20 novembre 2006
DECLARATION PUBLIQUE DE FABIUS
Paris, le 17 novembre 2006
Cher(e) camarade,
Je viens de rendre publique la déclaration suivante :
« Les militantes et les militants du Parti Socialiste ont voté massivement et c'est d'abord à eux que je pense. Par leur participation au scrutin, par leur contribution au débat qui s'est déroulé ces dernières semaines, par leur adhésion au projet socialiste début juin, ils ont donné un exemple de démocratie. L'ensemble des Français en ont été témoins et en seront juges. De cela, nous pouvons collectivement être fiers.
Les militants ont tranché. Je salue Ségolène Royal et je la félicite pour son succès. Les militants lui ont donné tous les moyens pour l'emporter en 2007. Je lui souhaite bonne chance pour le grand combat contre la droite et l'extrême droite. Il lui revient désormais d'assurer le rassemblement de tous les socialistes. J'y suis évidemment prêt.
Je salue également Dominique Strauss-Kahn que mes vœux de sympathie et d'amitié accompagnent ce matin, face au deuil personnel qui l'a frappé.
Je remercie les 33 000 militantes et militants qui, en métropole et outre-mer, m'ont apporté leurs suffrages. Au-delà de leur vote, je les remercie pour leur mobilisation au service des idées et des propositions que nous avons portées ensemble, pour l'emploi et les salaires, pour la laïcité et les services publics, pour la réorientation sociale, économique, environnementale et démocratique de l'Europe. Qu'ils n'en doutent pas : ces combats sont justes. Ils devront être au cœur de la campagne présidentielle et du prochain quinquennat. Ils seront le ciment de l'indispensable rassemblement de la gauche.
Pour ma part, je continuerai d'agir en ce sens, car je reste convaincu que c'est la seule orientation politique capable de faire gagner durablement la gauche, les Français et la France. »
Dans ces circonstances, je veux te dire personnellement combien je te suis reconnaissant pour l'action que tu as menée pendant toute cette campagne au service de nos idées. Cela a représenté un engagement exigeant, une mobilisation courageuse, souvent très difficile, et je le mesure pleinement.
Même si les résultats ne sont pas eux de nos espérances, je reste convaincu de la justesse de nos positions sur le fond.
L'action continue, ensemble, et en amitié.
A toi et à très bientôt.
14 novembre 2006
PHILIPPE MADRELLE APPELLE A VOTER FABIUS
Philippe Madrelle : 'Dès le premier tour, je vous appelle à voter Laurent Fabius'
Pendant des années, j'ai soutenu François MITTERRAND. Je l'ai fait parce que je reconnaissais en lui des qualités d'homme d'Etat autant qu'une volonté de progrès social et aussi parce que je partageais sa stratégie d'union de la gauche.
Ce sont ces mêmes raisons qui, aujourd'hui, me font voter Laurent FABIUS. A l'extérieur, nous vivons sous la menace nucléaire, à l'intérieur, nous sommes confronté à une crise sociale et économique qui met en cause les fondements même de notre société.
Face à cette situation, non seulement les socialistes, mais nos populations ont besoin d'une personnalité capable de faire face aux dangers tout en inventant un autre monde. Nicolas SARKOZY propose "la rupture" qui se révélera être d'abord une "casse" du modèle social français. Laurent FABIUS nous appelle à un changement profond qui grâce à l'action publique - et non au seul marché - permettra d'organiser l'avenir qu'il s'agisse du pouvoir d'achat, de l'emploi, de la mondialisation, de l'éducation ou par exemple du logement social.
Ce changement ne pourra s'effectuer qu'en rassemblant la gauche et donc en réaffirmant constamment nos valeurs : solidarité et redistribution, laïcité et respect de l'autre, volontarisme politique et concertation.
Dès le premier tour, je vous appelle à voter Laurent FABIUS.
Philippe MADRELLE
Lettre aux militants
Chère camarade, cher camarade,
Je t'écris cette lettre car, à l'heure de la décision, je souhaite te convaincre que, si tu m'accordes ta confiance, ensemble nous ferons gagner les socialistes et la gauche en 2007. Ensemble, nous réussirons le changement.
Les 16 et 23 novembre prochains, tu feras ton choix. En toute liberté. Le socialisme, c'est d'abord un choix de liberté. Ne te laisse pas dicter ton vote de l'extérieur. Ne te demande pas ce que les autres sont censés voter, mais ce que, toi, tu veux pour ton pays et pour la gauche. Au fond de toi, tu sais la vérité : nous ne gagnerons la présidentielle que si nous réussissons à remobiliser les électeurs que nous avons perdus et à en conquérir de nouveaux. Ceux-là seront au rendez-vous électoral s'ils ont la certitude que la gauche a pris la mesure de l'urgence sociale. A quoi bon voter si rien ne change au quotidien ?
