08 avril 2006
[ La Lettre NPS n° 8 ]
[ La Lettre NPS n° 8
]
Au sommaire
:
- Le Projet en
question, édito par Benoît Hamon.
- Les soutiens
européens contre le CPE, par
Françoise Castex
- Communiqué de
NPS : Retrait de la loi sur l'« Egalité des
chances »
- Du coté des
fédés : du Nord au Sud, contre le CPE
Retrouvez
les précédents numéros de la Lettre NPS sur le
site
A lire également en pièce
jointe :
Trois articles d'analyse
sur le mouvement anti-CPE.
Et sur le
site www.nouveau-ps.net :
· Journée noire pour l'Union européenne, communiqué de Benoît Hamon
· Démystifier la stratégie de Lisbonne, par Liem Hoang
Ngoc
A vos
agendas :
· Samedi
29 avril, Meeting NPS à Paris, avec Vincent Peillon, Henri
Emmanuelli, Benoît Hamon
(tous les détails dans les prochaines Lettres
NPS)
--------------------------------------
Rappel : Programme de formations
IDF
Vendredi 28
avril: « Emploi et Pouvoir
d'achat » par Liêm Hoang
Ngoc
Vendredi 12 mai : « Immigration et
Intégration » par Aude
Evin
à 19h, à
l'Amphithéâtre du Gymnase Huyghens,
10, rue Huyghens,
75014 Paris, Metro : Vavin ou
Edgard Quinet
Pour
mémoire : Cycle « Fondamentaux »
Vendredi 26 mai :
La question européenne par Benoît
Hamon
Vendredi 9 juin : La question institutionnelle
par Guy Tabacchi
Vendredi
23 juin: La question sociale
Cycle
« Historique »
- Histoire du
PS
- Histoire du syndicalisme
- Histoire de la
République
Cycle
« International »
- L'Amérique
Latine
- Le Proche Orient
- Etats Unis et Impérialisme
- Chine et
Inde
01 mars 2006
La Lettre NPS n°3

[La Lettre
NPS n°3 ] télécharger
Au sommaire :
· Edito :
« La mobilisation continue »
· Du coté des FD :
La 7ème Rencontre régionale NPS Rhône-Alpes à Andrézieux-Bouthéon
(Loire)
· Réagir à l'actu : « Directive "Bolkestein", les euro-députés du NPS en première ligne »
05 novembre 2005
REPONDRE A L'URGENCE SOCIALE
D&S : Gérard Filoche : Paris, le 5 novembre 2005.
Répondre à l’urgence sociale !
Démission de Sarkozy et de ce gouvernement !
Battons cette droite ultra-libérale le plus vite possible, car elle conduit notre pays à l’explosion !
Depuis le 21 avril 2002, la droite continue inlassablement sa
politique de casse sociale… Elle n’a pas voulu entendre les grandes
grèves de 2003 pour la défense de nos retraites par répartition à 60
ans à taux plein. Bien que battu ensuite, dans les urnes en mars et
juin 2004 et encore lors du référendum le 29 mai 2005, le gouvernement
de droite ultra libéral, en refusant d’entendre la majorité écrasante
de notre peuple, fait empirer de jour en jour, la situation…
Les luttes sociales et la résistance au libéralisme ne diminuent
pourtant pas. Les manifestations du 4 octobre dernier, après celles des
18-20 janvier, du 5 février, du 10 mars, du 16 mai, ont rassemblé plus
d’un million de grévistes. La grande presse et l’audiovisuel ne
reflètent pas ce qui se passe en profondeur, mais les conflits sociaux
actuellement sont très nombreux dans le privé, le refus des
licenciements boursiers abusifs (Hewlett-Packard) s’accompagne de
grèves multiples et diversifiées, partout, pour augmenter le pouvoir
d’achat.
Il s’exprime un profond ras-le-bol, une exaspération face aux bas
salaires, à la précarité, aux privatisations , aux menaces de
délocalisations, à la destruction du code du travail… Les luttes
récentes des salariés de Carrefour comme celles des marins de la Sncm
et des traminots de Marseille, de Hewlett-Packard, des défenseurs
d’Edf-Gdf, mais aussi l’explosion violente et désespérée des banlieues
en sont des signes spectaculaires !
Le pouvoir n’entend rien, ne recule devant aucun déni de justice.
