20 novembre 2006
TRAVAIL EN CHINE
Amélioration des conditions de
travail en Chine : Quand les multinationales bloquent le progrès social
(16/11/2006)
Alors que
la Chine projette d’adopter une nouvelle loi du travail visant à
améliorer les conditions de travail des travailleurs du pays,
un rapport publié par le centre de recherche Global Labor Strategies, met
en évidence l’opposition de nombreuses multinationales américaines
implantées en Chine quant à l’établissement de nouvelles normes de
travail (mise en place d’indemnités de licenciements, négociations
collectives, formations rémunérées..). Ainsi, Wal-Mart, Google, Ups, Microsoft,
Nike ou encore Intel, agissant au travers de la chambre de commerce américaine
de Changhaï, se seraient activement employées à faire enterrer le projet
de loi, menaçant les autorités de retrait, si le projet venait à être
voté. Au cœur de cette stratégie qui va à l’encontre des droits de
l’homme : la volonté de conserver une main d’œuvre locale à
bon marché, et d’assurer par la même une pression à la baisse du coût du
travail au niveau global.
Plus d’infos :
Télécharger
le rapport
Global Labor Strategies
01 juin 2006
61 métiers ouverts aux ressortissants de 8 pays de l'Union
61 métiers ouverts aux ressortissants de 8 pays de l'Union
(modifié le 12/05/06)
Depuis lundi 1er mai 2006, 7 domaines d'activités (61 métiers) sont
désormais ouverts aux ressortissants des 8 nouveaux Etats membres selon
une procédure d'autorisation de travail simplifiée. Cette procédure
devrait être prochainement fixée par un texte officiel. Pour en savoir
plus, contacter les Directions départementales du travail, de l'emploi
et de la formation professionnelle (DDTEFP).
Voici les secteurs concernés :
- Hôtellerie - Restauration
- Bâtiment
- Agriculture
- Nettoyage - Propreté
- Mécanique
- Travail des métaux et des industries diverses
- Commerce et vente
- Industries de process
Les ressortissants concernés sont les Estoniens, les Hongrois, les Lettoniens, les Lituaniens, les Polonais, les Tchèques, les Slovaques et les Slovènes.
Ministère de la Cohésion sociale :
Ouverture du marché du travail français
http://www.service-public.fr/accueil/europe_trav_huit.htm
25 mai 2006
Droit du travail et droit au travail
Droit du travail et droit au travail
http://www.vie-publique.fr/decouverte_instit/citoyen/citoyen_1_2_3_q11.htm
Si la création, puis l'affirmation, d'un droit du travail sont assez anciens, le débat sur un droit au travail est, lui, plus récent.
1. Du droit du travail...
Au début du XIXe siècle, la majorité des penseurs et des hommes politiques considèrent la mise en place d'un droit du travail comme quelque chose d'inutile et de dangereux. Dangereux en raison du coût d'une telle innovation qui pèserait sur les entreprises françaises, les désavantageant par rapport à la concurrence étrangère. Inutile car le contrat de travail doit être la loi entre le patron et ses travailleurs : or, puisqu'il est négocié, un contrat ne peut désavantager l'une des parties. « Qui dit contractuel dit juste » est l'un des adages qui expriment cette conception alors bien ancrée . Pourtant, force est de constater que le contrat de travail est déséquilibré, entre un employeur aux moyens financiers et intellectuels importants, et un salarié qui n'a pour seule richesse que sa force de travail.