Oui, en 2007, le temps de la gauche est venu. Une gauche d'alternance, pas une gauche d'apparence. Il faut d'urgence une autre politique pour la France. Chirac a échoué, Sarkozy fait peur, Le Pen est en embuscade, le changement doit venir de nous.
Pour mériter la confiance, nous devons répondre à au moins trois exigences. C'est le sens de ma candidature.
- L'ancrage populaire. Durant la campagne, notre candidat sera en phase avec les électrices et les électeurs de gauche s'il est à l'unisson des mobilisations populaires depuis 2002 : le refus du démantèlement des retraites en 2003, l'opposition frontale à la droite lors des scrutins de 2004, la volonté de stopper la dérive libérale de l'Europe en 2005, le combat de la jeunesse contre le CPE en 2006. J'ai entendu en particulier la demande profonde des banlieues et je veux que nous y répondions en traitant partout avec la même détermination la question de l'égalité et celle de la sécurité. 2007 doit être le prolongement des combats et des attentes populaires.
- La fidélité à nos valeurs républicaines et laïques. Nous aurons à combattre Sarkozy et sa dangereuse devise, Libéralisme-Communautarisme-Bushisme. Notre candidat aura d'autant plus de chances de l'emporter qu'il aura inlassablement défendu l'identité républicaine de la France, et d'abord la laïcité, aujourd'hui mise en cause dans les quartiers, à l'hôpital, à l'université par la montée du communautarisme. Depuis longtemps, je me suis engagé avec force pour que la laïcité soit réaffirmée à l'école. Je refuse toute révision de la loi de 1905 et tout recensement ethnique. Je récuse toute confusion entre la politique et la religion, toute intrusion de la foi dans la loi, toute abdication de la citoyenneté face aux communautés. Désigné et élu, je serai le premier militant et le premier garant de notre pacte laïc.
- La volonté de mettre réellement en oeuvre notre projet socialiste. Notre projet, c'est notre force face à la droite. Il est l'oeuvre collective des socialistes. Il permet de rassembler toute la gauche. Il répond à l'urgence sociale et donne des outils pour préparer l'avenir. Je me sens pleinement candidat du projet socialiste. Non seulement parce que j'ai contribué à sa rédaction et que je l'ai enrichi, mais parce que ses principales orientations correspondent à celles que je développe depuis 2002 : soutien au pouvoir d'achat et à l'emploi ; effort massif en faveur du logement ; défense des services publics et du rôle de l'Etat ; priorité réelle à l'éducation, à l'enseignement supérieur et à la recherche ; écologie active ; réforme des institutions pour une nouvelle République parlementaire ; relance et réorientation de l'Union européenne. Je crois, moi, qu'il est prioritaire de nous battre pour l'amélioration du pouvoir d'achat et de la vie quotidienne des Français et pour une Europe par la gauche. Ce projet sera le mien avant, pendant et après la campagne interne. Nous le mettrons en oeuvre.
Certains affirment : « Fabius, sa ligne politique est la bonne, mais il n'est pas assez moderne ». Avec force, je veux te dire ceci : mes valeurs n'ont pas changé, ce sont celles de l'humanisme socialiste de Jaurès, Blum, Mendès-France, Mitterrand et Jospin, mais j'ai appris de notre expérience politique collective, j'ai entendu les Français et d'abord ceux qui espèrent en la gauche. J 'ai tiré les leçons de 2002. J'ai pris la mesure de la dérive libérale de l'Europe et du péril écologique. Je ne sous-estime pas le grand choc de la mondialisation financière. Tout cela appelle des réponses nouvelles : par exemple, une loi programme précise pour répondre au formidable défi environnemental ou encore la subordination de tout nouvel élargissement européen à l'engagement réel d'une harmonisation sociale et fiscale. Je ne crois pas qu'il soit vraiment moderne de vouloir copier la social-démocratie des Trente Glorieuses ou le blairisme qui a fini par s'allier avec Bush en Irak. Oui, le monde a changé et, sur certains points, j'ai évolué avec lui. Ma sincérité est de le dire et de le revendiquer pour avancer.
