04 septembre 2008
COMITE DE LIAISON DE LA GAUCHE
COMITE DE LIAISON DE LA GAUCHE
Les premiers responsables des Mouvement Républicain et Citoyen, Parti
Communiste Français, Parti Radical de Gauche et Parti Socialiste se
sont rencontrés mercredi 3 septembre et ont décidé, entre autres, de
lancer une pétition nationale pour s'opposer à l'ouverture du capital
de La Poste et de se réunir chaque mois.
Lire le relevé de décision
04 février 2007
BOVE CANDIDAT !
Vous trouverez ci-dessous la déclaration de candidature de José Bové, et diverses réactions.
Déclaration de candidature
St Denis, 1 février 2007
La France n’a jamais été aussi inégalitaire.
Un grand patron gagne 300 fois ou plus qu'un smicard. Les plus riches désertent leur devoir fiscal quand 100.000 personnes dorment dans la rue. Les stocks-options récompensent les licenciements boursiers.
Il est temps de mettre fin à un système qui entraîne la grande majorité des salariés vers la précarité et l’insécurité sociale. Il est temps de décréter l’insurrection électorale contre le libéralisme économique.
Plusieurs dizaines de milliers de personnes m'ont proposé d’être candidat à l’élection présidentielle. J’ai décidé d’accepter que mon nom incarne, sur le bulletin de vote, la volonté commune de battre la droite et l’extrême droite et de redonner l’espoir d’une alternative à gauche. J’ai décidé d’accepter pour que continue le combat pour le rassemblement de toutes les forces de la gauche de la transformation sociale, solidaire, écologiste, antiraciste et féministe. Nous ne nous résignons pas à la division actuelle de ces forces.Nous voulons être le trait d’union entre toutes celles et tous ceux qui veulent que la vie change vraiment.
Je ne suis pas le candidat d’un parti. Je ne suis pas un professionnel de la politique. Ma candidature est celle d’un rassemblement de forces et de citoyens issus du mouvement social, du monde syndical, de courants politiques et des associations de l’immigration qui aspirent à l’unité de cette gauche-là. Cette candidature est une candidature collective portée par de nombreuses voix.
J’appelle aujourd’hui les élus communistes, écologistes, alternatifs, socialistes anti-libéraux à nous permettre, grâce à leurs parrainages, de participer à la campagne officielle.
Nous voulons être les porte-voix des sans-voix, de ces millions de citoyennes et de citoyens qui souffrent de la précarisation sociale et des discriminations. Nous voulons leur dire que l’abstention ou le vote Le Pen conduisent tout droit à l’élection de Nicolas Sarkozy.
Monsieur Sarkozy est un homme dangereux pour notre pays. Sous couvert de promesses multiples, son projet est d’aller encore plus loin dans la voie d'une logique économique qui favorise les plus forts et pénalise les plus faibles. Il est le candidat du MEDEF, du contrat précaire généralisé, du démantèlement progressif du code du travail et des services public, de la suppression de fait de l’impôt sur les fortunes, de l’insulte contre les jeunes des quartiers, du mépris contre les agents des services publics. C’est l’homme de la dissolution de l’Etat social et de sa transformation en Etat policier et carcéral. Cet ami de Blair et de Bush nous prépare une République communautariste et atlantiste.
Nous voulons aussi défendre un projet et des solutions pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent que la vie change vraiment. Nous voulons dire qu’une alternative est possible à celles et ceux qui ne croient plus à la gauche traditionnelle, qui se sont insurgés en votant massivement « non » au projet de traité constitutionnel européen, en se révoltant dans les quartiers populaires, en rejetant le CPE.
Madame Royal incarne une gauche qui a renoncé. Face au social-libéralisme qui a conduit toute la gauche au désastre électoral en 2002, face au projet d’un parti socialiste autiste, qui manifeste un refus de rompre avec la logique économique libérale, nous voulons opposer une gauche de transformation sociale et démocratique, une gauche antiraciste, féministe et écologique. Une vraie gauche.
Notre projet est le fruit d’une expérience et d’une réflexion menées par les militants et les acteurs du changement social. Il résulte d’un travail collectif sans équivalent qui a rassemblé toutes les composantes de la gauche antilibérale. Il n’est pas le résultat d’une approche technocratique qui vise à concilier les dures lois du profit avec un peu d’ordre juste. Nous voulons que les citoyennes et les citoyens soient démocratiquement appelés à conduire et à contrôler la transformation sociale. Notre programme est un outil à la disposition des électeurs et des électrices pour qu’ils se réapproprient l’exercice du pouvoir.
Premièrement, nous voulons l’élaboration d’un plan d’urgence sociale. La réduction massive du chômage et de la précarité est une priorité, ce qui suppose de développer des activités utiles, créatrices d’emplois, d’imposer une stricte réglementation des licenciements et d’instaurer un système de sécurisation professionnelle tout au long de la vie. La revalorisation des minima sociaux et des bas salaires doit être accompagnée d’une fiscalité fortement progressive pour les hauts revenus afin de limiter les inégalités indécentes de revenus. C'est l'exigence de nouvelles relations dans le travail et de nouveaux droits sociaux que nous voulons porter. C'est la nécessité de lutter contre la spéculation financière et de contrer la puissance de l'actionnariat.
Deuxièmement, nous voulons instaurer un nouveau modèle de développement. C’est à la redéfinition du type de croissance, de production, d'échange et de consommation qu’il faut s’atteler. Il faut s’attaquer à la toute puissance des firmes transnationales et des marchés financiers, car leur soif de profit et leur mépris de l’humanité mettent la planète en péril.La question du nucléaire comme celle des OGM doivent être soumises à un débat citoyen qu’il faut conduire et trancher démocratiquement, en toute transparence.
Troisièmement, nous voulons que les millions de personnes qui vivent dans les cités de banlieues, dans les quartiers populaires – quelles que soient leurs origines et leurs croyances – ne soient plus considérés comme des sous-citoyens dans ce pays qui est le leur. Ils ont droit à la justice, à l’égalité et à la dignité. Il n’est pas acceptable que l’accès aux droits fondamentaux, à la santé, à l’éducation, à l’emploi, au logement leur soit restreint, et que la seule réponse aux problèmes qu’ils rencontrent soit celle de la répression policière et sécuritaire qui aboutit souvent, en toute impunité, à des violences, voire des morts.
Quatrièmement, nous réaffirmons que tout être humain, parce que c'est un être humain, doit être reconnu dans son humanité, Nous refusons qu'on continue de priver un être humain de sa dignité en le privant de papiers.
Cinquièmement, la transformation démocratique et sociale exige d’en finir avec le régime de la Ve République. C’est la démocratie toute entière qui doit être vivifiée. Nous voulons une nouvelle République laïque, ouverte sur la société telle qu’elle est, ouverte sur le monde, une démocratie politique, sociale et citoyenne qui élargisse le socle des droits fondamentaux, à commencer par les droits sociaux.
Sixièmement, dès 2007, dans la cohérence avec le « non » du 29 mai 2005, nous entendons que la France propose la refondation de la construction européenne sur des bases démocratiques et sociales. Nous demandons la fin des traités existants et nous proposerons un nouveau texte fondateur.Nous n'accepterons pas que la nouvelle politique qui aurait été choisie par notre peuple soit interdite par les décisions européennes.La présidence française de l’Union, au second semestre 2008, est l’occasion de porter plus largement l’exigence d’un tel changement.