Dans le conflit marseillais, un pseudo « médiateur », a joué le grand
numéro de la "personnalité indépendante" sinon « socialisante » et
après avoir "écouté les parties", il a proposé que la RTM ait une
filiale détenue à 40 % par la Connex. Bref le médiateur "indépendant" a
proposé, à la place de la privatisation, la privatisation. La Connex,
c’est cette même entreprise qui brade les missions publiques de la Sncm
et qui tente de faire rouler (mais ils tombent déjà en panne) des
trains privés…
Les traminots marseillais, lucides, et courageux, ont voté contre à l’unanimité !
Alors on assiste à un acharnement incroyable contre les syndicalistes :
la droite brandit la menace de réquisition ! Le préfet de
Villepin-Sarkozy prétend imposer aux grévistes un vote à bulletin
secret, ce qui imite les lois de Margaret Thatcher soumettant les
grèves à des votes majoritaires préalables à bulletin secret. Un
tribunal vient même d’interdire la grève sous prétexte que : "le
motif réel de la grève est d'obtenir l'annulation d'une décision
politique, ce qui est illégal, la grève devant, en France, porter sur
des revendications professionnelles." Ce jugement honteux est
assorti d'une condamnation de 22 000 euros à payer par les syndicats et
10 000 euros par jour de grève reconduite : il force les traminots à
arrêter la grève, pour en redémarrer une autre échappant à ce jugement
dans quelques jours…
Les syndicats, la gauche auraient tort de
laisser passer cela et de ne pas engager toutes leurs forces, dans un
mouvement unitaire de solidarité et de combat contre le gouvernement et
la brutalité de sa répression !
Car dans ce contexte, l'explosion dans les banlieues est aveugle et désespérée :
la droite a cultivé cette désespérance, développé la précarité, le
chômage de masse, les travailleurs pauvres à bas salaires, la
relégation sociale par le logement, le mépris quotidien par le racisme,
le culte de la réussite individuelle par le fric, chacun pour soi et
tans pis pour les autres ! Le culte du dealer cela vient tout droit de
l’apologie à peine déformée de la réussite individuelle de Sarkozy, de
Francis Mer ou de Thierry Breton. Alors quand cela explose, cela ne se
présente forcément pas sous un jour solidaire ni généreux.
Le mouvement syndical n'a aucun intérêt à voir des voitures de salariés
brûler, des installations publiques saccagées, la haine entre voisins
s'instaurer, les pompiers agressés ! Mais c’est, en grande partie,
faute de perspective, faute de combat organisé et centralisé contre la
politique de la droite, si cela arrive ! Pour éviter la dégénérescence
sociale, le mouvement syndical a intérêt à prendre en urgence une
initiative forte contre la politique anti-sociale actuelle et contrer
ces “jacqueries”, empêcher un pourrissement que certains espèrent
instrumentaliser contre les libertés démocratiques, à commencer par le
droit de grève, dans ce pays.
Il faut s’appuyer sur ce que veulent et disent
avec insistance, dans la rue comme dans les urnes, une majorité des
français, une majorité écrasante des salariés : c’est à la gauche toute
entière d ‘être à la hauteur ! lI y a urgence sociale et politique !
La gauche doit élaborer un programme commun antilibéral : c’est
l’encouragement dont ont besoin tous les salariés, les jeunes, tous
ceux qui veulent en finir avec Chirac, Villepin et Sarkozy totalement
illégitimes aujourd’hui !
Un plan d’urgence s’impose pour renverser tout ce qu’a fait la droite :
jamais la France n’a été aussi riche, les profits aussi importants ! Il
faut redistribuer ces richesses, taxer les immenses « cagnottes privées
», augmenter les salaires massivement, réduire la durée du travail et
recréer des centaines de milliers d’emploi supprimés par la politique
de la droite dans le privé comme dans le public. Il faut abroger les
lois Fillon, Douste-Blazy, Raffarin et Villepin, revenir à la retraite
à 60 ans à taux plein, à une Sécu pour tous, à un droit du travail
protecteur, a de vraies 35 h, contre la précarité généralisée, contre
les licenciements boursiers et abusifs.
Le congrès des socialistes a la première
responsabilité dans le choix de reconstruire l’unité et un programme de
transformation sociale avec toute la gauche. Les militants socialistes,
par leur vote du 9 novembre ont une grande responsabilité, historique,
en ce sens !
Gérard Filoche (Nps-As)