Nos électrices et nos électeurs ne veulent pas revivre des échecs. Pour autant, chacun le voit, il y a un débat entre socialistes à ce sujet. Pour moi, c'est par des valeurs, des propositions et des alliances à gauche que nous l'emporterons. Nous gagnerons si nous rassemblons la gauche. Nous rassemblerons la gauche si nos propositions sont clairement à gauche. Ma candidature est le fruit de ces convictions.
La France que prépare la droite est brutale et précaire. Avec toi, avec tous les socialistes, je veux construire une France forte parce que solidaire. Notre modèle social n'est pas un fardeau : il est au contraire notre chance dans une mondialisation qui veut tout balayer. Ce n'est pas non plus un héritage immobile : c'est un édifice à parachever et à consolider sans cesse. Assurément, des réformes sont nécessaires. Nous les mettrons en oeuvre. Mais nous devons refuser les pseudo-réformes qui tournent à la régression. Car avant de soi-disant « briser les tabous », il faut dire avec précision par quoi ils seront remplacés, surtout quand il est question des acquis sociaux ou éducatifs qui ont été obtenus par des gouvernements de gauche. Et je n'accepterai pas que nous empruntions à la droite ses solutions. Ensemble, nous devrons agir pour sauver nos retraites, assurer l'égalité d'accès à la santé, mieux aider tous les enfants à réussir à l'école, redonner espoir à notre jeunesse, lutter effectivement contre toutes les discriminations, miser sur la culture, l'innovation, la générosité avec les pays pauvres, et d'abord l'Afrique. Ensemble, nous devrons rétablir la sûreté républicaine et garantir un aménagement solidaire du territoire, notamment par la présence des services publics dans les villes comme dans les campagnes. Je suis pour une société du progrès partagé. C'est cela la France forte et solidaire que je défends.
Chère camarade, cher camarade,
Avec toi, avec ton soutien, avec ta voix, nous y arriverons ensemble. Et ensemble nous ferons reculer le mur des injustices dans notre pays. « Là où il y a une volonté, il y a un chemin » : c'est la leçon de vie et d'action que j'ai retenue de François Mitterrand. Nous sommes le parti socialiste, pas le parti fataliste.
Les principales propositions de Laurent Fabius
Voici un inventaire des principales propositions de Laurent Fabius, qui "enrichissent" le projet du PS. L'ancien Premier ministre se veut le candidat "du pouvoir d'achat" et d'une "gauche décomplexée" pour "une France forte et solidaire".
ECONOMIE ET SOCIAL
- pouvoir d'achat : augmenter le Smic de 100 euros dès l'été 2007 et réunir une "conférence nationale" pour diffuser cette hausse aux petits et moyens salaires
- 35 heures : les "généraliser" et "rétablir" la majoration des heures supplémentaires
- entreprises : suppression progressive des exonérations de cotisations pour les entreprises de plus de 500 salariés. Instituer le "principe délocalisateur-payeur" : une entreprise qui délocalise devra rembourser les aides publiques et continuer à payer la taxe professionnelle pendant trois ans. Suppression des avantages fiscaux des stock-options dans les entreprises de plus de cinq ans
- fiscalité : loi de finances rectificative en juillet pour "revenir sur les baisses d'impôts injustes de la droite"
- énergie : renationaliser EDF et le rapprocher de GDF
- recherche : augmenter le budget de 10% par an
- armée : "remise à plat" des dépenses militaires
- retraites : fixer "un niveau de retraite minimum" s'approchant du Smic
- santé : suppression du jour férié non payé et création à terme d'une cinquième branche de la "Sécu " pour couvrir la dépendance des personnes âgées et handicapées
QUESTIONS DE SOCIETE
- banlieues : réunir dès l'automne 2007 des "états généraux de la jeunesse et des quartiers". Mettre en oeuvre des "pactes de solidarité urbaine" entre l'Etat et les quartiers difficiles
- sécurité : rétablir la police de proximité. Créer un conseil de sécurité intérieure présidé par le Premier ministre, décliné au niveau local. "Etablissements éducatifs spéciaux" pour les adolescents "en grande difficulté", "séjour de rupture en centres éducatifs" et "mesures de réparation" en alternative à la prison
- immigration : régularisation "large mais pas aveugle" des sans-papiers
- éducation : soutien scolaire après la classe et "place accrue" à l'éducation physique et artistique. Augmenter les moyens des ZEP. "Améliorer" la carte scolaire pour "casser les ghettos scolaires"