Septièmement, nous nous engageons à pratiquer l’équité pour les départements et territoires d’outre-mer et à leur laisser le choix de l’autodétermination,
Huitièmement, nous voulons, avec tous les peuples qui souffrent, combattre et faire reculer les politiques de libéralisation qui favorisent la guerre économique, l’exacerbation des concurrences, les privatisations et les déréglementations. Nous mettrons fin à la capacité de nuisance des institutions (Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, Organisation Mondiale du Commerce) qui renforcent les inégalités et provoquent des souffrances à l’origine de guerres. Nous défendrons le droit à la souveraineté alimentaire et le libre accès pour tous aux biens communs de l’humanité dont l’eau.
Enfin, parce que les femmes assument de multiples responsabilités, au travail, à la maison, vis-à-vis des enfants et des proches dépendants, parce qu’elles sont majoritaires parmi les chômeurs, les précaires et les bas salaires, nous voulons qu’elles soient les premières bénéficiaires de l’amélioration de nombreux services publics, de la priorité accordée à un service public de la petite enfance et des mesures contre le chômage et la précarité. L’objectif de l’égalité entre les femmes et les hommes doit être poursuivi dans toutes nos décisions, Il est grand temps d’en faire une réalité.
Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition de mettre fin au dogme économique libéral.
Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition d’assumer une véritable transformation sociale.
Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition que nous nous rassemblions, dans l’unité, pour faire avancer la gauche alternative, écologiste, antiraciste, féministe et solidaire.
José Bové,
St Denis, 1 février 2007
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Conférence de presse de José Bové. 1er février 2007
DÉCLARATION DE LÉONCE AGUIRRE ET CHRISTIAN PICQUET
(Du courant unitaire de la LCR)
Depuis la campagne du « non » de gauche au traité constitutionnel européen, l’aspiration à l’unité de la gauche antilibérale s’est révélée insubmersible.
Elle a su résister à la volonté de la majorité de la direction de la LCR de faire cavalier seul pour l’élection présidentielle de 2007, comme à la rupture opérée par la direction du Parti communiste en décembre dernier.
La réunion des 300 collectifs unitaires, à Montreuil, les 20 et 21 janvier, en a fourni la démonstration éclatante. Le succès de l’appel « José Bové peut et doit être le candidat de l’alternative à gauche », avec ses 30 000 signataires, l’a confirmé.
Face au danger que représente le face-à-face entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, qui tire l’ensemble du paysage politique à droite, l’objectif du rassemblement de la gauche antilibérale reste d’une brûlante actualité.
Les questions qui ont été posées avec force ces derniers mois, depuis notamment le lancement de l’appel « au rassemblement des antilibéraux de gauche et à des candidatures communes », se posent toujours avec autant d’acuité. Il faut battre la droite, mais il faut en même temps offrir une alternative au social-libéralisme, qui rompe avec les politiques menées par les différents gouvernements, de droite et de gauche, qui se sont succédé depuis 20 ans. Le cours social-libéral avéré de la candidature Royal démontre qu’il est aujourd’hui impossible de gouverner ou de participer à une majorité parlementaire avec le Parti socialiste. L’unité de toutes les composantes de la gauche antilibérale est indispensable pour faire triompher à gauche une politique de rupture avec le libéralisme et le social-libéralisme, une politique qui réponde aux aspirations et aux revendications portées par le mouvement social et les mobilisations. Ce qui nécessite une redistribution radicale des richesses et, pour cela, la remise en cause la sacro-sainte propriété privée des grands moyens de production, la défense et l’extension des services publics, l’affranchissement des institutions antidémocratiques de la V° République comme de l’Union européenne et de ses traités.
La proposition de candidature de José Bové pourrait représenter une nouvelle chance de reprendre la bataille de la convergence des forces antilibérales. Non, à nos yeux, si elle installait une candidature supplémentaire à gauche du PS, mais si elle représentait un vecteur d’unité entre tous les courants dont l’association fit le succès de la bataille du « non » de gauche. Pour dessiner entre eux un trait d’union possible permettant qu’une candidature collective voit le jour, que José Bové symboliserait sur le bulletin de vote, et dans laquelle pourraient notamment se retrouver Olivier Besancenot et Marie-George Buffet.
Ces questions devant encore être clarifiées, nous ne serons pas présents à la conférence de presse du 1er février, tout en souhaitant poursuivre la discussion avec José Bové et son équipe de campagne.
Sur la base des acquis du travail des collectifs unitaires, en particulier le document « Ambition-Stratégie » adopté le 10 septembre et les 125 propositions du projet de programme, il est encore possible de créer une dynamique militante et populaire qui bouscule et mette en échec les logiques de division et de concurrence entre les antilibéraux de gauche.
Tel est l’engagement qu’ont pris les représentants des collectifs unitaires les 20 et 21 janvier, en appelant « le PCF et la LCR à renoncer à des candidatures séparées ».
Nous le partageons entièrement et entendons agir sans réserve avec eux pour ne pas laisser passer cette ultime opportunité d’empêcher l’éparpillement des forces qui n’ont pas renoncé à affirmer une alternative au libéralisme et au social-libéralisme.
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COMMUNIQUE COMMUN DU MARS ET DE LA GAUCHE REPUBLICAINE :
L’UNITE D’ABORD !
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José Bové est donc officiellement candidat à l’élection présidentielle. Il s’agit de la 3ème candidature issue du rassemblement unitaire du « non de gauche » au référendum sur le projet de constitution européenne. Il s’agit aussi de la deuxième candidature, après celle de Marie-George Buffet, de signataires de l’appel dit du 10 mai qui avait soulevé l’espoir d’une unité de la gauche antilibérale aux présidentielles et aux législatives afin de battre la droite et de modifier la donne à gauche.
Les difficultés de Ségolène Royal prouvent que cet objectif n’était pas vain. Il ne sera malheureusement pas atteint à l'élection présidentielle alors même que la réunion de Madrid ce week-end et les déclarations d’Angela Merkel en tant que Présidente de l’Union, démontrent que les libéraux n’ont pas renoncé à mettre au pas notre peuple. L’unité des antilibéraux aurait été fondamentale pour répondre à ces intimidations et aux offensives de la droite en France que symbolise Sarkozy. Il s’agit donc d’un échec.
Que ce soit lors de la réunion nationale de l’Ile St Denis en décembre ou durant celle de Montreuil récemment, le Mars et la Gauche Républicaine ont estimé que pas plus Marie-Georges Buffet que José Bové n’étaient en mesure de représenter l’ensemble de notre mouvement, sa diversité et son aspiration unitaire. Chacun a sa légitimité, celle de son courant de pensée, et chacun emmène dans sa campagne une partie des militants des collectifs.
Plusieurs sensibilités et représentants de collectifs ont choisi de soutenir José Bové comme « candidature levier » de la dernière chance, pour tenter de renverser le cours des choses et de rassembler, dans un ultime effort Olivier Besancenot et Marie-George Buffet. Nous partageons cette aspiration, mais nous la croyons peu réaliste : non seulement la LCR et le PCF ont déjà répondu négativement, mais encore l’orientation de la précampagne de José confirme non seulement qu’il s’agit d’une 3ème candidature (seulement conditionnée par l’obtention des parrainages d’élus) et, surtout, que cette candidature est bien celle d’une sensibilité de notre rassemblement. Il reste à souhaiter que le cours de la campagne n’aggrave pas les divisions qui entament notre démarche.
