sécurité du travail, de l'emploi, des salaires. Donnant-donnant : les patrons peuvent compter avec la flexibilité, les employés avec la sécurité du travail.

Sommes-nous en déclin ?
Non, pas du tout. Il y a dans ce pays une foule de gens de valeur. Il y a également un peuple politisé qui en a assez de la politique politicienne mais qui souhaite un retour à la politique au sens noble du terme : des débats pour des projets de société. Le prétendu déclin, c'est la crise institutionnelle engendrée par la fin du règne de Chirac. La V e République avait été créée par de Gaulle dans l'esprit de l'intérêt collectif. La Constitution a été dévoyée depuis longtemps... Cela fait un quart de siècle que les présidents ont cassé la nation pour leurs petits intérêts personnels.

Voyez-vous un lien entre cette crise et les émeutes de banlieue ?
C'est le même mouvement sous une autre forme. Dans les deux cas, on entend la voix « d'individus-déchets » produits par le monde libéral. On voudrait les enfouir comme des déchets nucléaires. Attendre qu'ils se désactivent. Or ce sont à chaque fois des individus à qui on a dénié la dignité républicaine, l'existence citoyenne, sous prétexte qu'ils n'étaient pas blancs ou que leurs parents n'étaient pas français de souche.

Pensez-vous qu'on n'entend pas assez les intellectuels ?
Les intellectuels les plus exposés médiatiquement sont les plus complices du système libéral, droite et gauche confondues. Leur fort pouvoir d'achat n'a pas baissé lorsqu'on est passé du franc à l'euro et ils ont trouvé commode de payer avec la même monnaie leurs hôtels chics dans les capitales européennes. En fait, nombreux sont ceux qui ont plein de choses à dire. Mais on ne les invite jamais nulle part.

Vous êtes devenu philosophe grâce à l'école. Votre parcours serait-il possible aujourd'hui ?
Non. Aujourd'hui je n'aurais aucune chance. Mon père était ouvrier agricole, ma mère femme de ménage. De nos jours, un enfant des milieux modestes ne s'en sort plus par l'école. L'école a été trop affaiblie.

Vous militez pour la philosophie pour tous, est-ce possible ?
Oui, la preuve avec l'université populaire de Caen, créée avec des amis il y a trois ans, ouverte à tous et gratuite. Je fais cours chaque semaine devant plus de 500 personnes. La philosophie est une discipline qui permet de mieux vivre et de pouvoir être debout dans un monde où on nous demande trop souvent de ramper. Elle peut être l'occasion de créer la liberté pour le plus grand monde.

   
 

Propos recueillis par Nelly Terrier
  Le Parisien, jeudi 6 avril 2006

 
 

philosophe, auteur de « Contre-histoire de la   philosophie »
  Tomes 1 et 2, Ed. Grasset,



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03 avril 2006

MANIF BORDEAUX 4 AVRIL CONTRE CPE

Tract cpe_unitaire_30_03_06.pdf

Trois cars CGT sont affrétés depuis Arcachon pour se rendre à la manif dans les horaires suivants :

 

Gare d'Arcachon 8 h 30

Carrefour de Mariolan La Teste 8 h 40

Mairie de La Teste 8h50

Gare de La Hume 9h00

Mairie de Gujan  9h10

Mairie de Le Teich 9h20

Biganos château d'eau 9h30

Carrefour Marcheprime  9h40

Carrefour Pierroton  9h50

 

Des cars commandés par FO devraient circuler également avec une heure de décalage, mais je n'ai pas confirmation des heures exactes

 


SIGNEZ LA PETITION POUR LE RETRAIT DU CPE : JE SIGNE


Mobilisation générale
jusqu'au
retrait du CPE/CNE

DéclarationCGT_du_31032006.rtf

Tract_unitaire_pour_le_4_avril_2006.pdf


7 février : 400 000 en France ;
7 mars : 1 000 000
18 mars : 1 500 000
28 mars : 3 000 000
4 avril : encore plus fort

Déclaration_com_9_mars_2006.rtf
 

Mardi 4 avril
Tous en grève,11H30

ALLEES TOURNY

Revuedepresse.rtf

TractUnitaire19_me_4avril_.pdf


http://europe.canalblog.com/archives/cpe/index.html



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01 avril 2006

Par Bruno Julliard Président de l'UNEF.

