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NON A UNE EUROPE NEOLIBERALE : OUI A UNE EUROPE DURABLE SOCIALEMENT, ECONOMIQUEMENT DANS UN ENVIRONNEMENT PROTEGE, VOTONS NON AU REFERENDUM SUR LE PROJET DE TRAITE EUROPEEN

06 novembre 2005

MOTION 2 : « Rassembler à Gauche »

MOTION 2 : « Rassembler à Gauche »

 

 

 

Abroger pour faire quoi ?

La réforme fiscale Villepin-Breton

 

I. POURQUOI L’ABROGER ?

 

3 bonnes raisons d’abroger cette réforme : elle est injuste, coûteuse et inefficace.

 

1. Une réforme injuste

 

Il convient de distinguer les deux principaux volets de la réforme fiscale :

 

a) La réforme de l’impôt sur le revenu (suppression de l’abattement de 20% ; baisse des taux et du nombre de tranches)

 

Selon les déclarations de divers membres du gouvernement, les mesures fiscales sont censées profiter d’abord aux « classes moyennes » même si « tout le monde doit y gagner ».

 

En réalité, les principaux gagnants seront les 1% de Français qui gagnent plus de 10 000 euros par mois : en effet, au-delà d’un seuil situé à … 120 000 euros par an, les réductions d’impôt s’envolent (l’avantage atteint plus de 2500 euros pour un célibataire salarié gagnant 160 000 euros par an). L’explication est simple : dans la mesure où la majeure partie des revenus de ces contribuables est imposée au taux marginal le plus élevé, ils sont les principaux bénéficiaires de la diminution de ce dernier. Cet effet est amplifié par la suppression de l’abattement de 20% (la partie des revenus supérieure 117 900 euros ne bénéficiait pas jusqu’à présent de l’abattement de 20% : elle était donc taxée au taux marginal le plus élevé et bénéficie pleinement du passage de ce dernier de 48 à 40%).

 

Pour les autres contribuables, l’opération est nettement moins intéressante puisque le gain ne dépasse jamais pas 500 euros dans le cas d’un salarié célibataire gagnant au plus 3500 euros par mois.

 

Au total, comme l’a montré l’OFCE(Lettre de l’OFCE, n° 267, 20 octobre 2005), 40% des 3,6 Mrds d’allégements iront aux 10% des Français les plus favorisés, dont 31% aux 5% les plus riches ! En revanche, les 50% de Français les plus modestes ne bénéficieront de l’allégement que pour moins de 30% de celui-ci.

 

b) La mise en place d'un « bouclier fiscal »

 

Ce bouclier (l’appellation est révélatrice…) vise à limiter à 60% des revenus le poids des impôts directs. En réalité, il s’agit d’un dispositif visant essentiellement à réduire l’ISF. De fait, environ un 30% des redevables de cet impôt bénéficieront du bouclier (93 000 sur les 335 000 assujettis à l’ISF en 2004). Parmi ces derniers, on estime que le nombre de situations aberrantes comme celles rencontrées sur l’île de Ré, par exemple, s’élèverait à 2000. Autrement dit, le gouvernement, qui se défend de vouloir réformer l’ISF, l’a fait par des voies détournées, mais particulièrement efficaces.

 

Face à un discours de plus en plus répandu qui tend à diaboliser l’ISF, il convient de rappeler quelques faits :

- l’ISF était déjà plafonné, puisqu’il était partiellement réduit quand la somme de l’impôt sur le revenu net de l’ISF atteignait 85% des revenus. Le « bouclier fiscal » ne se substitue pas, mais s’ajoute à ce dispositif ;

- l’une des justifications de l’ISF est d’éviter que les richesses s’accumulent dans les mains d’un petit nombre. En baissant le poids de l’ISF, le gouvernement accentue la rigidité de la société française et met à mal, un peu plus encore, un ascenseur social déjà bien grippé.

 

2. Une réforme coûteuse

 

L’ensemble des mesures annoncées par le gouvernement représente un coût important pour les finances publiques, évalué à 3,6 Mrds d’euros. Ce cadeau fiscal représente les deux tiers du coût total du RMI. Au moment où l’exigence de solidarité s’accroît du fait des difficultés rencontrées par les plus modestes, où les services publics voient leurs infrastructures se dégrader faute d’investissements suffisants (cf. SNCF), où l’université et la recherche manquent cruellement de moyens, cette baisse d’impôts est particulièrement malvenue.