Car il y a un après…
La nécessité de notre rassemblement et de son orientation stratégique sera toujours d’actualité après les Présidentielles. Sans oublier de tirer - sans concession - les leçons de son échec, la gauche antilibérale doit s’efforcer de retrouver son unité pour les législatives et pour construire un rassemblement durable. Malgré la crise que nous connaissons, des centaines de collectifs unitaires continuent à exister, une grande part ayant choisi de ne pas d’engager en tant que tels pour l’un ou l’autre des candidats afin de préserver l’avenir. C’est la démarche que nous privilégions.
De même, il nous paraît nécessaire de reconstruire une coordination de notre démarche associant l’ensemble des mouvements et sensibilités de la gauche antilibérale et les représentants légitimes des collectifs. Pour jouer son rôle, cette coordination ne peut évidemment avoir un engagement partisan pendant la campagne présidentielle au cours de laquelle elle devra être, au contraire, garante de l’unité en se manifestant dans des initiatives à définir en commun. Ce sera le sens de nos propositions dans les semaines à venir à commencer par la première réunion de la coordination issue de la réunion de Montreuil où nous assisterons en tant qu’observateurs le 3 février prochain.
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Position Clementine AUTAIN
La cohérence, sur la durée
Blog de Clémentine AUTAIN
J’ai pris le temps de la réflexion, dans une période mouvementée pour la gauche anti-libérale. Nombre d’entre vous attendaient ma position sur la candidature de José Bové. J’ai pris le temps de la mûrir. Voici mon état d’esprit.
La dynamique des collectifs anti-libéraux n’a pas permis de faire advenir une candidature unitaire à la présidentielle de 2007. Avant Noël, nous avions enterré cette démarche. Une révolte citoyenne et militante a permis de relancer l’hypothèse d’une candidature anti-libérale unitaire en 2007, avec José Bové. La pétition lancée à la rentrée a connu un vif succès. Les deux journées de rencontre nationale de militants de collectifs anti-libéraux à Montreuil les 20 et 21 janvier derniers ont également traduit la volonté farouche d’en découdre, de ne pas baisser les bras, de faire cette campagne.
Je suis en profonde sympathie avec ce mouvement. Il exprime la volonté de ne pas renoncer après les décisions mortifères de la LCR et du PCF. Il rassemble des sensibilités différentes et veut porter les 125 propositions définies dans les collectifs. L’engagement d’un syndicaliste et altermondialiste peut permettre de bâtir des passerelles entre le social et le politique. Enfin, je pense que cette candidature peut capter des énergies citoyennes et militantes que les réseaux politiques traditionnels n’arrivent pas à drainer.
C’est pourquoi, dans ce paysage éclaté, la candidature de José Bové a une réelle légitimité. Pour ma part, je me refuserai à y voir une candidature de division, au prétexte qu’elle se déclare en dernier. La division est du côté de ceux qui se sont déclarés en premier, tournant le dos aux règles contraignantes mais nécessaires du consensus. Puisque cette candidature a une légitimité, je souhaite qu’elle ait les moyens d’aller jusqu’au bout. Je suis prête, pour cela, à donner ma signature d’élue.
Mais je ne m’engagerai pas plus avant dans cette campagne. Pour des raisons qui n’ont rien à voir avec ce que je pense et de José et du mouvement qui le porte. Depuis la victoire du 29 mai 2005, j’ai dépensé toute mon énergie à faire advenir l’unité de toutes les sensibilités, cultures, traditions de la gauche d’alternative, à ce que PCF et LCR fassent cause commune, à ce que la tradition du mouvement ouvrier s’articule, se frotte à l’écologie, au féminisme, à l’altermondialisme, à tout ce qui a émergé des mouvements sociaux et des milieux intellectuels critiques depuis novembre-décembre 1995. Cet engagement n’a pas été de circonstance : cela fait plus de dix ans que je participe activement à des espaces de convergences. Et j’ai bien l’intention de continuer car, comme je l’ai dit dans je ne sais combien de meetings et d’interviews, seul le rassemblement de toutes les forces antilibérales peut permettre d’ouvrir une autre voie à gauche. Combien de fois ai-je dit : “soit on gagne tous, soit on perd tous” ou encore “séparés, nous ne réussirons qu’à nous compter, et ce ne sera pas glorieux…” ? L’unité, c’est le seul moyen de créer une dynamique populaire, de déjouer le bipartisme, de changer les conditions d’existence du plus grand nombre.
Tant que cela sera institutionnellement possible, je me battrai pour que la raison l’emporte, contre toutes les stratégies particulières. Je le ferai avec ceux qui, dans la LCR et le PCF, ne se résignent pas à la division. Je le ferai avec toutes celles et ceux qui, autour de la candidature Bové, veulent tenter un ultime moyen de pression. Je le ferai avec les militant-es de l’alternative qui ne veulent pas laisser le champ libre au bipartisme. Cela je le ferai, sans mesurer ma peine. Mais je ne peux pas non plus ignorer que la LCR et le PCF s’ancrent plus que jamais dans leurs choix et que donc, à l’arrivée, il y aura trois candidatures dans le camp antilibéral.
Au total, on a remis 10 balles dans la machine. Plus personne ne peut avoir de doutes sur nos capacités à compter nos divisions - un charme qui colle si bien à l’extrême gauche… Nous voulions voter pour les “3B” ensemble, nous risquons d’avoir le choix entre 3Bulletins de vote. Avec à la clé, un concours du meilleur second rôle à côté du PS et trois mois de concurrence libre et faussée entre les 3B. Chacun – et Bové lui-même ne pourra y échapper- devra mettre l’accent sur ses spécificités, au détriment du trait d’union que seule une candidature commune rendait possible.
J’ai fait du combat pour notre rassemblement la pierre de touche de mon engagement, la clé de mon identification. C’est pour la rendre possible que je m’étais déclarée candidate en septembre. M’engager dans le soutien à ce qui sera de fait un segment, nécessaire mais un segment quand même, de l’antilibéralisme ne serait pas conforme à ce que j’ai fait, dit et à ce que je veux être.
Après les mouvements sociaux de 1995, le 21 avril 2002, le 29 mai 2005, les révoltes dans les banlieues et le mouvement contre le CPE, comment est-il possible que nous ne soyons pas à la hauteur de ces contestations sociales ? Il va falloir comprendre ce raté insensé. “Il y a crise quand le jeune ne veut pas naître et quand l’ancien ne veut pas mourir”, disait Gramsci. On doit être quelque part par là…
Il n’est pas facile, quand le militantisme tient aux tripes, de rester à l’écart d’une campagne. Ce n’est pas enthousiasmant et on ne s’y fait pas que des amis… Mais, en politique, il n’est rien de plus important que la cohérence, sur la durée. Je préfère aussi ne pas faire semblant et rester en phase avec ma conviction profonde. Je respecte les choix de chacun. Le mien est de rester fidèle à ce que j’ai dit et fait jusqu’à ce jour: la convergence la plus large de la gauche de transformation sociale est ma seule boussole. Elle ne nous guide pas aujourd’hui, pour la présidentielle. Nous la retrouverons demain.