Par Bruno Julliard Président de l'UNEF.

Ma génération est plongée dans un univers d'une violence inouïe dans lequel la peur du lendemain vient amputer le dynamisme naturel de l'âge. C'est, pour la jeunesse, la fin de l'insouciance. Non, il n'y a pas de démagogie, encore moins de populisme, à dire que nous sommes maltraités. L'école est passée de grand dessein national à celui de «goulet d'étranglement budgétaire». L'emploi, autrefois passage vers le monde adulte, est devenu une «chance», à tel point qu'il faudrait en accepter toutes les conditions, même les plus humiliantes. La culture et les loisirs, enfin, sont maintenant soumis à condition d'argent et existent en vue de satisfaire la seule soif du «je veux être», sous la dictature des marques et de la mode.

Désormais, il faut que le Premier ministre regarde de près la jeunesse de son pays. Elle a exprimé son profond malaise à plusieurs reprises ces derniers mois : lors de la crise des banlieues, lors de la mobilisation lycéenne contre la loi sur l'école, et aujourd'hui avec le mouvement contre le CPE.
Pensons un instant que les jeunes qui ont aujourd'hui 18 ans seront encore contraints de travailler en 2055, et qu'ils le feront le plus souvent pour survivre, car les pensions seront plus faibles. Désormais, aux deux bouts de l'âge adulte, nous sommes sommés non plus seulement de vivre avec le «risque» de précarité, mais de vivre de manière précaire. Souvent humiliés et toujours craintifs.
M. de Villepin justifie son action pour le CPE au nom de la «sauvegarde de notre modèle social». En résumé, et sans rire, on nous explique qu'il faut mettre fin à notre système pour mieux le sauvegarder. Voilà le coeur du problème : les mesures proposées constituent un recul quand une réforme devrait au contraire permettre de construire mieux et plus.
Au-delà de toute indignation morale, par-dessus tout sentiment de révolte, il est une chose insupportable pour le plus grand nombre : la France, comme la plupart des pays occidentaux, n'a jamais été aussi riche. Mais cette richesse n'a jamais été aussi mal répartie.