- logement : les préfets pourront se "substituer" aux maires qui refusent de construire des logements sociaux. Avancer vers "le droit opposable au logement". Limiter la hausse des loyers à celle de l'inflation
- homosexualité : légaliser le mariage et l'adoption par les couples homosexuels même s'il "faudra en convaincre l'opinion"
- environnement : "loi de programmation sur cinq ans" fixant des "objectifs précis" sur les économies d'énergie, énergies renouvelables ou économies d'eau, votée en début de législature. Le numéro deux du gouvernement serait "ministre d'Etat chargé du Développement durable"
INSTITUTIONS
- "nouvelle République parlementaire" : référendum en septembre pour mettre en oeuvre le droit de vote aux étrangers aux élections locales, la parité au sein du gouvernement et la responsabilité pénale du chef de l'Etat. La Constitution rendrait obligatoire la saisine des partenaires sociaux avant toute loi sur le droit du travail ou la "Sécu "
- laïcité : il promet d'être "un président laïc" qui "refusera de toucher" à la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat
EUROPE
- subordonner "tout nouvel élargissement" à l'adoption d'un "traité d'harmonisation sociale et fiscale" pour éviter les délocalisations et d'une directive européenne sur les services publics
- soumettre à référendum une nouvelle Constitution "plus courte", "lisible par tous" et "recentrée sur les valeurs et les institutions"
- services publics : moratoire européen sur l'ouverture à la concurrence du marché de l'énergie, prévue au 1er juillet pour les particuliers. Refus de la directive européenne sur la privatisation de l'activité postale.
08 novembre 2006
avantage Fabius
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Laurent FABIUS : le vote utile pour faire gagner la gauche en 2007
Le mercredi 8 Novembre 2006
Après le troisième débat télévisé, avantage Fabius

Notre attribué par 17 journalistes du Parisien / Aujourd'hui en France.
La presse, presque unanime, reconnaît la supériorité et la stature présidentielle de Laurent Fabius et s’interroge sur la crédibilité de Ségolène Royal.
Cliquez ici pour télécharger une revue de presse (PDF).

Conclusion du débat par Laurent Fabius :
Je pense que ces débats ont été utiles. Ils ont
permis de voir des analogies entre nous trois, mais aussi des
différences.
J’ai insisté pour ma part sur des thèmes auxquels je tiens
tout particulièrement : réponse à l’urgence sociale, pouvoir d’achat, logement,
préparation de l’avenir, enseignement, nouvelle république parlementaire, Europe
sociale et – on vient d’en parler – environnement. Je pense que c’est ainsi, par
une vision vraiment socialiste, que nous pourrons changer les choses.
Je
voudrais ajouter – nous n’en avons pas parlé et c’est un tort – que tout cela ne
sera possible que dans le cadre du rassemblement de la gauche. Je fais des
propositions de gauche, authentiquement de gauche, clairement de gauche, parce
que je veux gouverner avec les formations de gauche et exclusivement avec
celles-là.
La dernière chose que je veux dire s’adresse aux jeunes, car
là est l’essentiel. Les jeunes qui ont grandi après la Guerre ont permis la
reconstruction, et c’était un idéal formidable pour eux ; ils avaient un projet
qui les dépassait eux-mêmes. Les jeunes des années 60 ont lutté contre le
colonialisme, et cela aussi leur a permis de dépasser leur propre vie.
Aujourd’hui, beaucoup de jeunes s’interrogent. Ils sont généreux et se demandent
quelle cause ils peuvent servir. Eh bien cette cause, c’est celle d’une France
forte parce que solidaire ; celle d’une Europe nouvelle, sociale, démocratique
et environnementale ; celle d’un monde différent, un monde de paix, garantissant
l’environnement et le développement. La France dans tout ça ? La France est un
grand et magnifique pays, qui possède d’immenses atouts, qui peut, par sa
langue, son histoire et ses valeurs, peser sur l’Europe et sur le
monde.
Voilà un programme enthousiasmant qui nous
attend tous, et je suis bien sûr prêt à m’y consacrer entièrement. Pour cela,
j’ai besoin de votre soutien.
Edito: l'impair de Royal
La compétence et l’expérience sont un inconvénient disait récemment
l’ex-rénovateur Montebourg. A voir, M. Montebourg ! Au moins, ces deux qualités
évitent-elles de commettre des impairs sérieux.
Hier soir, Mme. Royal a
souhaité que l’on empêche l’Iran de se doter du nucléaire civil. C’est une
énorme « bourde » qui aurait des conséquences graves si elle était commise par
un Président de la République.