Clémentine Autain
P.S. : ne riez pas mais, puisque je ne suis pas porte-parole de José Bové, des bruits circulent depuis ce matin, me dit-on, dans le milieu journalistique sur mon ralliement à… Ségolène Royal !!! Je ne sais pas qui s’amuse à raconter des trucs pareils mais ça devient aussi pénible que suspect. Là encore, continuité : je ne suis pas devenue sociale-libérale tendance ordre moral. Et c’est pas demain la veille.
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Précisions de Claude DEBONS
Plusieurs militants m'ayant demandé, suite à des informations approximatives parues dans la presse, des précisions sur ma position, les voici :
Elle n'a pas changé par rapport à mon texte du 5 janvier et à mon intervention à Montreuil :
Comme je l'ai déclaré à la presse :
"La candidature de José Bové prend son sens si elle permet de relancer le rassemblement de la gauche antilibérale autour d'un candidat commun. A défaut, la dispersion de la gauche de transformation sociale à l'élection présidentielle ne répondrait pas à l'immense espoir suscité par la victoire du Non au référendum du 29 mai".
Dit autrement :
1 - Je suis favorable à une campagne jusqu'en mars en faveur d'un rassemblement de la gauche antilibérale derrière une candidature commune ; popularisant nos propositions communes et appelant MGB et OB a y prendre toute leur place. Cette campagne se traduisant notamment par quelques grands meetings. La candidature de José Bové étant proposée comme trait d'union possible. Le point sera fait début mars sur la dynamique suscitée. Cette campagne doit être organisée dans le cadre de la coordination nationale des collectifs et je suis prêt à y prendre ma place.
2 - Je continue de penser que l'ajout d'une candidature supplémentaire, si elle répond à une attente des militants après Saint Ouen, risque bien d'apparaître aux yeux de l'électorat (qui n'a pas la même perception des choses) comme la troisième confirmation que la gauche antilibérale n'a pas réussi à se rassembler ; ce qui ne lui permet pas d'apparaître comme une alternative crédible au social-libéralisme au moment où sa candidate conduit toute la gauche à la défaite. C'est pourquoi, pour moi, la réunion d'évaluation de début mars n'est pas une clause de style mais une échéance sérieuse.
3 - Cela n'enlève rien à la légitimité d'une candidature de José Bové pour tout ce qu'il représente et pour les combats qu'il mène. Cette candidature ne porte pas la même tache originelle que les deux autres et elle sera sans doute la seule à parler d'unité mais elle ne sera pas la candidature unitaire (hélas). Je juge donc normal que s'organisent les moyens de mise en oeuvre concrète de cette candidature dans un comité de campagne ad hoc. Mais, eu égard au point 2 ci-dessus, je ne souhaite pas y participer.
4 - Il serait suicidaire pour l'avenir du rassemblement unitaire de la gauche antilibérale que les choix différents des militants à la présidentielle se traduisent par l'éclatement des collectifs. C'est pourquoi des collectifs font sagement le choix de rester ensemble pour les législatives et les assises de l'automne ; tout en laissant libres leurs membres de participer aux campagnes présidentielles dans des structures spécifiques de soutien à tel ou tel candidat. C'est une attitude que j'approuve totalement.
5 - Pour ma part, je reste fidèle à notre stratégie définie dans les textes adoptés par les collectifs (Ambition-stratégie, Ce que nous voulons).
- Une ambition majoritaire pour changer la donne à gauche, y battre le social-libéralisme et y rendre majoritaire une politique de rupture avec le social-libéralisme. C'est la condition nécessaire pour des changements profonds dans notre pays.
- L’unité de la gauche antilibérale (l’arc des forces de la campagne du 29 mai) est le levier indispensable de cette ambition : renoncer à cet objectif stratégique reviendrait à abandonner l’ambition majoritaire et à choisir, de fait, un autre projet politique.
- Le centre de gravité politique doit permettre l’ambition majoritaire et l’unité de la gauche antilibérale ; et offrir une perspective commune aux crises d’orientation qui traversent les différentes formations de la gauche. Soit « une gauche de gauche » réalisant la synthèse entre le meilleur des acquis du mouvement ouvrier et des combats républicains et les apports des nouveaux mouvements sociaux (féminisme, écologie, altermondialisme…).
- La construction durable de notre rassemblement nécessite aujourd’hui une médiation intermédiaire permettant une structuration de notre regroupement avec toutes les forces qui y sont prêtes maintenant afin de créer un rapport de force plus solide en faveur d’une unité plus large demain.
6 - C’est à la lumière de cette orientation que je réfléchis à notre intervention dans les échéances électorales qui viennent. Les choix tactiques ne doivent pas contredire ou nous faire reculer par rapport à notre orientation stratégique.
Le 2 février 2007.
24 décembre 2006
Tribune LIBERATION 22 décembre 2006.
MAINTENANT, IL FAUT FAIRE DU NEUF A GAUCHE.
par Claude DEBONS, Raoul Marc JENNAR, Yves SALESSE.
La décision du Parti communiste de présenter Marie-George Buffet ‹ bien
qu¹elle ne fasse consensus ni au sein des collectifs, ni entre les
organisations, et sans attendre les résultats de la nouvelle consultation
des collectifs ‹ marque une rupture avec la perspective d¹un candidat commun
de la gauche antilibérale à l¹élection présidentielle. Malgré l¹aspiration
unitaire de milliers de militants communistes, notre rassemblement est
ébranlé. De son côté, la majorité de la LCR, toute à son affirmation
identitaire, avait porté le premier coup à cette construction, en se mettant
à l¹écart du processus dès le mois de septembre, puis en présentant Olivier
Besancenot.
L¹évolution unitaire positive du PCF ces dernières années montre ses limites
avec cette incapacité de comprendre que notre rassemblement pluraliste ne
pouvait s¹incarner dans la candidature de la principale dirigeante d¹une de
ses composantes. Malgré des déclarations contraires, force est de constater
que le vieux schéma du " rassemblement autour du Parti " a la vie dure,
alors même que les combats émancipateurs dans le monde se font aujourd¹hui à
partir de nouvelles références et de nouvelles pratiques. Cette expérience
montre aussi l¹incapacité de la majorité de la LCR à sortir d¹une culture
minoritaire et à se hisser au niveau des exigences de la construction d¹une
alternative.
Nous sommes tristes en pensant aux millions d¹hommes et de femmes qui
souffrent des politiques néo-libérales et qui attendent une alternative
politique. Nous sommes tristes en pensant aux nombreux participants de nos
derniers meetings et à celles et ceux qui s¹étaient mobilisées pour la
victoire du Non au Traité constitutionnel européen.
Mais nous sommes aussi en colère contre ces mauvais choix qui ont conduit à
sacrifier une chance historique de battre la droite tout en faisant réussir
une alternative à gauche. Pour n¹avoir pas su choisir jusqu¹au bout la
logique du rassemblement antilibéral, le PCF risque de le payer très cher au
printemps prochain. Sa direction risque alors d¹être écartelée entre deux
options : le repli dans une marginalité identitaire ou la satellisation
autour du Parti Socialiste via des circonscriptions concédées. Avec, dans
les deux cas, une incapacité à peser sur l¹avenir politique de notre pays.