C'est pourquoi, les pouvoirs publics ont peu à peu reconnu certains droits aux travailleurs. La première date importante est 1841 avec le vote d'une loi interdisant l'embauche d'enfants de moins de huit ans. L'année 1864 marque une étape sur le plan des droits collectifs : la grève cesse d'être un délit, même si elle peut encore justifier un licenciement. L'année 1874 est importante à deux titres : d'une part, une loi limitant la durée du travail des femmes et des enfants est votée, d'autre part, l'Inspection du travail est créée. Les syndicats sont reconnus en 1884. Peu à peu, un certain nombre de droits sont conquis, à la fin du XIX e et au début du XX e siècle, dans un ordre sans logique apparente et de manière quelque peu disparate. En 1936, avec le Front populaire, une grande étape est franchie : limitation à 40 heures hebdomadaires de la durée du travail, octroi à tous les salariés de 15 jours de congés payés, création de délégués du personnel élus, chargés de faire connaître à la direction de l'entreprise les revendications des salariés. La Libération est l'occasion d'autres conquêtes. En 1945 sont créés les comités d'entreprise qui, outre la gestion d'œuvres sociales et culturelles au profit des salariés et de leurs familles (spectacles, colonies de vacances…), permettent à des représentants des travailleurs d'être informés sur le fonctionnement et les résultats de l'entreprise. Le préambule de la constitution de 1946 reconnaît le droit à la santé, le droit à la protection sociale, le droit d'adhérer au syndicat de son choix, la non discrimination dans l'emploi… En 1956, le Parlement vote la troisième semaine de congés payés. En 1968 , à l'issue des événements de mai, la loi reconnaît le droit aux syndicats de déployer leur action à l'intérieur même des entreprises (ce qui était auparavant strictement interdit), grâce à des délégués syndicaux spécialement protégés par le Code du travail. Parallèlement, au cours des années 1960, la quatrième semaine de congés payés se généralise. En 1982 , les lois Auroux donnent un nouvel élan au droit du travail, d'abord en mettant en place une cinquième semaine de congés payés, ensuite en obligeant direction et syndicats à débattre chaque année des conditions et du temps de travail dans l'entreprise, enfin en réduisant à 39 heures la durée hebdomadaire du travail . Enfin, la loi du 13 juin 1998 a réduit à 35 heures le temps de travail hebdomadaire. Ce cadre législatif a cependant été largement assoupli par les lois du 17 janvier 2003 et du 31 mars 2005 favorisant les heures supplémentaires.
2.... au droit au travail ?
En revanche, la question du droit au travail demeure toujours au stade du débat juridique et politique. Le droit au travail avait, il est vrai, été affirmé dans le préambule de la constitution de la IIeRépublique, en 1848. Certes, le préambule de la constitution du 27 octobre 1946 dispose également que : « Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi » (art. 5). Certains ont pu voir dans ce membre de phrase posant en principe le droit au travail, l'inspiration socialisante du préambule de 1946. Quoiqu'il en soit, la majorité des commentateurs juridiques a toujours considéré qu'une telle disposition ne pouvait être d'application directe, et, notamment, ne pouvait en aucun cas être invoquée telle quelle devant un juge. Le débat a repris une certaine vigueur à la fin des années 1970 et au début des années 1980, lorsque le taux de chômage a commencé à augmenter de manière importante.
Néanmoins, le Conseil constitutionnel a coupé court aux interprétations les plus « jusqu'au-boutistes » de cet alinéa du préambule de 1946. En effet, dans une décision de 1983, il a énoncé que ce texte faisait seulement peser une obligation de moyens sur le législateur, à qui il appartient « de poser les règles propres à assurer au mieux le droit pour chacun d'obtenir un emploi en vue de permettre l'exercice de ce droit au plus grand nombre d'intéressés ». Les auteurs du préambule étaient d'ailleurs eux-mêmes conscients de la difficulté pour tout un chacun de trouver un emploi, dès lors qu'ils avaient prévu, dans un autre alinéa, que « tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler, a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence » (art. 11).
Les créations du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) par la loi du 11 février 1950, puis du SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) par la loi du 2 janvier 1973, de l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) par une ordonnance du 13 juillet 1967, du revenu minimum d'insertion (RMI) par la loi du 1 er décembre 1988 et du revenu minimum d'activité (RMA) par la loi du 18 décembre 2003, essaient de rendre le droit au travail possible et de pallier à ses imperfections. Cette dernière loi de décembre 2003 a également confié le pilotage intégral du RMI aux départements chargés désormais de l'attribution et du financement de cette allocation. L'État conserve cependant la charge de fixer son montant et ses modalités d'octroi.
http://www.vie-publique.fr/decouverte_instit/approfondissements/approf_105.htm
Existe-t-il un droit au travail ?