Que l’on en juge ! Le principe du TNP est
d’accorder un droit – l’accès au nucléaire civil - et d’en refuser un autre – se
doter de l’arme atomique. L’article 4 du TNP précise ainsi : « aucune
disposition du présent Traité ne sera interprétée comme portant atteinte au
droit inaliénable de toutes les Parties au Traité de développer la recherche, la
production et l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, sans
discrimination ».
L’Iran est signataire du TNP : son droit au nucléaire
civil et à la la maîtrise du cycle est donc inaliénable. Si la France déniait à
l’Iran le droit d’accès au nucléaire civil, elle se mettrait donc en
contravention avec le TNP. Ce serait une position illégale au regard du droit
international. Même les Etats-Unis ne réclament pas cela.
Le résultat d’une telle politique serait le suivant. L’Iran selon
toute probabilité se retirerait du TNP invoquant une circonstance
extraordinaire, en l’occurrence le refus d’un des Etats nucléaires de souscrire
à ses obligations découlant du TNP.
Cela constituerait l’arrêt de mort du TNP et la prolifération ne
pourrait plus être arrêtée. Et l’Iran ne serait plus contrainte, dès lors,
d'accepter les contrôles de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique. On
aboutirait à l’effet inverse de celui escompté. Et en plus, en passant, on
aurait discrédité le droit international.
Comme d'habitude, Mme. Royal va nous expliquer que ce n'est pas vraiment ce qu'elle voulait dire. Mais imagine-t-on le Président de la République se comporter ainsi ?
Il est vrai que Ségolène Royal n’en est pas à son premier impair
diplomatique. Après avoir rencontré le Président irakien, elle avait déclaré que
le pays allait dans la bonne direction… Voilà à quoi sert un peu d’expérience ;
à ne pas se faire avoir dans les discussions internationales.
Est-ce vraiment certain qu’elle est « la seule à pouvoir battre
Sarkozy en 2007 ? ».
Mieux vaut écouter ce qu’elle dit attentivement et y réfléchir à
deux fois avant de faire ce pari…pour le moins hasardeux. Après les 16 et 23
novembre, il sera trop tard…
Premières réactions :
Après le débat télévisé, Laurent Fabius a retrouvé des
militants socialistes dans le 14ème arrondissement, à
"L'Entrepôt".
Laurent Fabius: "si les questions de fond l'emportent", "je serai au
deuxième tour" et "je gagnerai"
Laurent Fabius était ce matin l'invité de la matinale de Canal+. Dans cette interview, il est notamment revenu sur ce qui le différencie de Ségolène Royal.

Pour nous, c'est Laurent Fabius: 10 bonnes raisons de voter Laurent Fabius.
Cliquez ici pour télécharger ce document (format PDF) qui explique à partir de dix enjeux clefs pourquoi Laurent Fabius est le seul à apporter des réponses précises pour un vrai changement à gauche.

A consulter et diffuser largement :
Les 7 engagements pour 2007 de Laurent Fabius.
01 novembre 2006
Philippe Dorthe, Conseiller Général, Conseiller Régional
Pourquoi nous soutenons Laurent FABIUS
Philippe Dorthe, Conseiller Général, Conseiller Régional Il
y a bientôt trente ans, alors très jeune salarié et syndicaliste, je décidais
d’adhérer au Parti Socialiste pour combattre ce qui a toujours été pour moi
inacceptable : l’injustice. J’ai
très rapidement compris que toutes les avancées sociales dont bénéficie
aujourd’hui la société ont été gagnées dans le rapport de force. Jamais le
patronat ni les libéraux n’ont été à l’origine de la moindre amélioration de la
condition des classes défavorisées, qu’il s’agisse des classes les plus pauvres
ou même des classes moyennes. On
veut nous faire croire que le libéralisme est incontournable et que comme
par résignation ou soumission, la seule politique réaliste consisterait à
l’accompagner par des mesures ponctuelles de soutien ou d’équilibrage à
vocation sociale. Ceux qui soutiennent ces thèses sont dans le déni de
l’Histoire. Non seulement ils tournent dans la spirale infernale de la réaction
mais ils la font tourner aux dépens des plus fragiles. On
veut nous faire croire que le libre marché répond aux canons de la
«modernité », thème récurrent des discours libéraux. Nous savons tous, en fait, que c’est au nom
du marché que, depuis au moins l’Antiquité, l’on a mis en pièces des millions
d’êtres humains. Imposée
depuis la nuit des temps, cette
politique libérale ou para libérale (visages différents mais même cerveau), est
parfaitement ringarde et celles ou ceux qui la défendent relèvent d’époques
révolues où l’on pouvait plus facilement abuser de la crédulité des peuples. Depuis,
la Révolution et la République ont modifié jusqu’à la capacité d’analyse dont
dispose le peuple, et le regard que porte celui-ci sur les deux mille ans d’Histoire qui nous
précèdent lui permet aujourd’hui de déceler les impostures. La
République, garante de la laïcité, de la redistribution des richesses, du
maintien du pouvoir d’achat, de la pérennité des services publics, doit
améliorer la condition des plus démunis ; elle doit répondre à sa propre
devise en réduisant durablement les inégalités. Dans
le débat qui anime notre Parti pour désigner son candidat à l’élection
présidentielle, seul Laurent FABIUS, comme il a su le montrer avec courage
et perspicacité au moment de la discussion sur le projet de constitution
européenne, porte haut - et sans la
moindre ambiguïté - les valeurs fondamentales de la République.