On nous présente la précarité comme une réalité qu'il faudrait légaliser pour que le droit se mette en règle avec l'économie. Mais pourquoi n'imagine-t-on plus que l'action politique et législative serve justement à enrayer un fléau plutôt que de l'étendre ? D'où vient ce contresens philosophique dans le pays des Lumières ? Car, faut-il le rappeler, être précaire  c'est-à-dire le plus souvent travailleur pauvre , c'est se voir entraver tout simplement le droit au bonheur. Qu'est-ce qui pousse un gouvernement à fragiliser les personnes ? L'idéologie ou bien le cynisme ? Au nom de quel intérêt général ? Entendre que les «jeunes ne veulent plus travailler» est insupportable quand on sait qu'en réalité ils ne souhaitent qu'une chose : travailler suffisamment pour pouvoir vivre pleinement. Est-ce une honte que de clamer que la vie doit être faite pour tous ? Est-ce un crime que de vouloir profiter de ce qui ne vous est donné qu'une seule fois ? Est-ce, enfin, irresponsable que de vouloir remettre en cause le primat du profit sur la vie humaine ?
M. de Villepin affirme qu'il veut «répondre aux angoisses de la jeunesse». C'est son rôle et sa fonction. L'Unef et les organisations syndicales de salariés sont prêtes à en discuter avec lui comme avec tous ceux qui décident, par la loi, de l'avenir du pays.
Mais il a voulu pour cela imposer une loi, le CPE, sans aucune discussion préalable avec les organisations concernées. Les syndicats, unanimes, sont opposés à la mesure ainsi qu'à la méthode choisie, tout comme l'opinion publique et une grande partie du patronat. Les jeunes, dans leur grande majorité, se sentent méprisés. Enfin, au bout d'un mois et demi de blocage, la stratégie de pourrissement est en train de menacer le principe même d'un dialogue pourtant indispensable.
Or une solution à ce conflit est possible. Regardons quels sont les problèmes.
La non-reconnaissance des diplômes et des qualifications sur le marché du travail conduit les jeunes à accepter des emplois de plus en plus précaires. L'ascenseur social que constituait l'école est en panne. La conséquence est une marginalisation des jeunes peu ou pas qualifiés, qui se retrouvent durablement exclus. Par conséquent, suivre des études n'est plus perçu par tout le monde comme un moyen d'émancipation et d'insertion. Parmi les plus qualifiés, seule l'élite a un avenir promis.
Le cumul des discriminations à la formation, à l'embauche, au logement, est le quotidien du plus grand nombre. C'est parfois jusqu'à 30 ans passés qu'ils sont financièrement et socialement dépendants de leurs parents, quand ces derniers peuvent encore l'assumer...
Sur ces questions, il est urgent d'avoir un débat national. La population et les jeunes, qui sont majoritairement opposés au CPE, y sont favorables. Si nous pensons que le CPE n'apporte aucune réponse aux difficultés des jeunes et qu'il est au contraire un facteur aggravant des inégalités, nous savons que des solutions existent.
Pour nous, la première d'entre elles est l'investissement massif que notre pays est capable de consacrer à son enseignement supérieur. La démocratisation de la réussite universitaire est un enjeu majeur pour assurer des sorties qualifiantes qui permettent une insertion rapide et de qualité sur le marché de l'emploi.
La mise en protection de la jeunesse constitue également un point central. Cela passe par la mise en place d'une allocation d'autonomie pour tous. Des mesures de grande ampleur doivent permettre aux jeunes de sortir des situations de dépendance et de précarité dans lesquelles ils se trouvent, qu'ils soient étudiants ou à la recherche d'un emploi.
En ce qui concerne l'insertion professionnelle des jeunes, de nouvelles pistes doivent être explorées. Surtout, c'est une vision à long terme qu'il faut offrir aux jeunes sur le marché de l'emploi. Nous devons développer un véritable service public de l'orientation, travaillant en lien étroit avec le service public de l'emploi. La prévision des besoins économiques de notre pays doit se développer contre les logiques de rentabilité immédiate, notamment dans le service public, par la mise en place d'un plan de programmation.
Aujourd'hui, les jeunes, étudiants ou lycéens, de centre-ville ou de banlieue, manifestent pour prendre en main leur avenir. On les disait individualistes, ils choisissent l'action collective.
Aujourd'hui, l'important n'est pas qui sort vainqueur de ce bras de fer mais que la jeunesse de ce pays ait un droit à construire son avenir. Cela passe d'abord par le fait qu'elle soit entendue par le gouvernement.

Il est donc urgent que les termes du débat changent. C'est ce que nous voulons, c'est ce qui est indispensable.

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Gérard Filoche parlant devant 2000 étudiants à la fac d'Angers le 29 mai

Gérard Filoche parlant devant 2000 étudiants à la fac d'Angers le 29 mai
g_filoche

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“Cne, cpe, cdi, code du travail démantelé et inspection du travail menacée”

Gérard Filoche réunions sur le thème :
“Cne, cpe, cdi, code du travail démantelé et inspection du travail menacée”