Quant à la démarche solitaire et cantonnée à la protestation, choisie par la
majorité de la LCR, elle n¹apporte aucune réponse crédible à nos concitoyens
qui attendent au plus tôt un changement de leurs conditions d¹existence.
Nous ne pouvons nous résigner à cette double impuissance.
L¹enjeu, c¹est la recomposition du paysage politique à gauche et la capacité
de la gauche de transformation à ne pas être durablement marginalisée.
Laisser le paysage politique s¹organiser dans un bipartisme sans espoir,
partagé entre un parti libéral réactionnaire et un parti social libéral,
avec l¹ombre menaçante du Front National comme réceptacle de toutes les
exaspérations sociales, serait dangereux pour l¹avenir démocratique et
l¹espérance sociale dans notre pays.
La tâche est ambitieuse. Nous héritons des conséquences d¹un siècle
tragique. Les guerres capitalistes et les oppressions coloniales l¹ont
ravagé. Et les diverses tentatives d¹émancipation humaine ont échoué.
L¹espérance révolutionnaire s¹est enlisée dans le cauchemar bureaucratique
et policier du stalinisme. Les expériences de transformations progressives
du capitalisme se sont achevées en capitulations social-libérales.
Dans le même temps, ces dernières décennies, de nouveaux mouvements sociaux
ont cherché à ouvrir de nouvelles voies pour l¹émancipation ‹ féminisme,
écologie, altermondialismeŠ ‹ et pour l¹affirmation des droits. Sur d¹autres
continents, notamment en Amérique latine, de nouvelles contestations du
capitalisme libéral se développent. Et depuis 1995 en France, le réveil des
luttes sociales s¹est combiné avec un rejet croissant des politiques
néo-libérales.
Nous avons la responsabilité de reconstruire l¹espoir de la transformation
sociale, environnementale et démocratique, de bâtir un projet alliant le
meilleur de la tradition du mouvement ouvrier et des combats républicains,
avec les apports des nouveaux mouvements sociaux.
Nous avons d¹ores et déjà réalisé de grandes avancées. Partant d¹histoires
et de cultures politiques très diverses, nous avons travaillé ensemble,
appris à nous connaître, et réussi à élaborer un socle politique commun
ambitieux, tant sur les questions de stratégie que de programme.
Nous devons répondre à l¹attente suscitée par la victoire du 29 mai et ne
pas laisser se disperser les forces qui s¹étaient rassemblées dans la
campagne du référendum. Nous ne tirons un trait sur personne, sur aucune
tradition historique, sur aucune sensibilité politique. Mais nous sommes
persuadés qu¹il faut résolument faire du neuf à gauche.
Nous sommes déterminés à poursuivre dans la voie d¹une nouvelle perspective
de transformation et à faire vivre l¹unité nécessaire pour la porter. Les
bases existent avec les réflexions et actions menées en commun depuis deux
ans. Nous avons au fil des mois tissé des liens de travail et de lutte. Nous
ne sommes pas au bout du chemin, mais ce qui est déjà engrangé est
prometteur. Ensemble, nous avons la possibilité de faire vivre une autre
voie à gauche.
Le 22 décembre 2006
Claude DEBONS (ancien responsable syndical) - Raoul Marc JENNAR militant
altermondialiste) - Yves SALESSE (responsable associatif) ; participants de
la démarche pour des candidatures communes de la gauche antilibérale aux
élections présidentielle et législatives.
20 décembre 2006
COLLECTIF NATIONAL 19 DECEMBRE
Compte rendu de la réunion du Collectif national d’initiative du 19 décembre par la délégation du PCF
Le Collectif national a d’abord été informé des conclusions de la réunion des organisations et sensibilités politiques qui s’était tenue le lundi matin. Cette réunion n’a débouché sur aucun consensus, sur aucune des options mises en débat pour débloquer la situation. Lors de cette réunion, puisque le nom de Francis Wurtz était évoqué, la délégation du PCF a demandé aux différentes composantes si elles pouvaient conclure un accord politique pour une candidature commune sur cette proposition. Il lui a été répondu, par certains, que ce n’était pas possible et, par d’autres, que cela permettrait de « rouvrir le débat ».
La même idée était portée par un communiqué commun de plusieurs composantes politiques (Convergence citoyenne, courant unitaire de la LCR, Gauche républicaine, MARS) rendu public le lundi après-midi : « La plupart d’entre nous ont souligné qu’une telle proposition (Francis Wurtz) serait de nature à rouvrir la discussion au sein du Collectif national d’initiative… Il y a là une option nouvelle qui pourrait être soumise au débat. »
Dès le début de la réunion du Collectif national, nous avons donc fait état des décisions du Conseil national : le PCF veut tout faire pour parvenir à un accord politique incluant la candidature à l’élection présidentielle. Nous considérons que la recherche d’un tel accord doit pouvoir se faire à partir de la proposition la plus partagée par les collectifs locaux : celle de Marie-George Buffet. Mais s’il apparaissait qu’une proposition nouvelle permettait de conclure un accord, il faudrait la soumettre aux collectifs et aux communistes, consultés mercredi.
Nous avons donc demandé à chacun de préciser clairement sa position : est-ce qu’un accord politique peut se conclure sur le nom de Francis Wurtz ?
Il s’est ensuivi une discussion parfois confuse d’où il ressort les faits suivants :
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La Gauche républicaine et le MARS ont répondu oui.
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Les Alternatifs ont indiqué qu’ils n’avaient pas de mandat pour répondre. Un de leurs représentants, Jean-Jacques Boislaroussie, a indiqué qu’il serait pour ; un autre, Roland Mérieux, contre.
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Convergence citoyenne et le courant unitaire de la LCR ont indiqué que la question était posée au PCF : fait-il ou non cette proposition ? Pour eux, ce n’est qu’à partir du moment où le PCF déciderait de proposer officiellement une autre hypothèse que Marie-George Buffet (ce qui impliquerait pour Convergence un retrait de cette candidature) que le débat pourrait se rouvrir. Cela permettrait de mettre en discussion la candidature de Francis Wurtz avec celles de Clémentine Autain, d’Yves Salesse et de Claude Debons.
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Alter Ekolo, les Objecteurs de croissance et PRS ont indiqué qu’ils ne pourraient pas accepter la candidature de Francis Wurtz.
Par ailleurs, Yves Salesse a proposé que le Collectif national soumette aux collectifs locaux une liste de noms qui ne suscitent aucune opposition d’aucune composante en demandant qu’on vérifie s’il en est ainsi pour Clémentine Autain, Claude Debons, lui-même et, éventuellement, Francis Wurtz.
Nous avons donc constaté, à trois reprises, en reprenant les réponses des uns et des autres, que l’hypothèse d’une candidature de Francis Wurtz n’ouvre pas la possibilité d’un accord politique sur une candidature commune. Nous avons répété que, si c’était le cas, le Conseil national serait immédiatement saisi de cette perspective et d’une modification éventuelle de la question posée aux communistes ce mercredi. Mais la discussion du Collectif national n’a pas apporté d’éléments pouvant modifier ce constat.