Je pense être le mieux capable de rassembler toute la gauche
Le mercredi 1er Novembre 2006
A LA UNE
"Je pense être le mieux capable de rassembler toute la
gauche"
Laurent Fabius était hier soir l'invité de
l'émission "A l'air libre" sur Europe 1. Pendant plus de 40 minutes, il a
répondu aux questions des auditeurs. Vous pouvez écouter l'intégralité de cette
émission sur le blog
de Laurent Fabius.
"Vous n'allez pas rassembler la
gauche sur des positions qui ne sont pas authentiquement de gauche.[..]
J'ai tenu compte de ce qui s'est passé au premier tour de la
présidentielle 2002. J'ai tenu compte des millions de gens dans la rue
qui disaient 'non' à la réforme libérale des retraites en 2003, non au
référendum sur le Traité constitutionnel européen en 2005 et non cette
année au contrat première embauche (CPE). Si on croit qu'à partir de ce
mouvement antilibéral puissant exprimé depuis 2002, en 2007 un candidat
de gauche va gagner sur des idées pas très loin de Blair, je pense que
l'on se trompe. Je pense que pour gagner, il faut rassembler la gauche
et que ce sont mes positions qui sont les plus capables de le faire.
29 octobre 2006
ECOLOGISTE
Laurent FABIUS : l'urgence écologiste (extraits) Dérèglement climatique,
augmentation des pollutions, catastrophes naturelles, ma conviction est forte
et ancienne : le 21ème siècle sera écologique ou ne sera pas. La prise de
conscience de cette situation se développe rapidement, y compris aux
Etats-Unis, comme le montre l’excellent film de l’ancien vice-président Al
Gore. Dans notre pays, la plupart des forces politiques et des candidats à la
présidentielle parlent d’écologie, mais bien peu indiquent sur quelles mesures
concrètes ils s’engagent pour faire du développement durable une priorité dans
tous les domaines de l’action publique. Le bilan de la droite sur ce
sujet est consternant : loi sur l’eau vidée de son contenu, plan climat sans
mesure contraignante, affaiblissement politique du ministère chargé de
l’environnement et réduction très forte de ses crédits, privatisation d’EDF et
de GDF qui prive nos concitoyens d’un outil majeur de régulation publique,
construction d’un nouveau réacteur nucléaire EPR sans débat et sans
perspectives fortes pour les énergies renouvelables, discrédit international
avec l’équipée du Clémenceau au mépris de la Convention de Bâle sur les déchets
dangereux. Quant aux propositions du candidat Sarkozy, il ne faut pas beaucoup
d’effort pour lire entre les lignes l’obéissance fidèle aux lobbies divers qui
agissent contre l’écologie. Qui sont les premières
victimes de la raréfaction des ressources en eau propre ? Lorsque Katrina
balaie La Nouvelle
Orléans C’est pourquoi il est
important, sur la base de notre projet socialiste, d’approfondir et de préciser
nos propositions. Celles-ci ne peuvent se limiter à un discours vague sur
l’excellence environnementale ou à des propositions emblématiques, comme
l’interdiction de l’expérimentation des OGM de plein champ, qui sont
indispensables mais ne suffisent pas. Leur mise en œuvre devra s’appuyer sur un
débat démocratique permanent qui fournit aux citoyens un vrai droit d’être
informé dans la transparence, de donner leur avis, d’alerter et de débattre, et
un vrai pouvoir de prendre des initiatives. 1) Une loi programme fixant
sur cinq ans des objectifs contraignants sur les économies d’énergie, les
énergies renouvelables, la préservation de l’eau et le développement des
transports collectifs. Cette loi s’appuiera sur
deux mesures montrant clairement notre différence par rapport à la politique
actuelle, et indispensable pour atteindre ces objectifs : EDF retrouvera un
statut 100% public, et la mise en concurrence de l’énergie pour les
particuliers prévue par la droite au 1er juillet 2007 sera immédiatement
réexaminée. En matière de politique
énergétique, la priorité aux économies et aux énergies renouvelables se
traduira par plusieurs mesures très ambitieuses. Dans l’habitat, la mise aux
meilleures normes d’isolation de tous les logements sociaux devra être réalisée