Meeting anti Cpe Cne déjà faits
Rennes le 18 janvier 135 participants Attac
Moulins le 26 janvier 90 participants unitaire gauche
Grenoble le 27 janvier 160 participants Monde diplo
Nancy le 2 février 75 participants unitaire guche
Pau le 3 février 75 participants unitaire gauche
Landes le 4 février 280 participants Attac
Uzes le 10 février 145 participants unitaire gauche
Avignon le 28 février RM unitaire gauche, 145 personnes
Pertuis le 2 mars Attac, 45 personnes
Clamart Edf Sud le 6 mars à 13 h 70 personnes
Grenoble le 7 mars à 17 h  70 étudiants
Brest à 16 h le 9 mars 180 étudiants Unef, Sud, Monde diplo
Quimper le 9 mars à 20 h  85 personnes Attac Alternatifs unitaire gauche
Albi le 14 mars Ps 100 personnes
Castelnaudary à 18 h unitaire gauche 150 personnes
Castres unitaire gauche le 15 mars à 20 h 30 140 personnes
Montpellier le 16 mars unitaire gauche 150 personnes
Rennes le 17 mars étudiants 300 étudiants
Le Mans le 18 mars Monde diplo 500 personnes
Snj Paris formation le 20 mars matin  30 personnes
Leers le 20 mars Ps 45 personnes
ETATS GENERAUX DE L’INSPECTION DU TRAVAIL  unitaires
LES 21 ET 22 MARS A PARIS BOURSE DU TRAVAIL 800 personnes
Censier le 21 mars, à 18 h, 120 étudiants
Montreuil le 22 mars, unitaire, 200 personnes
Tours le 23 mars Attac , 200 personnes
Bordeaux le 24 mars à 14 h fac Bdx 3, 120 étudians
Bordeaux le 24 mars à 20 h 30 Attac, 190 personnes
Fontenay-le-Comte le 25 mars Attac, 170 personnes
Angers fac à 14 h 2000 étudiants (cf photo et message)
Beaufort en vallée à 20 h le 29 mars unitaire gauche 90 personnes
Souillac le 30 mars, Attac, 100 personnes
Neuvic d’Ussel Fs Limousin le 31 mars, droit du travail, 150 personnes
Total : 15 régions, 30 meetings, 7240 personnes,

meetings planifiés à faire
Elbeuf le 4 avril unitaire gauche
Gentilly le 5 avril, Attac
Macon le 6 avril Attac
Aubenas le 7 avril PS unitaire gauche
Beauvais le 11 avril Ps
Morlaix le 12 avril Attac
Sète le 13 avril Attac
Jura Salins/Arbois le 21 avril Attac
Colombes le 24 avril Ps
Massy le 27 avril, Attac
Mulhouse le 12 mai Attac
Nevers 17 mai Ps
Villeurbanne le 18 mai Assoc
Issoudin, le 20 mai Ps
Nancy le 23 juin assoc
Rive de Gier le 1er juillet Ps
16 réunions prévues, 12 régions…


 

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Encore plus nombreux mardi 4 avril : grèves et manifs partout !

Encore plus nombreux mardi 4 avril : grèves et manifs partout !

Chacun a compris l’embrouille de Chirac dans son intervention télévisée du vendredi 31 mars au soir : il fait un coup de force pour promulguer une loi immédiatement applicable dont personne ne veut, ni 80 % des Français, ni son propre camp - sauf Villepin.
Cette promulgation va contre tout esprit démocratique, et toute volonté de négociation. Elle vient d’un duo Chirac-Villepin aux abois dans leur compétition interne à la droite et n’a rien a voir ni avec l’intérêt général du pays, ni avec le chômage des jeunes.
Pourquoi promulguer une loi qu’on propose dans le même temps de remettre en cause ? 
Mais tout le monde n’a pas encore noté le côté intellectuellement malhonnête des détails sur le fond de la proposition : les points sur lesquels Chirac propose, une fois la loi promulguée, de rediscuter sont aussi inacceptables que ceux de la première loi !

-
 1°) la période d’essai serait portée de deux ans à un an… ce qui ne rime à rien par rapport à aucune convention internationale, aucune référence des conventions collectives ou du Code du travail, ni avec un quelconque encouragement à l’embauche, une quelconque « consolidation » du contrat… Un an pour quoi faire ? La période d’essai est ordinairement d’un mois pour employés ou ouvriers et de 3 mois pour les cadres. Il est admis internationalement dans les conventions signées par plus de 140 pays, qu’elle doit être d’un « délai raisonnable » ce qui se traduit au maximum par 6 mois…

-
 2°) le jeune serait « informé des raisons » pour lesquelles il serait licencié : c’est encore une esbroufe inadmissible. Si Chirac n’a pas utilisé le mot « motif » ce n’est pas un hasard, c’est pour que
« l’information sur les raisons » n’ait rien à voir avec la procédure régulière de licenciement où l’écrit est obligatoire et où il faut donc deux lettres types (d’ailleurs fort simples) :
- l’une pour convoquer à un entretien préalable ou le salarié peut se faire assister,
-
 - et l’autre pour notifier le licenciement en précisant le motif
-
 Un licenciement oral, sans entretien, sans formalité, aurait exactement les mêmes défauts que le licenciement non motivé du Cpe…