Une participante a demandé à chaque composante autre que le PCF de répondre clairement, par oui ou par non, si la proposition de Francis Wurtz aurait leur accord – sans succès. La possibilité même de rouvrir le débat avec cette hypothèse a été contestée. Eric Coquerel a proposé de mettre aux voix une motion en ce sens : plusieurs intervenants ont indiqué qu’il était impossible de rouvrir le débat dans les collectifs locaux avec cette proposition tant que celle-ci ne serait pas faite officiellement par le PCF. Les Alternatifs ont constaté qu’il n’y avait pas en l’état une majorité de composantes pour rouvrir le débat autour de cette proposition.
Dans la nuit, Clémentine Autain (absente hier soir), Patrick Braouezec, Claude Debons et Yves Salesse ont publié un texte qui tire « des débats de la réunion du Collectif national » la conclusion que « la candidature de Francis Wurtz constitue un compromis qui pourrait faire consensus » et soumet cette proposition aux collectifs locaux. On peut bien sûr jouer sur les mots et le conditionnel : « pourrait faire consensus »… Mais tout le monde comprend, à la lecture de ce texte, que la proposition de Francis Wurtz serait porteuse d’un accord permettant de déboucher sur une candidature commune. Ce n’est pas ce qui ressort des débats du Collectif national et des prises de position de ses différentes composantes qui, pour six sur huit d’entre elles, n’ont pas répondu que cette proposition leur permettait de conclure cet accord.
À un moment de la discussion, Claude Debons a déclaré que la difficulté provenait en fait de conceptions différentes du rassemblement et de son avenir. Pour lui, la « situation mondiale » conduit à ce que le communisme ne peut plus prétendre être l’élément moteur du mouvement de transformation. Une recomposition d’ensemble est indispensable. Plusieurs participants ont fait part de leur accord avec cette conception, certains appelant au « dépassement » des « appareils ». PRS a indiqué que c’est précisément cette question d’une nouvelle construction politique à gauche, du type du Linkspartei, à laquelle est liée la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qui les conduit, puisque cette proposition ne fait pas consensus, à ne plus participer au rassemblement.
Nous avons, très brièvement, indiqué que le projet du PCF n’est pas ou n’est plus de « diriger » les forces populaires. Surtout, puisque apparemment c’est sur la perspective d’une « recomposition » à gauche et de son rapport avec le PCF que « bute » la candidature de Marie-George Buffet, nous avons regretté cette question n’ait jamais été évoquée pour telle auparavant – et notamment pas dans les décisions qui fondent le projet d’une gauche antilibérale : ni dans l’appel initial, ni dans le texte « Ambition-stratégie-candidatures » du 10 septembre..
En conclusion, nous avons demandé que soit examiné comment préserver ce que nous construisons ensemble si un accord politique pour l’élection présidentielle n’était pas trouvé.
Patrice Cohen-Séat
Brigitte Dionnet
Jean-François Gau
Elisabeth Gauthier
17 décembre 2006
POURQUOI MGB plus qu'un ou une autre
Par qui sera désigné le candidat représentatif : par toute la gauche ?
NON : il ne sera jamais représentatif ....
Ci-dessous, la déclaration de la Gauche Républicaine.
Pour le bureau girondin,
à+, Michel Dubertrand
Le 15 Décembre 2006,
Communiqué de presse
Elargir nôtre rassemblement
Le
Conseil National du Parti Communiste Français se réunit vendredi 15
décembre. Les décisions qu’il adoptera auront une importance historique
pour l’ensemble de la gauche.
Car
c’est le PCF qui peut créer les conditions pour que la gauche
anti-libérale sorte par le haut de la situation de blocage que nous
connaissons aujourd’hui. Mais c’est toute la gauche anti-libérale qui
doit se porter à la hauteur des enjeux de 2007, et répondre à la
volonté de changement politique et social exprimée par une majorité de
Français. Elle y parviendra si chaque sensibilité a pour ambition
première de privilégier le combat commun et ne néglige aucun effort
pour élargir nôtre rassemblement.
L’Altermondialiste José BOVE et l’ancien Ministre socialiste Jean Luc
MELENCHON doivent y prendre toute leur place ,au premier rang .Olivier
BESANCENOT et la majorité de la LCR peuvent nous rejoindre s’ils le
souhaitent.
Pour
sortir de l’impasse, la proposition de candidature collective énoncée
par Marie-George Buffet doit être examinée avec plus d’intérêt qu’elle
ne l’a été jusqu’à présent. Car elle peut nous offrir une solution, à
condition de la situer par rapport à notre projet commun, qui a fort
heureusement déjà fait l’objet d’un consensus.
Ce
projet, quel est-il ? Nous voulons fonder une Sixième République,
démocratique, citoyenne et sociale. Sur le plan institutionnel, c’est
l’Assemblée Nationale qui sera le centre de gravité du pouvoir, le
Président de la République se voyant priver des prérogatives qui en
font actuellement un « monarque républicain ». Notre candidat
présidentiel, s’il est élu, sera donc d’abord un « passeur », le
truchement démocratique permettant d’aller de la Vème à la VIème
République. Il lui reviendra par la suite de veiller au bon
fonctionnement des pouvoirs publics pour faciliter l’épanouissement de
la
démocratie et de la citoyenneté. Cette ambition dessine le profil de
celui qui nous représentera à l’élection présidentielle. Pour rester
cohérent, si nous nous battons pour gagner, nous ne saurions également
l’investir aux élections législatives.
Celles-ci
seront logiquement déterminantes quant à l’orientation politique
générale et à la composition du prochain Gouvernement, même si le
calendrier électoral place la présidentielle en premier lieu. Nous
ne devons évidemment pas considérer les législatives et la
présidentielle comme deux élections séparées, mais au contraire comme
un tout dont les circonstances – dictées par l’adversaire – ont imposé
l’ordre temporel.
Mais
c’est justement parce qu’il s’agit d’une seule et même bataille
électorale qu’une candidature collective est non seulement justifiée,
mais encore nécessaire. Affirmons-le sans détour : en raison du poids
militant et électoral du Parti Communiste, du nombre de ses
parlementaires, il est légitime que Marie-George Buffet soit la « tête
de liste » pour les élections législatives. Elle sera donc un maillon
déterminant d’une candidature collective portée par toutes les
composantes de notre Rassemblement.
Quant
à la candidature présidentielle, elle est, elle aussi, une autre pièce
importante de cette candidature collective. Doit être investie une
personnalité au parcours emblématique, et qui acceptera d’être notre
candidat pour prétendre assumer le rôle nouveau que nous entendons
confier au Président de la République.
Tout est encore possible. Que la gauche anti-libérale agisse en conformité avec ses principes, et ensemble nous ouvrirons la voie vers une France sociale et citoyenne !
Pierre CARASSUS
Secrétaire Général de la Gauche Républicaine
44 Rue Coriolis 75012 PARIS Tel : 01 60 68 07
77
Site internet : http://www.lagaucherepublicaine.org/
MAIS OU EST L'UNION ?
Que d'ambitions d'élus, de militants mais que devient l'union. Il aurait mieux valu que les débats se déroulent en dehors des partis politiques ou des collectifs non collectifs ou non représentatifs. Le candidat aurait du sugir de l'ensemble des citoyens de la gauche et non individuellement des militants d'un parti ou collectif.