sur les cinq prochaines années. Dans les transports, sera mis en œuvre un
programme volontariste de ferroutage, jusqu’à présent toujours annoncé mais
jamais réalisé. La diversification énergétique se traduira par un accroissement
très important des crédits en faveur des énergies renouvelables et de l’habitat
écologique. Face au péril du dérèglement
climatique, je proposerai à nos partenaires européens l’adoption d’une
fiscalité écologique fondée sur le principe du pollueur/payeur. Et nous
mobiliserons la communauté internationale pour qu’une Organisation mondiale de
l’environnement voie enfin le jour, capable notamment de sanctionner les pays
qui violent le protocole de Kyoto et de faire respecter les exigences
environnementales dans les échanges internationaux. 2) Agir pour un véritable service
public de l’environnement Il n’existe pas en France de
service public de l’environnement identifiable par les citoyens. Lorsqu’ils
souffrent du bruit ou des odeurs d’une installation industrielle, lorsqu’ils
suspectent la présence de plomb dans leur logement, les Français n’ont pas de
service de proximité vers lequel se diriger spontanément. Ceci suppose de
sortir de l’incantation et de constituer enfin le grand ministère de
l’environnement autour des pôles environnement, agriculture, transports et
énergie. Il impose aussi, en matière d’eau et de déchets, de rendre aux
collectivités publiques leur pouvoir de décision aujourd’hui limitée dans les
faits par certains intérêts privés. 3) Un plan national de
soutien pour des villes écologiques La réalité urbaine
quotidienne est trop souvent celle du bruit, de la laideur, de l’étouffement.
Je veux relancer une politique de lutte contre le bruit et aider à la
couverture des périphériques et des grands axes des centres-villes. Il faudra
aussi rétablir les aides publiques au transport collectif laminées par la
droite depuis 2002 et rééquilibrer les dépenses entre le transport individuel
routier, privilégié, et les autres modes de transport. Je propose enfin
d’encourager un aménagement du territoire plus écologique, notamment en
incitant au rapprochement de l’habitat avec le lieu de travail. 4) De vraies initiatives
pour la reconquête de nos ressources naturelles Le patrimoine naturel de
notre pays est très dégradé. 75 % des eaux douces françaises sont contaminées
par les nitrates et les produits phytosanitaires, la Méditerranée a perdu une
large part de ses poissons avec l’envahissement de la taxifolia et la pêche
intensive, les sept parcs naturels nationaux sont remis en cause par la loi
présentée par le gouvernement, les marais et les rivières s’appauvrissent faute
d’entretien et augmentent les risques d’inondations, les terrains durablement
pollués se multiplient. Dans notre pays comme dans le monde, la nature et sa
diversité biologique sont en danger. C’est pourquoi il faudra réorienter la
politique de l’eau en faveur de la préservation de la ressource, lancer un
programme national anti-phytosanitaire permettant de diminuer par deux en cinq
ans les volumes répandus par l’agriculture, et renforcer l’action de protection
des espaces naturels. 5) Un vice Premier ministre,
Ministre d’Etat en charge du développement durable La mise en œuvre de ces
engagements réclamera l’engagement personnel et constant du prochain Président
de la République. Mais dans la République parlementaire nouvelle que je
souhaite mettre en place, où le Président aura le pouvoir d’impulser, le devoir
de s’expliquer et le droit d’arbitrer, ce ne sera pas à lui de gouverner. Il
importe donc que le ministre en charge de l’écologie dispose de larges pouvoirs
et qu’il occupe une position centrale au sein du gouvernement. Pour cela, je
souhaite qu’il soit le numéro 2 du gouvernement, en tant que Ministre d’Etat ou
vice-Premier ministre. L’écologie accédera alors,
enfin, au rang politique que justifie le défi sans précédent qu’elle représente
pour l’humanité, pour notre planète et, pour notre avenir commun.
Pour moi, l’urgence
écologique est simultanément une urgence sociale. C’est vrai au niveau mondial
comme à l’intérieur de nos frontières.
