01 novembre 2005
Un nouveau parti socialiste, pour une alternative socialiste : MOTION 5
Un nouveau parti socialiste, pour une alternative
socialiste
Motion 5
Nouveau Parti SocialisteEn quoi notre motion pour
le congrès du Mans : «
Pour une alternative socialiste », présentée entre autres par Vincent Peillon Arnaud Montebourg Henri Emmanuelli
Elle est la seule à
affirmer que ce congrès n’a pas pour but de donner un avantage à tel ou
tel candidat à la présidentielle, mais de doter le parti socialiste d’un
projet alternatif au libéralisme, capable de rassembler la gaucheen 2007. Le choix du
candidat viendra après avoir clarifié le choix de société que nous proposons
aux Français. Nous n’acceptons pas le carcan de la 5e
République, qui voudrait réduire tout débat au choix de l’homme
providentiel, au détriment de la confrontation des projets et des choix
citoyens. Ce n’est donc pas un hasard
si notre motion est la seule à ne pas se contenter de proposer une réforme de
la 5e République, mais au contraire d’instaurer une 6e
République, où le Premier Ministre et le gouvernement détiennent tout le
pouvoir exécutif et sont responsables devant l’Assemblée.
Nous abrogerons les contre-réformes de celle-ci sur les
retraites, la sécurité sociale et le droit du travail. Nous proposerons
de véritables réformes pour garantir les retraites, le droit à la santé pour
tous, la protection des salariés face aux licenciements boursiers et à
l’arbitraire patronal.
Nous ne voulons pas d’une fiscalité au service de
l’accumulation financière des plus riches. Nous voulons une
fiscalité redistributive, fondée sur un impôt universel et progressif, la
taxation du capital au même niveau que le travail et une taxe sur les
transactions financières spéculatives pour aider au développement des pays
pauvres.
Nous ne nous contentons pas du chômage de masse, de la misère
des travailleurs pauvres, du déclin industriel de la France et de la casse du
secteur public. Nous proposons de réorienter les profits vers
l’investissement productif et la création d’emplois, de créer les
conditions d’une augmentation générale des salaires et de lutter contre
la précarisation du travail en modulant les cotisations sociales employeurs en
fonction du taux d’emplois précaires dans les entreprises. Nous voulons
une nouvelle politique industrielle conquérante sur les marchés d’avenir,
le contrôle public du secteur de l’énergie, la création d’un pôle
financier public, un service public de l’eau entre les mains des
collectivités territoriales, le redéploiement des services publics et la
création d’emplois publics stables. Pour rendre cela réalisable il est
nécessaire de poser la question de la protection de notre modèle social à
travers un tarif extérieur commun européen.
Nous n’acceptons pas un dialogue social réduit à la
brutalité du chantage au chômage et des menaces policières ou judiciaires. Nous voulons
créer une véritable démocratie sociale en renforçant le poids des syndicats et
la protection sociale et professionnelle des salariés.
Nous refusons que le logement soit livré à la spéculation
financière.la loi
SRU Nous devons rendre le droit au logement opposable et
l’application de la loi SRU(20% de logements sociaux par commune) incontournable. Il
nous faudra également soumettre la spéculation immobilière à une taxation
permettant de financer la construction de logements sociaux.
Nous n’acceptons pas une Education Nationale au rabais
pour les plus pauvres et la précarisation de la jeunesse. Nous voulons
relancer l’ascenseur social par l’école et garantir
l’autonomie financière des jeunes adultes en formation.
Notre motion propose un chemin concret pour relancer la
construction européenne et en faire un levier du développement économique et
humain face à la mondialisation libérale.la
BCE Doter
l’Union d’un budget et d’un impôt pour lancer de grands
travaux, en particulier pour le rattrapage des pays entrants, et une véritable
politique industrielle. Etablir en contrepartie un agenda de convergences
sociale et fiscale. Faire de la BCE un outil au service de ces objectifs. Avancer rapidement
dans ces domaines avec les pays qui le souhaitent. Poser ainsi les bases
d’un gouvernement économique et d’une Europe politique.
Notre motion enfin est la seule à garantir
l’authenticité et la
rénovation. Nous n’avons pas découvert les vertus d’une
politique anti-libérale offensive à l’approche du congrès. Nous
avons toujours été en phase avec le peuple de gauche pour l’exiger, même
quand la gauche
était au pouvoir. Nous ne promettons pas d’ouvrir le
parti après le congrès en le verrouillant avant. Nous proposons de longue date de bâtir un nouveau parti socialiste,
populaire, de masse, féminisé, démocratique, militant, favorisant l’accès
de tous aux responsabilités et la représentation des militants issus de
l’immigration. Nous n’avons pas insulté les autres
forces de gauche avant le congrès, pour leur proposer de se plier à nos
exigences après. Nous avons toujours prôné
une nouvelle union de la gauche
fondée sur le respect mutuel de ses composantes et un contrat de gouvernement
établi à travers un débat public et citoyen.
Vincent Peillon présentera la motion 5
À
l’assemblée générale de la fédération de la Gironde
Le
Vendredi 4 Novembre à 20h00
Gymnase
J.R. GUYON de Floirac
Contact :
Jean-Luc Sallaberry
Cédric Martinez