Ainsi aurait pu être désigné un simple citoyen représentatif élu par les militants, sympathisants et non sympathisants de toute la gauche (PS et non encartés inclus)....
Qui veut bien prendre le risque. La démocratie ce n'est pas seulement le droit de voter mais le droit de choisir un candidat qui ne soit pas investit par son parti ....
Jean-Robert Bos
Réagissez jr.bos@wanadoo.fr
Pierre NICOLAS (26400 DIVAJEU ) militant PCF /CREST
En quoi le faux dilemme (à destination des camarades PCF) suivant pose de sérieuses questions ?
A) "Je choisis
la proposition de candidature de Marie-George Buffet, choix le plus
partagé des collectifs locaux pour porter le rassemblement anti-libéral
à la présidentielle"
B) "Je choisis
le retrait de Marie-George Buffet et la recherche d'une autre
candidature de rassemblement anti-libéral à l'élection présidentielle"
D'abord , j'ai du mal à comprendre pourquoi ces deux options me sont posées
Ayant déjà voté (dans mon Parti) pour que MGB soit une simple candidate parmi les autres candidat(e)s,( je ne l'ai pas imposée aux collectifs)
j'ai enregistré les 9 et 10 déc que si elle était la favorite de bien
des collectifs , elle ne faisait pourtant pas consensus .
Dans une primaire , son 61,31% ne laisse aucun doute sur le choix des "impliqués dans les collectifs" .
Mais comme nous sommes dés le départ dans une procédure "consensus" , il nous faut bien enregistrer qu'elle n'est pas symbole consensuel.
Donc simple candidate parmi les candidat(e)s et si elle a bien enregistré ce fait , c'est à elle seule de décider "évidemment" son retrait.
et si nous avions réellement du respect pour le choix des uns et des autres , nous devrions conclure que sa position "favorite mais "non consensuelle" fait qu'elle est malheureusement hors course pour être LA candidate des antilibéraux .
Les Propositions A et B sont donc obsolètes
Car Choisir la proposition A) est un coup de force qui ne tient pas
compte de la procédure "consensuelle" ... elle ne pourra pas être rassembleuse contre ou sans une partie des antilibéraux .
et choisir la B est bien l' aveu que des camarades PCF estiment que
MGB est d'abord LEUR représentante de Parti , mais qu'elle doit se
retirer si le Parti le décide majoritairement . ...
et c'est bien ce lien maintenu entre "MGB candidate mais "à ce jour" toujours secrétaire PCF de notre Parti " qui l'a grillée aux yeux de ceux /celles qui ne veulent pas d'un(e) candidat(e) de Parti.
D'où questions
1) Les Salesse- Bové - Autain etc sont ils eux aussi à la merci de
Partis ou d'Organisations ? leur faut il un feu vert institutionnel
pour se maintenir ou se retirer ?
2) Pourquoi les 2 propositions A) et B) sont elles posées aux camarades PCF quand l'huma et MGB renvoient d'abord la résolution du probléme (issu des 9/10 déc) aux seuls collectifs ?
Si ce sont ces derniers qui aux yeux de MGB ont la solution , pourquoi devons nous ( hors collectif ) choisir entre A) et B)
(j'ai
déjà exposé dans un précédent courriel cette ambiguité où finalement
les camarades PCF sont invité à voter 2 fois ,une fois quand ils
sont en collectif et une autre fois dans le cadre de leur Parti :
c'est aberrant : D'un côté
ils sont invités à être consensuels avec tous les antilibéraux ,
et dans le Parti , on ne tiendrait compte d'eux que s'ils sont
majoritaires )
3) Imaginons que la proposition A soit majoritaire ( ce qui veut dire
que les camarades PCF qui ont choisi dans leur collectif de voter
pour Salesse ou Clémentine ou Braouzec ou ...... sont
minoritaires ) , que va décider le Parti ?
- Ne tenir compte que des majoritaires ( comme dans une primaire )
ou enregistrer aussi qu'il n'y a pas consensus dans le parti ?
4) Imaginons que la proposition B) soit majoritaire ? le parti va-t-il une nouvelle fois tomber dans le piége de proposer aussitôt son propre et autre candidat communiste ?
Finalement quand tout se bloque , faut imaginer autre chose : il devrait y avoir une 3 iem proposition
c)
Tenant compte de l'absence de consensus actuelle , je mandate les Porte
parole des collectifs antilibéraux pour qu'ils trouvent "entre eux" un(e) consensuel(le) , élu(e) unitairement et unanimement (et si c'est neccessaire hors du groupe des postulants actuels)
Avantage de cette solution ? A eux de se débrouiller ! et nous passerions enfin à la promotion de nos 125 propositions
A méditer !
salut amical Pierre
13 décembre 2006
COMPTE-RENDU DE LA COMMISSION DE SYHTHESE DES DEBATS
Pour le bureau girondin
"Pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes",
Michel Dubertrand
COMPTE-RENDU DE LA COMMISSION DE SYHTHESE DES DEBATS
A l’image de ce qui est apparu dans les collectifs et qui s’est exprimé hier en séance, la commission de synthèse a acté sa volonté unanime de poursuivre le débat et de continuer à construire le consensus.
Il y a eu confirmation et développement des principes énoncés dès la première réunion du 10 septembre :
- D’abord la nécessité d’une candidature construite collectivement : dans ce sens, les architectures de campagne proposées aussi bien par Marie-Georges BUFFET dans sa lettre adressée aux collectifs, que par Christian PICQUET convergent :
. un nom choisi dans un collectif de candidats qui comprendra les actuels candidats à la candidature ainsi que les principaux représentants des diverses sensibilités,
. un collectif de porte-parole,
. un conseil de campagne pluraliste prenant appui sur les collectifs locaux et intégrant des animateurs de ceux-ci ainsi que des acteurs du mouvement social.
- De même, a été réaffirmé le caractère indissociable des présidentielles et législatives, avec des candidatures qui reflètent la richesse du rassemblement. Les différentes forces politiques présentes ont souhaité rappeler que le rôle principal tenu par le PCF dans cette démarche devait se refléter dans les candidatures aux législatives, notamment par la mobilisation de tous pour la réélection des députés communistes sortants.
Dans cette architecture, la question du nom n’a pas pu être réglée.
On connaît les trois noms soumis aux débats des collectifs locaux : Clémentine AUTAIN, Marie-george BUFFET, Yves SALESSE.
Afin de débloquer la situation, a été avancée par certains l’hypothèse d’une candidature " trait d’union " qui pourrait faire le consensus de tous.
Dans ce cadre, d’autres noms ont été avancés dans la commission de synthèse :
. René REVOL, vice-président de PRS, constatant " la paralysie qui menacerait notre démarche " a proposé la candidature de Jean-Luc MELANCHON.
. Plusieurs intervenants ont évoqué la possibilité de la candidature de Claude DEBONS.
. La majorité des sensibilités présentes a aussi énoncé le principe que le candidat-e puisse être UN-E MILITANT-E COMMUNISTE identifié avant tout pour sa place dans le mouvement social.
. Un des intervenants, représentant les objecteurs de croissance, a souhaité le retour de José BOVE en indiquant même qu’il pourrait en être d’accord mais sans plus de précision.
Aucun consensus ne s’est dégagé de la discussion. Pour l’heure, il n’y a pas de double consensus, ni sur le nom, ni sur la méthode pour le trouver.