Le droit au travail participe à la dignité
de l'être humain. Il a été affirmé pour la première fois, en
1848, par la IIe
République qui créa, dans cette perspective, des Ateliers nationaux
permettant de fournir un travail aux chômeurs. Ce droit au travail a
été repris dans le préambule de la constitution de1946 , qui affirme :
« Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi »,
et par notre constitution actuelle.
Le
droit d'obtenir un emploi ne s'entend pas comme une obligation de
résultat, c'est-à-dire comme une obligation absolue de donner à tout
chômeur un emploi, mais bien comme une obligation de moyens. Il
s'agit, pour les pouvoirs publics, de mettre en oeuvre une politique
permettant à chacun d'obtenir un emploi.
C'est d'ailleurs ainsi que l'a interprété le Conseil
constitutionnel. Dans une décision de 1983, il a affirmé qu'il
appartient au législateur « de poser les règles propres à assurer au
mieux le droit pour chacun d'obtenir un emploi en vue de permettre
l'exercice de ce droit au plus grand nombre d'intéressés ». C'est dans
cette optique que s'inscrit l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE)
créé en 1967.
Ce droit au travail existe donc bien, mais
sa portée juridique est très limitée. Par ailleurs, les difficultés
économiques qui ont pesé sur l'emploi en France depuis les années
1970 ont rendu ce droit encore moins effectif.
Quoiqu'il en soit, un chômeur ne pourrait espérer trouver un emploi
en saisissant un juge sur le fondement de ce droit au travail.
http://www.vie-publique.fr/decouverte_instit/citoyen/citoyen_1_2_3_q11.htm
24 juillet 2005
Kodak va supprimer 7500 à 10.000 postes de plus
Le quotidien de L'Expansion
20/07/2005
Kodak va supprimer 7500 à 10.000 postes de plus
Le géant américain de la photo s'adapte décidément bien mal à l'ère du numérique. Non content de supprimer déjà 15.000 emplois, Eastman Kodak en ajoute la moitié sinon les deux tiers. Ce qui porterait entre 22.500 et 25.000 le nombre total de postes liquidés. Le plan de restructuration initial avait été dévoilé en janvier 2004, alors que sa division « argentique » (photo traditionnelle sur pellicule) ne cessait de décliner. A terme, le groupe escompte économiser de l'ordre de 800 millions de dollars par an.
Licenciements en hausse de 1500 postes chez IBM
EMPLOI ] Mauvais temps social chez les géants de
l'informatique. Hewlett-Packard a annoncé cette semaine la suppression
de 14 500 emplois. Et au sein d'IBM, un plan
de restructuration touchant
13 000 emplois est en route depuis le mois de mai. Mais ce mercredi
20 juillet, le numéro un de l'informatique dans le monde a corrigé le
tir : finalement, ce sera aussi 14 500 suppressions de postes, dont
toujours 70 % en Europe. Ce qui n'a pas empêché la direction d'IBM de
se montrer satisfaite des résultats du deuxième trimestre, avec un
chiffre d'affaires en hausse de 6 %. Au cours d'une conférence de presse lundi
18 juillet, le directeur financier d'IBM Mark Loughridge a, en effet,
mis ces derniers bons résultats en partie sur le compte du plan de
restructuration engagé. Il a aussi expliqué la révision à la hausse du
nombre de postes supprimés par des départs volontaires plus importants
que prévu. Huit mille personnes auraient déjà quitté le groupe. IBM France ne fait aucun commentaire « En regardant précisément les postes, à
cause de l'évolution des technologies, on s'aperçoit que certains
métiers risquent de ne plus exister dans les prochains budgets
, précise-t-on à Force ouvrière (FO). Alors plutôt que d'ouvrir ces postes à des
reclassements et qu'ils soient supprimés six mois après, la société a
préféré les fermer. » C'est le cas
avec les technologies SAP, qui n'ont plus le même succès commercial
qu'auparavant et sur lesquelles IBM se retrouve déjà avec trop de
spécialistes. La nouvelle répartition des licenciements par
pays n'a pas été publiée. La direction d'IBM France ne fait pour
l'heure aucun commentaire sur une éventuelle évolution du nombre de
postes supprimés, qui se monte actuellement à 769. Des discussions sont
d'ailleurs en cours avec les syndicats. Néanmoins, par le jeu des départs volontaires,
80 % des employés perdant leur poste pourraient être redirigés vers
d'autres fonctions dans la société. Mais si en terme de volumétrie pure
et dure, propositions et demandes de reclassements parviennent à se
compenser, il reste à en étudier la structure. Or « il y aura un trop plein dans certains métiers et
pas assez dans d'autres », avertit FO.