Donc, en vérité, même dans la proposition de re-discussion d’une seconde loi, ce qui est avancé ne vaut pas mieux que l’absence de discussion et le contenu de la première… Il n’y a ni conviction, ni projet, une simple arnaque pour se maintenir au pouvoir au lieu de consulter le peuple !
Car maintenant, il n’y a plus qu’à assurer un tel déferlement de manifestants et de grévistes mardi 4 avril que la pression devienne insupportable à ce pouvoir minoritaire, finissant, arque-bouté sur ses privilèges.
Confiance, confiance, nous serons des millions et nous gagnerons !
Et pour assurer une issue à cette crise politique :  « une seule solution, des élections ! »
En d’autres temps Chirac et Villepin ont dissous l’Assemblée nationale sans motif, là il y a un motif : que le peuple tranche et vote, qu’il y ait des élections anticipées !
ET unité de toute la gauche, meetings communs unitaires partout dés maintenant !   

Gérard Filoche le 1 avril 2006



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L’entourloupe de Chirac

L’entourloupe de Chirac

Chirac propose deux modifications à l’article de la loi instaurant le CPE : « la réduction de la période d’essai à un an » et, « en cas de rupture du contrat, le droit du jeune salarié à en connaître les raisons sera inscrit dans la loi ».

Cette annonce est destinée à brouiller les pistes.

Le propre d’une période d’essai est de permettre à l’employeur de ne pas avoir à motiver un licenciement. Au-delà de cette période d’essai, il est tenu de motiver le licenciement. L’obligation pour l’employeur de motiver un licenciement a un but : permettre au salarié de contester son licenciement devant les tribunaux s’il estime que le motif est abusif. C’est cette obligation qui permet à un salarié de ne pas être entièrement livré à l’arbitraire de son employeur.

Lorsque Chirac précise que « le droit du jeune salarié à en connaître les raisons sera inscrit dans la loi » il espère que ce qui sera compris c’est que, même pendant la période d’essai, le licenciement devra être motivé. Mais si tel était le cas, il n’y aurait plus de période d’essai et le CPE aurait disparu puisque l’employeur serait obligé, à tout moment, de justifier un licenciement.

Le CPE deviendrait même plus favorable au salarié qu’un CDI ordinaire qui continuerait, lui, à inclure une période d’essai de l’ordre de trois mois.

Le sens de la phrase est donc bien différent.

Chirac n’emploie pas le terme de « motif » mais celui de « raisons » : ce n’est pas par hasard. Cette phrase signifie qu’en cas de licenciement un jeune devra être informé (oralement ???) des « raisons » de son licenciement mais que ces « raisons » ne pourront pas être invoquées comme « motif » de licenciement.

Même s’il estime que les « raisons » invoquées sont abusives, le jeune licencié ne pourra donc pas contester son licenciement devant les tribunaux.

Simplement, comme lorsque papa ou maman le punissait, il connaîtra les « raisons » qui les avaient amenés à le priver de dessert… Il est difficile d’être plus méprisant !

Comme d’habitude, Chirac emploie un double langage, ment et essaie de nous duper.

Avec les modifications qu’il propose : le CPE restera le CPE puisque l’employeur aura la possibilité, pendant un an, de virer chaque jour, sans motif, le jeune qu’il aura embauché.

Analyse de Jean-Jacques CHAVIGNE (80)


(Transmission de Pierre CROLAIS, Lamballe-La Poterie)



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27 mars 2006

Tous en grève le 28 ! : RETRAIT CPE

Tous en grève le 28 !

Tous ensemble

Jusqu'au retrait du CPE

manif_cpe_28_mars manif_cpe_28_mars_2

 

Elles ont décidé d'appeler tous les salariés du public et du privé à une journée de grève Interprofessionnelle et intergénérationelle le 28 mars. Elles appellent les salariés, étudiants, lycéens, chômeurs et retraités à venir manifester en masse.

le 28 mars 2006 à 11h30

Allées de Tourny



Posté par Jean_Robert Bos à 20:52 - CPE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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