Tenant compte de cette situation, la délégation du PCF et plusieurs délégués des collectifs locaux présents, ont estimé que le choix le plus partagé des collectifs locaux étant celui de Marie-George BUFFET, il était possible de construire un consensus sur sa candidature.
Les autres sensibilités et plusieurs délégués des collectifs locaux présents ont estimé pour leur part que la candidature de Marie-George BUFFET ne faisait consensus, ni parmi les forces politiques, ni dans les collectifs locaux, et qu’il fallait continuer à chercher une candidature pouvant faire consensus.
La piste d’une votation citoyenne fin janvier a été encore proposée par le MARS comme recours. Elle a été écartée par le plus grand nombre.
Le 10 décembre 2006 au matin.
DECLARATION DU COLLECTIF NATIONAL ELARGI
La réunion du Collectif national, élargi aux représentants des collectifs dans la commission de synthèse, propose d’adresser le rapport de cette commission aux collectifs, aux organisations et sensibilités politiques.
Elle leur demande leurs avis et propositions pour dépasser le blocage actuel et aboutir à un consensus.
Le collectif national est mandaté pour organiser cet échange qui doit avoir lieu dans un délai raisonnable et suffisamment court. Les modalités de cet échange et la façon dont il sera tranché nationalement seront discutées lors de la réunion du prochain collectif national.
Le 10 décembre 2006 à 13H00
Alternative à gauche 2007
Après les 9-10 décembre, débattre dans les collectifs locaux.
Conformément à la déclaration finale de ce week-end, le collectif national s'est réuni mardi 12 décembre pour organiser les modalités du débat au sein des collectifs locaux et entre les organisations et sensibilités politiques "qui doit avoir lieu dans un délai raisonnable et suffisamment court" et pour définir "la façon dont il sera tranché nationalement".
Sur la base de cette discussion, un texte sera élaboré mercredi 13 décembre au matin et sera adressé aux collectifs dans l'après-midi.
A partir de ce texte, les "avis et propositions" des
collectifs et organisations pourront s'exprimer.
Le 13 décembre à 00h07
25 novembre 2006
ILS VEULENT RESSEMBLER, LA GAUCHE... (je crois que je suis encore mieux placé !)
Retransmission :
José Bové renonce à l'investiture
pour la gauche antilibérale
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PARIS
(Reuters) - José Bové annonce qu'il renonce à briguer l'investiture à la
candidature de la gauche unitaire antilibérale pour la présidentielle de 2007
en raison notamment de la concurrence de Marie-George
Buffet.
La
secrétaire nationale du Parti communiste a été désignée par son parti pour porter
les couleurs du Rassemblement de la gauche unie, mais sa candidature a été
fraîchement accueillie par plusieurs prétendants dont José Bové, hostile à un
candidat issu d'un parti politique.
L'ex-leader
de la Confédération paysanne, qui avait offert il y a six mois sa
disponibilité, n'a toutefois pas définitivement fermé la porte.
Sur
France-Info, il a réclamé vendredi en échange de son retour le retrait de la
candidature de la secrétaire nationale du PCF mais aussi un engagement
d'Olivier Besancenot, le candidat de la LCR à la course à l'Elysée, qu'il
rejoindrait le rassemblement mais renoncerait à y briguer un mandat.
"Un
responsable politique ne peut pas incarner l'ensemble de l'arc. Pourquoi est-ce
que les militants de la LCR voteraient pour quelqu'un du Parti communiste ou
vice et versa ou des Verts ou des socialistes
?", a justifié José Bové.
"Si
les choses ne changent pas je n'appellerai pas à voter pour ceux qui ont été
responsables du désespoir", a-t-il menacé, dénonçant "un collectif
unitaire au rabais" ou encore "une machine à perdre".
"Je
n'ai pas envie de cautionner des pseudos collectifs qui seraient simplement un
nouveau cache-sexe pour le parti communiste", a-t-il dit.
Dans
un courrier adressé vendredi aux collectifs et dont Reuters a obtenu une copie,
José Bové explique qu'il "n'entend pas, (...) continuer de servir d'alibi
unitaire".
"On
est dans une impasse", a dit à Reuters Jean-Robert Velvet, membre du
collectif national et de la Fondation Copernic.
20 novembre 2006
ELECTIONS
La gauche antilibérale se voit au 2e tour de la présidentielle
José Bové, Marie-George Buffet et Clémentine Autain ont pronostiqué la présence de la gauche antilibérale au second tour de l'élection présidentielle, vendredi soir lors d'un meeting à Montpellier, en présence du sénateur PS Jean-Luc Mélenchon.
"Nous sommes 4.000 personnes ce soir et la campagne n'a pas commencé, la dynamique que nous avons lancée, personne n'y croyait, mais on est en train de gagner ce pari", a souligné le leader altermondialiste José Bové, qui aspire, comme Mme Buffet, secrétaire nationale du PCF, à porter les couleurs d'une gauche antilibérale unitaire en 2007.
"On n'est pas contraint de perdre, on a décidé de passer de la résistance au pouvoir", a ajouté M. Bové selon lequel "la gauche sera obligée de se désister au second tour pour nous".
"Nous pouvons être majoritaires, nous pouvons le faire, se fixer l'objectif d'une nouvelle majorité de gauche", a dit de son côté Marie-George Buffet. "Les 22.000 ouvriers menacés de licenciement ne peuvent pas attendre, on a besoin de la régularisation des sans-papiers, d'un service public de l'habitat et du logement", a poursuivi Mme Buffet.
Clémentine Autain, adjointe (app. PCF) au maire de Paris chargée de la jeunesse, a égratigné la "blairisation" des socialistes tandis que le maire PC de Saint-Denis, Patrick Braouzec, a estimé que le collectif "a la responsabilité de réussir" et sera peut-être "la seule vraie surprise du scrutin".
Après avoir souligné "sa position assez singulière", le sénateur PS de l'Essonne et partisan de Laurent Fabius Jean-Luc Mélenchon, a "souhaité le succès de cette démarche et qu'elle aboutisse à une candidature unique" car il serait, selon lui, "inenvisageable de croire qu'à lui seul, le parti (socialiste) pourrait avoir la majorité". "Si vous vous laissez transformer en poussière additionnelle, vous aurez réglé la sortie par laquelle vous passerez ensuite", a-t-il averti à l'adresse des responsables du collectif antilibéral. "Il n'y a pas de contradiction à vouloir cette candidature commune et à vouloir l'unité de toute la gauche", a lancé M. Mélenchon, en concluant: "Nous sommes capables de réinventer la gauche".
18 juin 2006
MEETING collectif unitaire pour des candidatures communes
Le collectif unitaire pour des candidatures communes aux élections de 2007 et 2008 organise un meeting le 27 juin à Cenon Palmer dans le gymnase du Parc Palmer à partir de 20 h avec la participation de :
Francine Bavay – (Les Verts) - Marie Georges Buffet – (PCF) - José Bové - Eric Coquerel – (MARS) - Christian Piquet – (LCR) - Francois Revol – (PRS) - Yves Salesse – (Copernic).
le tract en cliquant sur le lien ci-dessous
De_la_privatisation_de_Gaz_de_France__en_passant_par_la_suppres1.pdf