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20 octobre 2006
PRESIDER
Laurent FABIUS
newsletter du 5 octobre 2006 : Laurent Fabius, candidat du pouvoir d'achat
newsletter du 10 octobre 2006 : Laurent Fabius, extraits de son intervention devant le conseil national
newsletter du 12 octobre 2006 : Touche pas à ma laïcité
newsletter du 17 octobre 2006 : "J'espère des débats télévisés façon TNT, pas ORTF"
L'ensemble des newsletters envoyées par mail se trouve sur le site : www.ps33.fr rubrique élections/présidentielles 2007
14 octobre 2006
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13 octobre 2006
LAICITE
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INFORMATIONS

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Le vendredi 13 Octobre 20066
La
profession de foi de Laurent Fabius
Chère camarade, cher camarade,
En 2007, la France va choisir son chemin. Soit c’est la droite qui l’emporte et notre pays glissera sur le toboggan libéral. [..]
Soit c’est la gauche, et le vrai changement sera possible : nous le souhaitons et nous y travaillons de toutes nos forces. Dans le prolongement des conquêtes obtenues de haute lutte, face à la droite et aux intérêts de l’argent, par les gouvernements de L. Blum, F. Mitterrand et L. Jospin, le Parti Socialiste et la gauche pourront alors contribuer à bâtir une France forte et solidaire. Une France forte parce que solidaire.
La
liste des 8000 premiers signataires du comité de soutien de Laurent Fabius est
en ligne.

Préparez-vous aux débats télévisés
Trois débats thématiques entre les présidentiables seront retransmis à la télévision :
• Le 17 octobre sur les questions économiques et sociales
• Le 24 octobre sur les questions de société et l'environnement
• Le 7 novembre sur l'Europe et l'international
Cliquez ici pour en savoir plus sur les modalités de diffusion de ces débats.
Carnet de campagne
Claude
Bartolone souhaite que Ségolène Royal retrouve rapidement son calme
Claude Bartolone était ce matin l'invité de Christophe Barbier sur LCI. Il a mis en garde Ségolène Royal qui déclarait hier qu'elle se réservait le droit de ne pas participer aux débats internes prévus entre les présidentiables du PS.
La
commission des sondages « relativise la pertinence » des enquêtes sur le PS
La commission des sondages, organisme national chargé du contrôle des enquêtes d'opinion, a invité jeudi à « relativiser la pertinence et la signification des sondages » auprès des sympathisants PS, récemment publiés.
Ils soutiennent Laurent Fabius
Dans les Deux-Sèvres, Rénover Maintenant choisit Laurent Fabius
« Nous nous prononçons pour la candidature qui apparaît la plus à gauche : celle de Laurent Fabius ».
Joseph
Dion : « Pourquoi je soutiens Laurent Fabius »
Joseph Dion est secrétaire de section d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), voici la lettre qu'il a adressé aux militants de sa section.
Marie-Pierre
Boyd : « Pourquoi je soutiens Laurent Fabius »
Marie-Pierre Boyd est secrétaire fédérale aux Droits et à l'Egalité des Femmes de la fédération de l'Aude.
Florent
Lebourg : Témoignage d'un jeune militant varois
Jeune militant NPS de la section de Toulon, Florent Lebourg est membre suppléant du conseil fédéral du Var.
Débats et analyses
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Didier Marie : Oui à une France en sécurité, non à une France sécuritaire
Equipier de Laurent Fabius, Didier Marie est
président du Conseil général de Seine-Maritime
"En 2002, un des thèmes majeurs de la campagne présidentielle avait été la lutte
contre l’insécurité. Cinq ans après, ce thème est à nouveau au cœur du débat.
Quelles conclusions en tirer ? La situation n’aurait-elle à ce point si peu
évoluée ? Non au contraire, elle s’est très largement dégradée." Lire la
suite.
Environnement
: le trou d’air européen
Tribune de Anne Ferreira et Marie-Noëlle Lienemann publiée l'hebdomadaire Politis
Députées européennes socialistes, Anne Ferreira et Marie-Noëlle Lienemann s’inquiètent des reculs du Parlement européen sur les sujets environnementaux. Lire la suite.
Maire-Noëlle
Lienemann : «Le problème ce n'est pas la «valeur travail», mais la «valeur du
travail»
Marie-Noëlle Lienemann est interviewée par sur le pouvoir d'achat par Marianne2007.info
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A consulter et diffuser largement :
Les 7 engagements pour 2007 de Laurent Fabius.