Il faut ajouter que le coût de cette réforme n’est pas assumé par le gouvernement actuel, mais qu’il est en grande partie reporté sur 2007 puisque les allégements prévus s’appliqueront sur les revenus de 2006. Autrement dit, M. Villepin fait payer au prochain gouvernement ses effets d’annonce d’aujourd’hui.

 

3. Une réforme inefficace

 

Comme toutes les réformes fiscales bénéficiant surtout aux plus aisés,

la réforme Villepin-Breton

n’exercera pas d’effet de relance de la consommation ; par ailleurs, elle privera l’Etat de ressources précieuses au moment où elles sont les plus nécessaires ; au total, son effet sur la croissance sera au mieux nul, plus probablement négatif.

 

II. L’ABROGER, POUR QUOI FAIRE ?

 

Fusionner l’IR et la CSG

 

Pour élargir la base de la progressivité : lorsque l’on considère la progressivité du système fiscal dans son ensemble, la France est l’un des pays d’Europe où l’impôt est le moins progressif. La cause en est connue : le seul impôt progressif de notre système fiscal est l’IR et son rendement est faible. La fusion de l’IR et de la CSG est un moyen d’apporter plus de progressivité, donc plus de justice dans notre système. Cela ne se fera pas au détriment de la compétitivité fiscale de la France : il s’agit seulement de rendre notre système fiscal aussi progressif que celui de nos principaux partenaires européens.

 

En revanche, une hausse de la TVA, qui frapperait surtout les ménages modestes, serait injuste et préjudiciable à la consommation populaire.

 

En finir vraiment avec les « niches fiscales »

 

Le coût représenté par les niches fiscales s’élève à 50 Mrds d’euros par an : cela équivaut au montant de l’impôt sur le revenu.

 

Pour conquérir des marges de manoeuvre financières, il faudra réduire le nombre de ces niches et plafonner le bénéfice fiscal qui en résulte. Les ressources supplémentaires procurées par un tel plafonnement pourraient atteindre jusqu’à 10 Mrds (termes de la motion). Il est à noter que le plafonnement prévu par la réforme fiscale Villepin-Breton s’établit à un niveau très élevé (8000 euros par foyer, 9500 euros pour une famille avec 2 enfants) ; par ailleurs, la réforme ne réduit pas le nombre de niches. Ce plafonnement conduira donc à des résultats très faibles : 100 millions d’euros tout au plus en 2007 (chiffrage

OFCE).

 

Mettre en place une fiscalité favorable à l’investissement mais pas aux profits de quelques-uns

 

La situation actuelle est choquante : les grandes entreprises affichent des profits records tandis que leurs investissements sont en berne. Les profits de quelques-uns – comme les « parachutes dorés » de certains dirigeants – seront plus lourdement taxés. A l’inverse, l’investissement sera encouragé sous la forme d’une fiscalité plus favorable pour les bénéfices réinvestis.

En ligne sur http://rassembleragauche33.free.fr :

- les 2 pages du Populaire Girondin consacrées à la motion 2

- le texte intégral de la motion 2

- le résumé des propositions

- les argumentaires sur

o Education, recherche, enseignement supérieur

o Le SMIC à 1500€ d’ici 2012

o Reconquérir la propriété publique d’EDF

o Constitution européenne, en 2007, il faudra faire respecter le vote des français

o Emploi, 1ère priorité

o Garantir à tous les retraités une pension décente

o Un logement pour chacun, une ville pour tous

o Comparatif Motion 1 et Motion 2

o Pour une nouvelle république

o Puisque l’on nous en parle, parlons-en : non aux mises en cause personnelles

- le discours de Laurent Fabius à la Mutualité (en vidéo)

NOUVEAU

- l’argumentaire sur la réforme fiscale Villepin-Breton

- « Nous avons voté oui, nous soutenons la motion Rassembler à gauche »


                         

Posté par Jean_Robert Bos à 22:33 - MOTION 2 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


23 octobre 2005

MOTION 2 : « Rassembler à Gauche » GIRONDE

MOTION 2 : « Rassembler à Gauche »

 http://rassembleragauche33.free.fr

Lire comparaison_2_et_1.jpg  et comparaison_2_et_1_suite.jpg

 

Marie-Noëlle Lienemann

28 octobre à 18h30

Salle Ferdinand Cabanel

Place Buscaillet

(Bordeaux)

 

Claude Bartolone

Assemblée générale des motions

4 novembre à 20h

Gymnase JR Guyon

(Floirac)

 

 

Posté par Jean_Robert Bos à 20:56 - MOTION 2 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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