Licenciements en
hausse de 1500 postes chez IBM
Après la mise en
route en mai d'un plan de suppressions de 13 000 emplois, le géant de
l'informatique annonce maintenant 14 500 suppressions.
Arnaud
Devillard , 01net., le
20/07/2005 à 17h50
HP supprime 10% de ses effectifs
Le quotidien de L'Expansion
19/07/2005
HP supprime 10% de ses effectifs
Mark Hurd, nouveau PDG de Hewlett-Packard, a présenté mardi un programme de restructuration menant à la suppression de 14.500 emplois. Ces réductions de coûts doivent améliorer la compétitivité de l'entreprise sur les marchés des PC et des imprimantes.
Le nouveau PDG de Hewlett-Packard s’attaque à l’héritage de Carly Fiorina. Quatre mois après sa nomination à la tête du numéro deux mondial du PC, Mark Hurd a dévoilé mardi un vaste plan de restructuration qui se traduira par la suppression de 14.500 des 150.000 emplois du groupe dans le monde. Ce programme, le plus important depuis la fusion entre Hewlett-Packard et Compaq en 2002, vise à « simplifier la structure de l'entreprise, réduire les coûts et permettre de mieux se concentrer sur les clients ». Dans le détail, les suppressions d’emplois et les restructurations doivent permettre d’économiser 1,9 milliard de dollars par an, à partir de l’exercice 2007. D’ici-là, la restructuration pèsera lourd sur les comptes d’HP, avec une charge attendue de 1,1 milliard de dollars par trimestre, pendant 6 trimestres d'affilée, et ce dès la fin 2005. Les coupes toucheront principalement les divisions de maintenance technique, de ressources humaines et des finances, sans que la répartition ait été donnée, tandis que la vente et la recherche et développement seront épargnées. Aux Etats-Unis, où les retraites seront aussi gelées en janvier 2006 pour certains salariés, un plan de départ volontaire sera mis en place. En Europe, il faudra attendre septembre pour connaître le nombre d'emplois touchés.
Ce plan, selon Mark Hurd, « va permettre à HP de commencer à donner son potentiel réel ». Pour améliorer, notamment, la compétitivité de l’entreprise sur le marché des PC et des imprimantes. Les deux principales divisions du groupe ont représenté chacune près d’un tiers des 80 milliards de dollars de chiffre d’affaires du dernier exercice, mais leur rentabilité s'érode sous la pression des baisses de prix. Il y a deux mois, Mark Hurd avait déjà pu se faire la main en supprimant 1900 emplois dans la division Imaging and Printing Group qui représente les trois quarts des bénéfices. Avant de revenir, mi-juin, sur la fusion des deux divisions décidée en janvier par Carly Fiorina. Durement concurrencée, la division de Système personnels, s’est quelque peu redressée au deuxième trimestre. Son bénéfice d’exploitation a triplé, à 147 millions de dollars. Mais avec une croissance des ventes de 16,3% sur la période, par rapport à l’année précédente, HP a cru plus légèrement moins vite que la moyenne mondiale (16,6%), laissant Dell consolider sa première place.
L'Expansion.com
